XV. THÉORIES SUR LES HYBRIDES DE GREFFE
Strasburger (84) explique le Cytisns Adami par une sorte de conjugaison de cellules asexuelles. Au point où les tissus des deux sujets sont soudés, des cellules cambiales, appartenant l’une à l’un, l’autre à l’autre, s’ouvriraient l’une dans l’autre par résorption de la paroi intermédiaire et uniraient leurs plasmas ; un bourgeon adventif se formerait en ce point avec participation de ces cellules mixtes et de cellules non conjuguées appartenant aux sujets. Il se pourrait que des cellules légèrement blessées pendant l’opération s’ouvrissent les unes dans les autres et mélangeassent leurs protoplasmas. Weismann (92) adopte cette explication et fait remarquer que l’on pourra vérifier si elle est vraie en comptant le nombre des chromosomes dans les trois formes. Celui du C. Adami doit être la somme de ceux des deux espèces parentes, car il y a eu dàns la cellule originelle une fusion de deux cellules, comme dans la fécondation, mais sans division réductrice préalable.
Haacke (93) croit qu’une élimination des chromosomes adù, cependant, avoir lieu quand les cellules se sont ouvertes, avant de se souder, et il explique [?] les caractères du C. Adayni par un grand relâchement des gemmaires à la suite de cette fusion. Nous verrons en exposant et critiquant la théorie générale de cet auteur ce que cela signifie et ce qu’il en faut penser.
(’) Les Xénies sont aujourd’hui complètement expliquées par la fécondation de l'albumen par le second spermatozoïde du boyau pollinique.