ET FILS
Herschell (W.) ....
. . Herschell (J.).
Ampère (André) . . .
. . Ampère (J.-J.).
U GeffroySt-Hilaire (Étienne). Geffroy, St.-Hilaire (Isidore).
1 De Candolle (A.-Pyrame) . De Candolle (Alphonse). |
Arago (François) . . .
. Arago (Emmanuel).
Pitl
Pi» iW.).
D’Israeli (Isaac) ....
. D’Israeli (Benjamin).
Mill (James)
. Mill (J.-Sluarl).
Schopenhauer
. Schopenhauer (Arthur).
Nota. — Dans beaucoup de familles, la transmission du père au fils a eu lieu pendant plusieurs générations. Nous ne l’avons fait remarquer que pourCharlemagne;chez les artistes, elle est fréquente (Beethoven, Mozart, Van der Velde, etc.).
On connaît L. Vérus, le collègue de M. Aurèle ; son père Elius est moins connu. Il sert à faire comprendre son fils. On trouvera de curieux détails dans Spartien (Histoire Auguste) sur ses lits de roses, soigneusement triées et préparées, etc., etc., sur sa mollesse extraordinaire.
HÉBÉDITÉ DK LA MËBK A LA FILLE.
On ne s’étonnera pas qu’ici nous n’ayons pas beaucoup d’exemples à donner. Il est probable que tous ceux qui recueilleront un peu leurs souvenirs en trouveront dans les familles ordinaires. Dans l’histoire, les sciences et les lettres, c’est plus difficile. Les femmes n’y ayant joué
DES LOIS DE L’niînicniT^.
qu’un rôle très-restreint, il est naturel que les cas d’hérédité entre une mère célèbre et une fille célèbre soient assez rares. En voici pourtant quelques-uns :
L’empereur Auguste, qui se maria plusieurs fois, eut de Scribonia, sa célèbre fille Julie. Celle-ci, mariée à Agrippa, donna naissance à une autre Julie. Toutes deux firent son désespoir, par l’infamie de leur conduite. « Julias, filiam et neptem, dit Suétone (C. 65), omnibus probris contaminatas relegavit. »
Remarquons en passant que, d’après le même historien, César eut de Cléopâtre un Qlsasimilem Cæsaris forma et incessu. 11 s’appelait Césarion, et mourut très-jeunOv.
Agrippine, femme de Germanicus, « laMèredes camps,» femme résolue, héroïque, pervicax iræ, disait Tacite. Fille d’Agrippa, elle a conservé dans les traits quelque chose de l’air farouche de son père. « Ma fille, lui disait Tibère, tu te plains toujours,si tu ne règnes pas. «Elle fut mère de la fameuse Agrippine, qui s’asservit Claude et fit de Néron un empereur.
Nous avons cité plus haut Marozia, mère du pape Jean XI. Cette femme, célèbre au x' siècle par scs richesses, son influence et ses déportements, tenait ses vices de sa mère Théodora, et les transmit à son fils.
Michelet signale la ressemblance de Marie Lcczinska avec sa fille Adélaïde. « La reine, avant le mariage, avait des tendances à l’épilepsie. Même mariée, la nuit, agitée de peurs vaines, elle sc.levait, allait, venait. Madame Adélaïde semble avoir hérité beaucoup de cette agitation. Elle était courageuse, avait l'audace de sa race, avec certaines peurs enfantines, du tonnerre, par exemple.... La reine aimait son père (Stanislas) et en était aimée extrêmement, rendait sa mère jalouse. Adélaïde eut d’elle encore cela.
LES LOIS
âiiüïi épët’dûihent sort père, sans iiiésüi’è iil ëàison. » [H. de P", tome XVI.)
Pour nous résumer süë lé sujet dé l’hérédité dirëbtë disons : Èn fait, l’eilfünt hérite de sés deux parétits. L^un dés deux n’a jamais une action exclusive. L’uh dëS deux à toujours une actioh prépohdérante. Cette prépondéfancë a lieu de deux manières : d’un sexe au sexe dti mêmë nom ; d’un sexe ad sëxë dé nom contraire. Nous avôhs vd que l’une et l’autre sont très-fréquentes.
La seule question tj'u’on puisSe poser serait donc cëtleci 1 iaquelle des deux est la plus fréquente 1
La réponse à cette question est impbssiblê ; ët si éllé était possible, serait oiseuse. Il faudrait,pourêire strictement exact, rassembler tous les cés d’hérédité directe, en faire deux groupes: d’une part le croisement, d’autre part le non-croisement,et comparer les deux sommes. Et tout ce travail, impossible d’ailleurs, ne mènerait à rien. Il y aurait probablement entre les deux sommes si peu de différence qu’on ne pourrait dire : Celle-ci exprime la loi, celle-là les exceptions, toutes les fois que ce cas se présente, et il n’est pas rare, on peut dire que les deux partis ont raison et tort; que chacun ne tient qu’un fragment de la loi, en croyant posséder la loi tout entière, et qu’il y a un point de vue supérieur qui les concilie. Pour l’hérédité, quelle est cette loi dont nos généralisations empiriques ne nous ont donné jusqu’ici que des fragments? C’est ce que nous chercherons, après avoir étudié les phénomènes d’atavisme.
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DES LOIS DE l’hérédité.