‹ L'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 102 sur 300 · REPRODUCTION PAR SPORES · texte numérisé non relu

REPRODUCTION PAR SPORES

La question de la transmission des caractères dans la reproduction par spores se complique seulement par le fait que l’élément reproducteur est unicellulaire et incapable d’accroissement comme membre de la plante. Si l’on considère la spore comme un bourgeon unicellulaire, qui ne peut se développer qu’après s’être séparé de l’organisme, on retombera, à peu de choses près, dans le cas précédent. Les spores transmettent avec la même fidélité absolue que les bourgeons les caractères de race et même les caractères locaux de la région qui les porte b

Ce n’est pas à dire que la multiplication par division ou par bourgeonnement exclut la variation. Weismann (92 j) fa cru un moment, mais il a abandonné cette opinion. L’individu varie pendant sa croissance sous l’influence de causes générales que nous n’avons pas à examiner ici, en sorte qu’au moment de se multiplier, par division ou bourgeonnement, ou de se reproduire par spores, il se trouve plus ou moins différent de ce qu’il était au moment de sa formation. Il engendre alors des produits identiques à lui-même, qui continuent ou non à varier, peu importe. Mais le fait à retenir ici, c’est que la variation ne se produit pas, comme nous allons voir que cela a lieu dans l’amphimixie, brusquement par la reproduction. Elle se produit dans l’intervalle des générations et non par elles, en sorte que la variation continue et l’hérédité presque absolue des caractères ne se gênent pas réciproquement 1 2.

Il n’est pas impossible non plus que des faits d’atavisme, de ressemblance individuelle avec des ancêtres plus ou moins éloignés se produisent ici, mais je ne sache pas qu’il ait été rien publié dans ce sens.

1 Kencely-Bridgman (62) a trouvé sur des fougères certaines anomalies locales de la nervation des feuilles, et il a constaté que les spores nées en ces points donnaient naissance à des plantes dotées de la même anomalie, tandis que les

spores d’une région normale, toute voisine sur la même feuille, donnaient des plantes à nervation régulière.

2 La génération alternante n’empêche pas cette hérédité. Dans une fougère, par exemple, la spore provient de la plante feuilléeet engendre un prothalle; mais, si l’on considère le cycle évolutif complet, de la spore à la spore, on verra que celleci développe la même série de parties végétatives que la spore de la génération précédente.

HÉRÉDITÉ DANS LAMPHIMIXIE.

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