‹ L'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 71 sur 300 · A. LA MÉTAMORPHOSE · texte numérisé non relu

A. LA MÉTAMORPHOSE

D’ordinaire, l’ontogénèse se poursuit par une suite ininterrompue de modifications graduelles, depuis l’œuf fécondé jusqu’à un être parfait semblable à celui qui a fourni l’œuf. Mais parfois il n’en est pas ainsi. Ces modifications graduelles conduisent à une forme qui diffère totalement de celle qui a fourni l’œuf. Elle est simple, complète, et possède comme celle-ci tous les organes nécessaires à la vie et souvent à une vie libre très active; mais elle est incomplète en réalité : il lui manque des organes sexuels. Elle constitue une larve. Pendant un temps plus ou moins long, elle vit, se nourrit, grandit, mais en somme reste semblable à ellemême; elle a cessé de se modifier. Puis, brusquement, ces modifications recommencent, parfois graduelles, plus souvent précipitées : c’est une nouvelle phase de l’ontogénèse, la métamorphose , qui aboutit enfin à une forme semblable à celle qui a fourni l’œuf. L’ontogénèse se fait en deux temps, séparés par une phase larvaire asexuée.

Le type de ce mode de développement est le papillon avec la chenille. Il en existe beaucoup d’autres (*).

f) Le rôle de la phagocytose dans la métamorphose, mis en lumière par les travaux de Metciimkov et de Kovalevsky, a été beaucoup étudié : Anglas (99,00: V, 227), Bataillon (00 : V. 227), Berlese (99 : V, 227), Terre (99,00 : V, 228), etc. On s’accorde à lui attribuer aujourd’hui un rôle important dans l’hi stolyse de la larve, mais moins exclusif que ne pense Metciimkov. Quant à la cause de la métamorphose, Perez (99, 00 : V, 228) la cherche dans une crise déterminée par la maturation des organes génitaux, Bataillon (00 : V. 227) dans une asphyxie des 1 issus, Terre (99,00 : V, 228) dans une sécrétion de ferments histolysants déterminée par ladite asphyxie.

THÉORIES DE L’HÉRÉDITÉ

LES FAITS

Un caractère absolu de la métamorphose c’est que la larve se transforme en l’être parfait ou imago , et ne l’engendre pas.

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