‹ L'hérédité étude psychologiqueChapitre 47 sur 63 · S I.ES LOIS · texte numérisé non relu

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ainsi la connaissance des propriétés du soufre et de l’oxygène ne peut pas nous dispenser d’étudier celles de l’acide sulfurique Or, les lois psychologiques sont analogues, tantôt aux lois mécaniques, tantôt aux lois chimiques. Il est même probable que le plus grand nombre appartient à l’espèce chimique. Dès lors, il est impossible d’aller par déduction des causes aux effets. Il n’y a ici que l’expérience qui puisse nous instruire. 11 est assez curieux de noter qu’avant les découvertes de la chimie moderne, l’idée d’une dissemblance totale entre les effets et les causes, et, ce qui est plus frappant, entre le composé et ses composants, semble avoir été étrangère à la science, à part peut être les rêveries des alchimistes sur la transmutation des métaux. On eût certes beaucoup surpris les savants de l’époque, en leur disant : Voici l’oxygène, qui est un gaz sans couleur et sans odeur, combustible, agent actif de toute combustion, et voici l’hydrogène, un autre gaz fort différent. Si vous les combinez en proportion définie, il en sortira un liquide qui pourra être aussi bien l’eau que vous buvez, que le nuage où se dessine l’arc-en-ciel. — La chimie de la vie, en nous montrant comment la matière inorganique se transforme en végétal , le végétal en animal , comment chez l’animal la matière organisée retourne par la mort au monde inorganique, pour recommencer ce mouvement circulaire, nous a révélé des métamorphoses bien plus étonnantes que celles dont nous cherchons ici l’explication.

Tenons donc pour certain que dans le domaine de la vie (et il renferme la pensée), il y a souvent entre la cause

* Stuart Mill. Logique, liv. Vl, iv, et livre III, vi.

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et l’effet une disproportion que le raisonnement ne peut prévoir, que l’expérience seule donne, et que c’est une assertion toute gratuite de dire : Il y a trop de différence entre tel fait et tel autre, entre la simplicité de l’un et la complexité de l’autre, pour que l’un soit la cause et l’autre l’effet.

Ce serait ici le lieu de rappeler la fameuse théorie sur les rapports du génie avec la folie et l’idiotie (Moreau de Tours, Lélut). Nous y trouverions de nombreux arguments en faveur de notre thèse, sur la disproportion des effets et des causes dans l’ordre physique. Sans insister sur ce point, nous avouerons que la plupart des critiques qu’on a adressées à cette doctrine, ne nous ont pas semblé bien concluantes. Si les auteurs avaient soutenu l’identité de la folie et du génie, quant aux faits qui les traduisent (par exemple, que les élucubrations d’un fou valent les travaux de Newton ou de Gœthe), l’assertion eût e'té si prodigieuse, qu’il n’eût fallu y voir qu’un jeu d’esprit. Mais qu’ont-ils soutenu? Que les causes secondes, que les conditions organiques du génie et de la folie paraissent presque identiques, de telle façon qu’une certaine organisation nerveuse n’a dû qu’à des circonstances accessoires de produire de grandes créations artistiques ou . scientifiques, plutôt que de se perdre dans les rêves d’un aliéné.

Evidemment, pour conclure sur ce point, il faudrait un grand nombre de faits constates, bien interprétés, bien vérifiés. Mais on n’a guère fait valoir contre cette thèse que des raisons de sentiment qui pourraient bien n’être que des préjugés, et il est probable que si nous savions de science claire et certaine à quelle condition le génie se produit, nous en serions bien surpris.

