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GALTON

Théorie «les stirpes.

Exposé.

Une expérience relativement simple permet de vérifier l’hypothèse principale sur laquelle repose la théorie pangénétique de Darwin.

Si vraiment les gemmules se rendent incessamment des cellules du corps aux éléments sexuels, ce ne peut être que par la voie des vaisseaux et le sang doit en contenir des quantités énormes. Dès lors, en transfusant à des individus le sang d’une race différente, on doit leur fournir des gemmules de celle-ci et communiquer ses caractères à leur descendance comme par une sorte de croisement. J’ai tenté la chose (71) sur des lapins noirs et blancs et l’expérience a montré qu’aucun caractère n’était transmissible par le sang. Donc le sang ne contient pas de Gemmules et la conception de Darwin s’écroule l.

Mais il est peut-être possible de lui rendre sa solidité perdue en lui faisant subir certaines modifications. Il suffirait, pour cela, de trouver un moyen de supprimer la circulation des gemmules sans nuire à leur fonctionnement.

Nous admettrons d’abord que les innombrables unités qui constituent le corps des êtres organisés sont représentées chacune par une sorte de particule organique tout à fait comparable aux gemmules de Darwin, mais que nous appellerons germes pour les en distinguer, et dont la propriété fondamentale est de reproduire, en se développant, l’unité correspondante, dès que les conditions le permettent.

L’ovule fécondé contient nécessairement tous les germes qui doivent former le corps. Mais il en contient, en outre, un nombre encore bien plus grand qui ne doivent pas se développer, du moins à la génération actuelle, et qui sont destinés à passer dans les cellules sexuelles de l’animal et à former plus tard la génération suivante.

Cet ensemble de germes contenus dans le plasma de l’œuf fécondé

1 [Nous avons vu plus haut (p. 576) ce celui-ci n’en a pas moins un intérêt très que Darwin répond à ce dilemme. Galton grand. Cette erreur d’interprétation a été s’est mépris sur son idée. L’expérience de l’origine de sa théorie].

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prendra le nom de stirpe h A. chaque génération, dans les germes de la stirpe, il se fait deux parts : Tune qui ne se multipliera point mais se développera pour former l’individu actuel, l’autre qui ne se développera point mais se multipliera et sefa mise en réserve pour former la stirpe de la génération suivante. Ces deux paris ne sont pas identiques. Il y a bien des germes représentatifs de toutes les parties indispensables de l’organisme dans chacune, mais leur nombre peut être très inégal; en outre, les germes des caractères aléatoires peuvent se trouver en totalité dans l’une des parts ou dans l’autre. Mais, presque toujours, dans le lot réservé, si quelque espèce de germe ne se trouve, après le triage, représentée que d’un côté seulement, c’est parce que ce lot est beaucoup plus considérable que celui qui va tout de suite entrer en évolution.

On peut concevoir les choses de la manière suivante : il y a dans la stirpe autant de sortes de germes qu’il serait nécessaire pour représenter toutes les unités de l’organisme avec un bon nombre des variétés de conformation qu’elles sont susceptibles de réaliser, en sorte que l’on pourrait, par un triage convenable, extraire de cette stirpe unique des individus très différents les uns des autres et représentant des variations individuelles très nombreuses. Eli bien, le lot qui se sépare pour évoluer tout de suite est un de ces individus; tout le reste est mis en réserve pour la génération suivante; et, à cette génération suivante, comme à toutes les autres, les choses se passeront de la même façon. Il résulte de là que les deux lots sont complémentaires l’un de l’autre. Si le partage est à peu près régulier, les caractères seront semblables chez l’individu qui va se former dès maintenant et chez celui de la génération suivante; ainsi s’explique la ressemblance héréditaire. Si, au contraire, le partage est inégal, si les germes d’une ou de plusieurs sortes passent presque tous dans l’un des deux lots, le ou les caractères correspondants seront différents chez les individus des deux générations consécutives. On conçoit qu’avec les combinaisons infinies dont ce partage est susceptible, on puisse expliquer tous les cas de ressemblance et de divergence entre les parents et le produit.

D’après cela, si un caractère est très fortementexprimé chez un individu, c’est que la grande majorité des germes représentatifs de ce caractère est passée en lui ; il n’en reste donc que très peu pour la stirpe de la génération suivante; aussi son fils aura- t-il en général ce caractère à un

1 Du latin slirpes , racine.

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degré très affaibli. Pin général, tout caractère porté à un haut degré chez un individu se trouve épuisé dans sa race pour un certain nombre de générations. Cela explique ce fait que les hommes de génie ou de grand talent ont si fréquemment des fils très médiocres, et aussi celui que les variations exceptionnelles ne se maintiennent pas et ne deviennent pas d’ordinaire l’origine d’une forme nouvelle h Cependant il y a des exceptions à cette règle : elles se présentent quand les quelques germes laissés dans la stirpe se multiplient d’une manière exceptionnellement active 1 2.

