Chapitre Ier. — L'HEREDITE
La question de Y hérédité peut être envisagée sous deux points de vue, celui de l’héritage et celui de l’héritier. Il est naturel de se demander d’abord de quoi le premier se compose avant de chercher quelle part revient au second.
La première question est celle de la transmissibilité des caractères, envisagée en elle-même et sans égard à l’application qui en sera faite dans chaque cas particulier. Tous les caractères sont-ils transmissibles? Sinon, lesquels le sont, lesquels ne le sont pas? La transmissibilité a-t-elle des degrés? Est-elle indéfinie ou limitée dans le temps, et de quelle manière ? Les caractères se transmettent-ils indépendamment les uns des autres, ou sont-ils associés de telle façon que certains d’entre eux aient une tendance à s’accompagner? etc., etc.
La seconde question est celle de la transmission des caractères, ou si l’on veut des caractères du produit par rapport aux parents. Car il s’en faut de beaucoup que tous les caractères transmissibles soient transmis. Lesquels sont certainement et habituellement transmis dans les diverses sortes de génération asexuelle ou sexuelle, dans les produits de race pure et dans ceux issus du croisement? Quelle est la part respective des deux parents et des ancêtres dans les caractères dirproduit? Celui-ci tient-il plus ou moins de celui de ses parents qui est du même sexe que lui? etc., etc.
On le voit, ces divers problèmes forment deux catégories bien distinctes qu’il faut étudier séparément (*).
(*) Comme études portant sur la question de l’hérédité dans son ensemble signalons : Rohde (95 : I, 467), Orchanskÿ (ibid. 479), Osterhout (98 : IX, 411), Querton et IIensch (ibid., 415), Harraca (ibid.).
TRANSMISSIBILITÉ DES CARACTÈRES INDIVIDUELS