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A notre avis, ce qui a soulevé le plus d’hostilités contre cette doctrine, c’est ce matérialisme inconscient qui fait que nous attachons tant d’importance aux conditions organiques des phénomènes. Mais quand bien même, au point de vue de l’expérience physiologique, il n’y aurait entre les causes de la folie et celles du génie que des différences insignifiantes, au point de vue de l’expérience psychologique et sociale, y en aurait-il moins entre les deux une différence du tout au tout? L’analogie des causes ne changerait rien à l’énorme différence des effets. Quand même le génie résulterait d’un certain état de la masse cérébrale, il n’en resterait pas moins la chose la plus élevée qu’il y ait au monde. Depuis que l’on a découvert que le diamant est du charbon, a-t-il perdu de son prix? « Cen’est que pour les esprits vulgaires, comme le dit bien Stuart-Mill, qu’un grand et bel objet perd son charme en perdant quelque chose de son mystère, en dévoilant une partie du procédé secret par lequel la nature l’a enfanté. »

Si l’on réfléchit aux faits qui précèdent, on accordera je pense que les exceptions à l’hérédité, si grandes qu’elles soient, sont moins embarrassantes qu’il ne semble d’abord. Supposons deux enfants aussi différents que possible par leur constitution psychique, il est probable que si nous pouvions remonter jusqu’aux causes de ces différences, nous en trouverions de très-simples. Malheureusement il n’existe pas de chimie mentale qui puisse transformer ces probabilités en certitude.

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Examinons maintenant une autre cause de déviation du type héréditaire, une autre source de diversité dans l’acte de génération : ce sont les métamorphoses ou transformations de l’hérédité. Ce cas est plus simple que le précédent, dans lequel il rentre d’ailleurs comme une espèce dans le genre. Ici on peut suivre l'hérédité à la piste, parce que le passage a lieu non plus d'un contraire à son contraire, mais de l’analogue à l’analogue, non plus du génie à l’idiotie, d’un père vertueux à un fils corrompu, mais de l’épilepsie à la paralysie, de l’excentricité à 1a folie. Nous dirions que, dans le cas actuel, il y a des exceptions partielles, et dans le cas précèdent des exceptions totales, si nous ne craignions de faire perdre de vue cette vérité importante : qu’il n’y a jamais d'exception totale à l’hérédité, l’exception portant tout au plus sur les caractères individuels.

L’étude des transformations de l’hérédité a été faite en détail par le Moreau, de Tours, dans sa Psychologie morbide. Nous renverrons pour le détail à cet ouvrage, en nous bornant à en extraire ici les faits les plus curieux pour la psychologie ' .

«C’est mal comprendre, dit-il^ la loi d’hérédité que d’attendre à chaque génération nouvelle le retour de phénomènes identiques. Il y en a qui ont refusé de soumettre les facultés mentales à l’hérédité, parce qu’ils voudraient que le caractère et l'intelligence des descendants fussent

' Psychologie morbide, p. 101 à l'.)3.

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exactement semblables à ceux des ascendants, qu’une génération fût la copie de la précédente, que le père et le fds donnassent le spectacle d’une même créature, naissant deux fois et parcourant chaque fois la même vie dans les mêmes conditions. Mais ce n’est point dans l’identité des fonctions ou des faits organiques ou intellectuels qu’il faut chercher l’application de la loi d’hérédité : c’est dans la source même de l’organisation, dans la constitution intime. Une famille dont le chef est mort aliéné ou épileptique, ne se compose pas nécessairement d’aliénés et d’épileptiques, mais les enfants peuvent être idiots, paralysés, scrofuleux. Ce que le père a transmis à ses enfants, ce n’est pas sa folie, mais c’est le vice de sa constitution (jui se manifestera sous des formes différentes, par l’épilepsie, l’hystérie, la scrofule, le rachitisme. C’est ainsi que doit se comprendre la transmission héréditaire. »

Le D'' Morel, dans son Traité des Dégénérescences publié à la même époque, dit en termes presque semblables :

« Nous n’entendons pas exclusivement par hérédité la maladie même des parents transmise à l’enfant, avec l’identité des symptômes de l’ordre physique et de l’ordre moral observés chez les ascendants. Nous comprenons sous le mot hérédité la transmission des dispositions organiques des parents aux enfants Les médecins aliénis-

tes ont de plus fréquents cas que d’autres, peut-être, d’observer cette transmission héréditaire, ainsi que les transformations diverses qui se montrent chez les descendants. Ils savent qu’un simple état névropathique des parents peut créer chez les enfants une disposition organique, qui se résume dans la manie et la mélancolie, affections nerveuses qui, à leur tour, peuvent faire naître

