HÉRÉDITÉ DANS LA PARTHÉNOGÉNÈSE
Au point de vue physiologique, l’œuf parthénogénétique est assimilable à une spore et se comporte de la même manière sous le rapport de l'hérédité. Nous avons ici la même ressemblance identique, en dépit de l’alternance des générations, dans la totalité du cycle évolutif, la même liberté de variation dans l’intervalle de la reproduction, la même possibilité de ressemblances ataviques avec les ancêtres (ici mâles ou femelles) de la lignée maternelle. Dans ce dernier cas, un problème nouveau surgit, mais c'est le même que dans le cas de l’amphimixie, que nous allons étudier. Le fait que certains œufs parthénogénétiques, comme ceux des pucerons, peuvent donner soit des mâles, soit des femelles, semble en opposition avec l’idée que l’hérédité parthénogénétique est aussi stricte que celle de la génération asexuelie. Mais il n’en est rien, car nous avons vu (p. 210) que le sexe n’est pas héréditaire et que, sauf rare exception, la détermination du sexe dépend des conditions ambiantes ou des conditions secondaires d’âge relatif ou de nutrition des produits sexuels (*).