‹ L'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 187 sur 300 · THÉORIE HE MANIA · texte numérisé non relu

THÉORIE HE MANIA

tion de la molécule, le mouvement revêt une forme vibratoire dont les modes divers dépendent, ici aussi, du poids des parties intégrantes et de leur arrangement. Le protoplasma est une substance homogène, ses propriétés diverses ne sont que les manifestations variées du mode particulier du mouvement vibratoire qu’il possède. Dans les cellules, les diverses différenciations, noyau, centrosomes, bâtonnets, réticulum protoplasmique produit par les alvéoles de Bütschli, n’ont aucune signification spéciale, aucune partie surtout n’est exclusivement facteur de l’hérédité. Tout cela n’est qu’un arrangement, un dispositif physico-chimique n'ayant de valeur que dans son ensemble. Ces dispositions ne sont que la condition du mode particulier de mouvement vibratoire qui caractérise la cellule en question et détermine ses propriétés.

Le processus embryogénique n’est aussi qu'un effet des forces protoplasmiques agissant suivant un certain rythme. La cellule œuf est un protozoaire, c’est-à-dire un organisme extrêmement simple. Elle est à l’état de repos. Le spermatozoïde ne diffère en rien au fond de l’œuf, mais il est à l’état d’activité. Par la réunion des deux, les forces évolutives sont mises en branle. C’est d’abord la force protoplasmique qui entre en action et produit la segmentation de l’œuf; elle aboutit à une morula dont toutes les cellules sont parfaitement équivalentes entre elles. Elles se différencieront plus tard en vertu de la loi de transformation de V énergie qui est une loi générale et ne peut perdre ses droits.

Mais auparavant, au fur et à mesure que la force protoplasmique se manifeste par la segmentation, elle détermine l'intervention d’une force antagoniste de sens contraire, Y hérédité, qui finit par devenir la plus forte et annihile momentanément l’autre. Sous son influence, la division s’arrête et les cellules prennent les dispositions en feuillets concentriques. D’ailleurs la force antagoniste héréditaire est, elle aussi, un mouvement vibratoire et réside, comme l’autre, dans les mêmes éléments protoplasmiques. Quand les cellules de la morula ont pris, par la constitution des feuillets, des positions différentes, elles se trouvent exposées à des conditions mécaniques différentes et c’est par suite de cela que se produit leur différenciation.

Les différences qui s’observent dans le développement des êtres et qui aboutissent à des degrés si différents de perfection, depuis la rnonère jusqu’à l’homme, sont dues uniquement aux différences du poids spécifique, aux degrés de condensafion, etc., de leurs protoplasmas et aux différences de mouvements vibratoires qui en sont la conséquence, et ces diffé-

LES THÉORIES GÉNÉRALES

rences pourraient être produites par l’intervention de causes ambiantes.

L’ infection de la mère par un premier accouplement s’explique par une modification dans la modalité fonctionnelle des organes génitaux maternels sous l’action du sperme, à la manière dont un organisme est modifié par des microbes ou même par les toxines sécrétées par eux.

Quant aux théories de Lamark et de Darwin, elles reposent sur une fausse conception des rapports vrais des êtres dans la nature. La sélection ne peut pas plus modifier une race en la perfectionnant que l’atavisme ne peut la faire reculer vers un état moins avancé.

[ L’auteur, comme on le voit, s’imagine que l’on peut, à notre époque, se contenter d’une vague conception mécanico-métaphysique pour l’explication des phénomènes de la vie et de l’hérédité. On a vu , à propos de la critique du système de Hackel, ce que nous pensons de ce genre d’explication. Cela nous dispense d’entrer dans la discussion des affirmations sans preuves qui constituent presque entièrement la théorie de P. Mantia. Au surplus, nous avouons franchement n’avoir pas toujours réussi à bien pénétrer ses idées].

B. SYSTÈME DES PARTICULES D’ESPÈCES DIFFÉRENTES SE DÉTRUISANT APRÈS LA MORT

Les systèmes dont nous abordons maintenant l’examen attribuent au protaplasma une constitution beaucoup moins uniforme. Ils présentent cette substance comme formée de particules d’espèces nombreuses et variées ayant, sinon individuellement, du moins par groupes, des fonctions distinctes. Aucune ne résume en elle l’organisme entier, la vie n’est plus un total d’actions élémentaires égales, mais le produit d’actions très diverses, combinées de mille façons.

Les théories appartenant à cette importante classe se divisent en deux grandes catégories qui comptent l’une et l’autre des partisans nombreux et également autorisés. Dans l’une, les particules sont représentatives des parties ou des caractères et propriétés de l’organisme, dans l’autre elles ne représentent rien de tel.

THEORIE DE HANSTEIN.

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