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des états dégénératifs plus graves^ et se résumer dans l’idiotie ou l’imbécillité de ceux qui forment les derniers anneaux de la chaîne des transmissions héréditaires. »

En parlant de jeunes détenus des maisons de correction, le D' Legrand du Saullenous montre parmi eux toute une catégorie « d’êtres quinteux, irritables, violents, peu intelligents, réfractaires à tout sentiment honnête, indisciplinables et incorrigibles. » Et de qui sont-ils nés? « Tantôt ils sont fils de vieillards, de consanguins, d’alcoolisés, d’épileptiques ou d’aliénés. Tantôt, et c’est le cas le plus fréquent, ils (Rivent la vie à un père inconnu, et ils la reçoivent d’une mère scrofuleuse, rachitique, hystérique, prostituée ou folle'. »

On trouvera dans la Psychologie morbide un certain nombre de cas de transformation de l’hérédité, empruntés à la pathologie et à l’histoire. Beaucoup de faits biographiques qui s’y trouvent sont loin d’être à l’abri de la critique. Voici quelques-uns des plus concluants :

Frédéric-Guillaume de Prusse était en proie à une sorte de folie. Ivrogne à l’excès, excentrique, brutal, il chercha plusieurs fois à s’étrangler et finit par tomber dans une profonde hypocondrie. — Il fut père de Frédéric le Grand.

« On chercherait vainement, ditleD’Morcau, une preuve plus éclatante des rapports qui existent entre l’état névropathique et certains états intellectuels et affectifs, que dans la famille de Pierre le Grand. Génie à sa plus haute puissance, imbécillité congéniale, vertus et vices poussés à l’extrême, férocité outrée; emportements maniaques

irrésistibles, suivis de repentir; habitudes crapuleuses,

• diielle du liàiiitttux, C octoh. 186*.

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morts prématurées, attaques épileptiformes ; tout se trouve réuni chez le czar Pierre ou dans sa famille. » Les Condés offrent un exemple analogue. Le talent, l’excentricité, l’originalité de caractère, la perversité morale, le rachitisme, la folie, se heurtent ou se succèdent de façon à dérouter toutes les prévisions.

Rappelons ce que nous avons dit précédemment de la famille Pitt. Lady Esther, la Sibylle du Liban, son père lord Stanhope, son grand-père lord Chatam, son cousin lord Camelford, et Pitt son oncle, furent étonnants de génie, de bizarrerie ou d’extravagance. ^

Tacite eut un fils idiot. Le sombre Louis XI eut un grand-père fou, CliarlesVI. Hoffmann, l’auteur des Contes fantastiques, a eu des aliénés dans sa famille et était sujet lui-même à des hallucinations.

Si nous sortons des hommes illustres ‘ pour nous en tenir au vulgaire, nous trouverons dans les ouvrages des aliénistes un grand nombre de cas de transformations de l’hérédité, en ce qui touche aux facultés psychiques. On y voit lajypémanie des parents devenir chez les enfants tendance au suicide : la folie devient convulsion ou épi-, lepsie; la scrofule rachitisme, et réciproquement.

La fixité des idées chez les ascendants peut devenir chez les descendants mélancolie, goût de la méditation, aptitude aux sciences exactes, énergie de la volonté, etc. La manie des ascendants pourra se changer chez les descendants en aptitude pour les arts, élan de l’imagination, promptitude d’esprit, inconstance des désirs, volonté brusque et sans ténacité. De même, dit .Moreau de Tours, (|u’nnc folie réelle peut ne se reproduire héréditairement

< t’«m |ilus (le détails, V, la l‘sijrhuk>(ik murhiik', il' (larlie.