Nous venons de voir qu’il se fait dans la stirpe un premier triage. A partir de ce moment, le lot de réserve reste en repos; mais, dans le lot destiné à évoluer tout de suite, une nouvelle activité se manifeste. L’œuf, en effet, va se segmenter et les produits de la segmentation auront à suhir, jusqu’à la formation des tissus et organes définitifs, une différenciation progressive. Pour expliquer ces phénomènes, on peut admettre que les germes exercent les uns sur les autres des actions attractives et répulsives qui les ballottent de mille manières, jusqu’à ce qu’ils aient pris en fin chacun une position d’équilibre dans laquelle leurs attractions et répulsions diverses se balancent exactement. De là résulte un triage que la division de l’œuf trouve tout prêt. Chaque cellule reçoit ainsi la catégorie de germes qui lui convient et qui la poussera à se différencier dans un sens donné. Cependant, comme rien n’est absolu dans cet ordre de choses, il faut admettre que chaque partie reçoit, outre une forte majorité de germes d’espèce précise qui déterminent le sens de la différenciation, une petite quantité de germes des autres espèces qui pourront à l’occasion se multiplier 3.

1 [Non, c’est à cause de la fusion amphimixique et non pour cela].

2 Cela permet de comprendre aussi pourquoi souvent les maladies constitutionnelles sautent une génération. Un individu a la goutte : il a donc reçu dans son lot ontogénétique un grand nombre de germes de cette m aladie et n’en a laissé que très peu dans sa stirpe de réserve.

Dès lors, son bis sera indemne. Mais ces quelques germes de goutte laissés dans la stirpe s’y multiplient avec le temps, et, chez le petit-bls, ils pourront être de nouveau assez abondants pour passer en grand nombre dans le lot ontogénétique

et déterminer de nouveau la maladie.

3 [On s’attendrait à voir ici l’auteur expliquer par là la régénération. Mais il n’en fait rien].

Les jumeaux vrais, c’est-à-dire ceux qui sont renfermés dans un amnios commun et qui peuvent par suite être considérés comme issus d’un même œuf à deux aires germinatives, ont entre eux, trois fois sur quatre, une ressemblance extrême et, dans un quart des cas environ, dissemblance telle que les deux êtres sont en quelque sorte complémentaires l’un de l'autre, l’un ayant ce que l’autre n’a pas. Cela peut s’expliquer en

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Génération sexuelle. — Dans le triage des germes en deux lots, l’un actif, l’autre de réserve, il peut arriver que tous les germes d’une sorte donnée passent dans le premier. Dès lors, la descendance s’en trouvera privée absolument et irrémédiablement. Le dommage pourra n’être pas très grand tout d’abord, mais comme il y a toujours des chances pour que quelque nouvelle espèce de germes s’élimine, tandis qu’il n’y en a aucune pour qu’une espèce éliminée soit récupérée, le nombre des espèces de germes doit nécessairement diminuer d’une manière continue à mesure que le nombre des générations augmente. 11 y a là une cause lente mais fatale d’appauvrissement et de détérioration, qui doit, à la longue, aboutira la destruction. Cette cause est d’ailleurs d’autant plus active que le nombre des sortes de germes est plus grand. La génération sexuelle a pour but de porter remède à ce mal. Par elle, deux stirpes se mélangent et si, par hasard, une catégorie manque dans l’une, elle se retrouve dans l’autre. Le fait étant rare en lui-même et le nombre des sortes de germes étant énorme, la chance pour qu’une même sorte manque à la fois dans les deux conjoints est si faible que, pratiquement, elle équivaut à l’impossibilité. D’ailleurs si elle se rencontrait, elle n’aboutirait qu’à l’extinction de la descendance d’un couple, sans que cela s’étende fatalement à l’espèce entière comme dans le cas de reproduction asexuée b

La génération sexuelle aencore un autre avantage. La stirpe de l’œuf fécondé est produite par la réunion de deux stirpes. Cependant son volume est invariable dans le cours des générations. 11 faut donc qu’à un moment donné elle soit réduite de moitié. Cette suppression d’une moitié des germes doit engendrer entre eux une compétition interne dans

admettant que les jumeaux proviennent de la division d’une même stirpe. Si cette division a été très précoce, si elle a eu lieu quand les germes étaient encore uniformément répandus dans la stirpe, on comprend que les deux moitiés doivent se ressembler. Si elle a eu lieu plus tard, lorsque les germes avaient commencé à se trier suivant leurs affinités réciproques, on comprend que ceux d’une espèce étant d’un côté, ceux de l’autre, de l’autre, la séparation ait produit deux moitiés très différentes.

