‹ L'hérédité étude psychologiqueChapitre 29 sur 63 · FEMMES · texte numérisé non relu

FEMMES

Sor 1,000 et».

130 venant de la mère.

100 — du père.

26 — des deux.

On voit que ce tableau conduirait à des conclusions analogues.

Nous considérons, pour notre part, l’étude des maladies mentales comme très -utile pour la psychologie ex-

LKS LOIS.

périmentale et très-propre à résoudre bon nombre de questions ; mais nops ne voudrions pas, d^ps le cas présent, lui accorder trop de confiance.

D’abord, si l’auteur, en se fondant sur le seul fait de l’aliénation mentale, entend tirer de là une conclusion applicable à la question de l’hérédité tout entière, physique et morale, ce serait un si grand vice dp logique, qu’il suffirait de l’énoncer poqr le condamner. I| serait vraiment trop arbitraire de s’en tenir à un caractère unique. L’hérédité de la folie implique-t-e)lp cefie du système musculaire ou cellulaire, des traits, de la cogleurj des appareils de la vie organique ?

I|îais s’il n’eptend parler, comme il semble, qucdcl’)]é-: rédité mentale, le vice du raisonnement, tout çn étanj; moins grand, reste encore très-grave. L’hérédité des affections mentales n’est qu’une des formes de l’hérédité psychologique, et l’on n’a aucunement le droit de conclure d’une à toutes. Tenir de ses parents une prédisposition morbide qui amène un jour la manie, la monomanie, l’hallucination ou la démence, n’implique nullement qu’on ait hérité de toute leur constitution psychologique, de leur caractère, de leur génie, de leurs aptitudes scientifiques et artistiques, de leur mémoire, de leurs passions, de leurs sentiments : les faits prouvent le contraire. Dans un très-grand nombre de cas, d’ailleurs, la cause des maladies mentales est toute physique ; c’est une lésion soit du cerveau, soit d’un autre organe ; et rien n’autorise à dire que, parce que ces lésions sont héritées, le dynamisme mental l’est aussi dans sa totalité.

Ainsi les arguments tirés de la pathologie mentale n'ont pas la portée que Daillarger leur prête. Mais s’ils sont imppoprps à établir que l’hérédité entre les sexes de même

DES LOIS DE l’hérédité. 227

nom est plus frequente que l’hérédité croisée, jlssHffisppf du moins à montrer qu’elle est fréquente.

Nous emprunterons maintenant à l’histoire quelques exemples bien constatés <^e cette forme de i’jiéfé^

HÉRÉDITÉ pu PÈRE ^.U F|L^.

'’ÏRE et fils.

Nicomaque

Scipion (P.-.Corn.). . . .

Vespasien

Vérus (Élius). . .’ . .' .

Pépm d’Héristall

Chàries Martel .... . ’ Pépin le Bref.

Hamijcar

Seneca (Marcus)

Afteveldt (Jacques). . . .

diiise (François). !...

Nassau (Guillaume) . . .

Scaliger (J.-p.)

Cpsapbon )[1smç)

Tasso (Bernard).! ! ! . .

Sanzio (Giov.)

Bellini (Jacopo)

Téniers (David)

Mieris (F.)

Van der Velde (Guill.l. .

Racine (Jean). .!....

Mozart ( Jean-peopgçs). .

Beethoveji (Jean-Van) . .

Niebuh'r.’ . . .' . '. '.

Buckland (W.). '. . . . '.

Aristote.

Scipion (Afric. maj.).

Titus.

Vérùs (Lucien).

Charles Martel.

Pépin le Bref.

Cbaxietnagne.

IAnnibal.

Hasdru’ba).

Magoii.

( Sénèque.

I pallion.

Arteveldt (Philippe'”.

Guise (Henri). ' Nassau (Maurice).

Scaliger (Joseph)- Casaubon (Méric).

Tasso (Torquàto).

Rafaël (Sanzio).

Bellini (Giovanni).

Téniers (David). .

( Guillaumë-Mièiis.

I Jean.

Van der Velde (Gulll.).

Racine (Louis).

Mozart (Jean).

Beethoven (Louis-Van).

Niebuhr (Càrsten). ’ ' Buckland (F.)i^

LES LOIS

PKRE

Page 1