IL FOL
Théorie des granulations électriques.
H. Fol imagine que les granulations du protoplasma sont de petits
semblent formés par la fusion de deux caractères des parents. Ainsi dans un raisin issu du croisement de deux autres espèces, il a constaté une substance colorante qui, par le nombre de ses atomes de chaque sorte, est la moyenne arithmétique entre les matières colorantes de
deux parents, et qui cependant constitue une substance chimique aussi nettement définie que les matières colorantes de ceux-ci. Toutes ces matières colorantes sont formées d’acide protocatéchique C7 H6 O7 uni à des radicaux divers, acétyle, butyrile, propionyle, crotonyle, etc. (*).
(*) Il a, ultérieurement, tiré de cette idée toute une théorie générale très intéressante (01 : VI, chap. XVI).
LES THÉORIES GÉNÉRALES
appareils électriques comparables à des piles associées en tension de manière à développer une force électromotrice considérable sans pouvoir se manifester cependant à l’extérieur par des effets bien étendus en raison de la faible quantité que peuvent fournir des éléments d’aussi faible surface. Mais ces dégagements électriques si localisés ont toutes les qualités nécessaires pour engendrer les propriétés intimes de la cellule1.
1 L'auteur expose son idée si brièvement que bon peut sans inconvénient citer, sans rien omettre, tout ce qu’il en dit. & Si nous supposons une pile électrique dont chaque élément soit de la grosseur d’un de ces granules que le microscope dévoile au sein du sarcode, sous forme de petits points grisâtres, la quantité totale d’électricité produite dans une pile de quelques millions de ces éléments réunis en tension pourra être considérable sans qu'il se dégage aux extrémités de la pile une quantité d’électricité bien appréciable à l’aide de nos galvanomètres (*). Néanmoins, suivant la manière dont cette force se répartit à la surface de chaque granulation, un mouvement imprimé à la première particule d'une série, pourra se propager de l’une à l’autre et produire un déplacement mécanique considérable.
« On remarquera que cette hypothèse, que je ne fais qu’esquisser à grands traits, est capable d’expliquer la lenteur relative de la propagation des sensations et des volitions le long d’un nerf, le mécanisme de la contraction musculaire et de tous les mouvements du protoplasme. Elle explique en même temps la relation bien connue de ces phénomènes avec les phénomènes électriques grossiers que nous produisons dans nos appareils.
« Enfin son avantage le plus grand est de nous permettre de tenter d’expliquer tous ces mouvements si curieux du sarcode en les faisant tous rentrer dans la même catégorie.
« L’expiication des phénomènes de la
reproduction et de l’hérédité à l’aide de petites portions de protoplasme devra alors être cherchée dans la composition chimique particulière et les forces physiques qui résultent du mélange de ces particules. Par composition chimique nous devons entendre quelque chose de plus complexe que tout ce que la chimie organique connaît de plus compliqué, et par forces physiques nous devons entendre des dégagements plus petits et plus localisés que ce que les physiciens ont jamais étudié. Pour se rendre compte de l’hérédité et surtout du développement identique de générations successives, l’on devra tenir grand compte de la composition spécifique du protoplasma de chaque espèce animale. L’on ne devra pas perdre de vue l’influence du milieu sur le développement des organes et des groupes de cellules. Ainsi, dans un embryon, les liquides nourriciers, les gaz, les substances excrétoires ne sont pas répartis de la même manière dans toute l’étendue du corps ni même dans toute l’étendue d’un organe. Il en doit résulter des différences dans la rapidité et le genre même de développement des diverses parties et ces différences, se retrouvant les mêmes à chaque génération successive, produisent toujours le même résultat. Nous n’avons donc pas besoin de supposer que les divisions successives de telle ou telle cellule et de sa descendance se fassent toujours d’une manière absolument identique à chaque génération successive, ni que tel organe ou telle partie d’organe provienne toujours nécessairement d’une certaine
O [On dirait aujourd’hui qu’il y aurait beaucoup de volts et très peu d’ampères}.
THÉORIE DE MÀGGI.
Cette théorie, à laquelle on a trop peu fait attention et dont beaucoup d’auteurs auraient tiré un gros volume, est certainement très ingénieuse. Mais cela ne suffit pas pour lui donner du poids. Toutes les fois que l’on met en avant une hypothèse invérifiable, il faut montrer au moins que, grâce à elle, les phénomènes jadis inexplicables deviennent clairs. Or H. Fol a seulement montré que la forme générale des forces qu’engendrerait un protoplasma constitué comme il l’imagine est analogue à la forme générale des phénomènes à expliquer. Cela est suggestif et arrête l’attention, mais évidemment ne suffit pas à créer une conviction. Il y aurait là une idée à creuser].
b) Cristallicules organiques à fonctions surtout chimiques.