1 [Cette explication de l’utilité de la gé-

nération sexuelle est ordinairement attribuée à Strasburger (84), qui cependant ne l’a donnée que dix ans plus tard. 11 faut remarquer que Galton explique ici l’utilité de la génération sexuelle mais non son origine. Il ne montre pas quelles causes l’ont produite.

[L’utilité d’une disposition organique ou d’une fonction donne à la sélection naturelle le moyen de la protéger, mais encore faut-il que la fonction ou la disposition manifestent d’abord leurs avantages et pour cela il faut qu’elles existent].

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laquelle la victoire appartient aux variétés dont les énergies vitales sont les pins accentuées.

11 ne reste à trancher qu une question, niais des plus graves, celle de 1 liéi édité des caractères acquis. Remarquons d’abord que, pour quelques cas avérés, le nombre des cas contraires est si considérable qu'on peut

admettre pour la plupart des premiers l’explication de simple coïncidence1.

Cependant, pour rendre compte de certains faits, nous admettons que les variations acquises peuvent parfois, et dans une très faible mesure , être héréditaires et, dans la théorie, la chose s’expliquerait ainsi : Au moment de leur naissance, les cellules émettraient des germes produits par la prolifération de ceux qui sont en elles et qui seraient lancés dans le torrent circulatoire et charriés par lui. Si le hasard fait qu’ils soient conduits aux glandes génitales et incorporés dans la stirpe de quelque élément sexuel, ils pourront communiquer au produit né de cet élément quelque chose des caractères cor respondants.

Critique.

Il y a trois différences principales entre la théorie de Galton et celle de Darwin ; la première, c'est que les germes ne circulent pas dans l'organisme au moins d’une manière incessante comme les gemmules. Ils ne sont obligés à aucun voyage pour se rendre aux cellules; ils se partagent entre elles dans leur division avec les substances cellulaires auxquelles ils sont incorporés. La seconde, c’est que les germes ne sont pas attirés par les cellules, mais s'attirent entre eux. Les cellules sont tout à lait passives et peuvent l’être. Elles sont comme un champ dans lequel on sème un mélange de nombreuses semences. Ce qui poussera en chaque point dépend non du sol, mais de la nature des graines qui y seront tombées. La troisième, c’est que le plasma germinatif n’a pas à se constituer à nouveau dans chaque individu. 11 existe déjà dans l’œuf

1 Presque toujours, lorsque l’hérédité est bien manifeste, il arrive que la cause modificatrice a pu agir directement sur les germes de la stirpe en même temps (fue sur ceux du corps, en sorte qu’il ne reste aucune preuve de l’action directe de celui-ci sur celle-là. Par exemple, dans le cas de 1 ivrognerie, il est évident que

THÉORIES DE i/hÉRÉDITK.

les maladies nerveuses qu’elle engendre chez le produit s’expliquent beaucoup mieux par 1 action directe de l'alcool sur les produits sexuels que par une réaction de l’organisme sur ceux-ci. Le cas des cobayes de Brown-Sequard peut s’expliquer par une contagion visuelle, une imitation.

[Voy. sur ce point p. 232, note],

et n’a qu’à rester dans celles des cellules, issues de la division de cet œuf, qui deviendront les éléments sexuels.

Ces différences allègent la théorie du poids des plus graves objections qui pesaient sur celle de Darwin : l’attraction des gemmules par les cellules et le voyage des gemmules à travers l’organisme, soit pour aller de l’œuf aux cellules, soit pour aller des cellules aux éléments sexuels. Il y a là un progrès très réel, une série d’idées nouvelles que plusieurs auteurs ont adoptées sans indiquer que galton les avait émises avant eux.

Mais il reste bien des difficultés et il en naît de nouvelles que la pangénèsc de Darwin ne connaissait pas.

Galton ne dit pas quelle est l’origine des germes. Dans sa théorie, ils ne sont pas engendrés par les cellules ; ils se reproduisent exclusivement par division, en sorte que l’on ne voit pas d’où proviennent les premiers. Si ce sont les cellules qui les ont produits, pourquoi ne peuvent-elles plus en former de nouveaux?

Les propriétés assignées aux germes sont beaucoup plus compliquées que celles des gemmules, si compliquées même qu’on ne saurait les admettre ni même les concevoir. Et cela se comprend : Darwin attribuait aux cellules un pouvoir attractif spécifique pour effectuer le triage des gemmules; Galton donne les cellules comme absolument inertes, en sorte que ses germes doivent réunir en eux les propriétés des gemmules et celles des cellules du système de Darwin : ils doivent non seulement déterminer les caractères et fonctions des cellules, mais encore s’attirer et se grouper. Bien plus, ces groupements doivent être à la fois vagues et précis, grossiers et délicats.

Je m’explique.

Que l’on se représente les germes dans l’œuf immédiatement après la fécondation. Ils sont là mêlés, sans ordre. Sous l’influence de leurs attractions réciproques s’opère un premier triage pour séparer ceux de la stirpe de ceux de l’ontogénèse. Ce premier triage n’est ni précis ni délicat. C’est un triage de hasard qui doit seulement attribuer au lot ontogénétique quelques germes de toutes les sortes principales. Admettons ce triage; admettons aussi que le lot de la stirpe reste latent, bien qu’on ne voie pas du tout pourquoi il en est ainsi, puisqu'il est formé des mêmes éléments que le lot ontogénétique.

C’est ici que la difficulté commence.

Les gemmes de ce dernier lot doivent maintenant s’attirer et se distribuer avec une précision rigoureuse, pour que chacun se trouve juste

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à la place où sera le blastomère qui doit le contenir, et cependant il faut que de nombreux germes de chaque espèce restent diffusés sans ordre dans toute la masse, de manière que chaque cellule puisse en recevoir quelques-uns, outre ceux qui lui sont spécialement destinés.

Cela ne se comprend plus du tout.

Il ne saurait y avoir à la fois précision rigoureuse et indétermination absolue dans un même triage des mêmes éléments.

Si un germe a est doué de forces moléculaires telles que, sous l'influence des forces émanées de l’ensemble des autres germes, il prenne une position déterminée, il est impossible que d’autres germes identiques à lui se comportent autrement et se laissent ballotter et distribuer au hasard comme une substance inerte. Il faudrait pour cela que les forces moléculaires de tous ces germes à distribution vague fussent momentanément inhibées, prêtes à se réveiller à l’occasion. U faudrait admettre de nouvelles forces latentes comme pour les germes de la stirpe. Cela est très commode, mais c’est escamoter les difficultés que d’attribuer, selon les besoins, à des unités identiques, un état d’activité qui leur permet d’utiliser leurs forces ou un état de latence qui les annihile, sans indiquer les causes de ces différences d’état.

La conception de la stirpe présente une grande analogie avec celle de la continuité du plasma germinatif. Elle lui est même supérieure en ce qu’elle ne laisse pas ce plasma inflexiblement identique à lui-même à travers les générations. Elle lui permet des oscillations perpétuelles autour d'une composition fixe ou lentement progressive et explique ainsi très ingénieusement la variation individuelle. Mais nous avons constaté en elle un défaut sur ce point, c’est qu’elle assigne à cette variation une forme régulière qu’elle n’a pas. Elle explique mieux les différences que les ressemblances héréditaires qui sont cependant le fait principal, et tend à faire de l’opposition de caractères entre le père et le fils un fait normal, tandis qu’en réalité il est l’exception.

D’après lui, tout caractère fortement exprimé dans un individu épuise ou tout au moins affaiblit ce caractère dans la stirpe d’ou naîtront les descendants. Or, le plus souvent, on observe l’inverse et un caractère a d’autant plus de chances de se montrer chez le fils qu’il a été plus accusé chez les parents. Si sa théorie était vraie, les éleveurs n’auraient plus qu’à renverser leurs méthodes. Pour obtenir une race blanche d’une forme à poils noirs et blancs, ils devraient prendre pour reproducteurs

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les individus les plus noirs, sous le prétexte que c’est dans leur stirpe qu’il reste le plus de germes des poils blancs !

Si elle explique bien la variation de hasard, la théorie n’explique point la variation adaptative, et sous ce rapport elle est très inférieure à celle de Darwin. La variation adaptative ne s’explique vraiment bien que par l’hérédité des caractères acquis. Or Galton rend compte d’une hérédité de hasard de quelques caractères acquis, et seulement lorsque ces caractères reposent sur la formation de cellules nouvelles.

Il faut plus que cela pour l’adaptation, il faut une hérédité régulière des caractères adaptatifs acquis, aussi bien lorsque ces caractères sont dus à des modifications ou à des disparitions de cellules déjà présentes que lorsqu’ils tiennent à la formation de cellules nouvelles. Faute de cela, Galton se trouve acculé au même mur que les Néo-Darwiniens, obligés d’expliquer par la sélection des variations de hasard les merveilles de l’adaptation.

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