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que sous forme d’excentricité, ne se transmettre des ascendants aux descendants qu’avec des demi-teintes, des tons plus ou moins radoucis ; 'de même un état de simple excentricité chez les parents, état qui ne va pas au delà de la singularité ou de la bizarrerie de caractère, peut devenir pour les enfants l’origine d’un véritable délire. Ainsi, dans ces transformations de l’hérédité, c’est tantôt un germe qui peut atteindre son summum d’intensité, tantôt un maximum d’activité qui peut en revenir à son minimum.

Quelles sont les causes de ces métamorphoses ? par quelle transmutation mystérieuse la nature tire-t-elle ainsi le meilleur du pire, le pire du meilleur?

Nous n’avons .rien à répondre. Cette question est en dehors de la portée actuelle de la science. Nous ne pouvons dire pourquoi tel mode d’activité psychique se transforme en se transmettant, ni pourquoi il revêt telle forme plutôt que telle autre. Si la solution du problème était possible, il nous révélerait sans doute de singuliers mystères. Ainsi plusieurs physiologistes ont pensé que l’hérédité pourrait bien, quand les deux ascendants présentent les mêmes caractères, acquérir une puissance telle qu’elle se détruit elle-même. M. Sedgwick croit pouvoir expliquer ainsi ce fait, que deux parents atteints de surdimutité donnent souvent naissance à des enfants qui entendent. La vérité, c’est que nous en sommes réduits à i:onstater les faits. Mais c’est assez, parce qu’ils montrent par quel concours de circonstances fortuites et de causes accidentelles la nature produit la diversité.

.4u reste, on s’étonnera moins de ces métamorphoses d’une génération à l’autre, si l’on remarque qu’elles sont fréquentes chez le même individu. 11 n’y a pas de doute

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sur ce point. La pathologie en offre une foule d’exemples. Pour nous en tenir aux maladies mentales: «L’aliénation, dit Esquirol, peut affecter successh'ement ou alternativement toutes les formes. La inonomanie, la manie, la démence, alternent se remplacent chez un seul individu. » Ainsi un aliéné passe trois mois dans la lypémanie, les trois mois suivants dans la manie, quatre mois dans la démence, et ainsi successivement, tantôt d’une manière régulière, tantôt avec de grandes variations. Une dame, âgée de 54 ans, est un an lypémaniaque, un an maniaque èt hystérique. On a vu nombre de fois chez les mêmes sujets les convulsions se changer en épilepsie, l’épilepsie en hystérie, et vice versa : ou bien la lypémanie remplacer la phthisie pulmonaire, l’hystérie, l’hypocondrie, l’épilepsie.

Résumons brièvement tout ce qui précède pour conclure, M. Lemoine, dans son étude sur la Psychologie morbide, a fait une eritique très -juste de cet emploi de deux lois : l’une d’innéité, l’autre d’hérédité qui se suppléent réciproquement, avec une complaisance inépuisable. « Quand l’une est en défaut, et fait courir au système le risque de couler bas, vite on fait intervenir l’autre, qui sauve tout avec un mot. Un aliéné est fils d’aliéné, on invoque la loi d’hérédité pour expliquer sa folie. Un idiot naît de parents et descend d’ancêtres tous sains de corps et d’esprit, on invoque l’innéité. » Nous croyons avec lui que l’innéité ainsi entendue est une qualité occulte, une explication qui n’explique rien, comme le Quia est in eo virtus dormitiva.

Mais M. Lemoine parlant de la réduction de l’innéité à l’hérédité ajoute. « La réduction de ces deux lois à une seule est ingénieuse beaucoup plus que légitime, car c’est

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bien plutôt, ce me semble, la loi d’innéité qui doit absorber la loi d’hérédité. Si vous remontez de génération en génération, il y a beaucoup à parier que vous ne rencontrerez pas toujours de fous fils de fous, ou des idiots fils d’épileptiques. Vous aurez quelque jour la main plus heureuse, vous trouverez vraisemblablement dans un passé quelconque, avant mêmed’arriver au déluge un fou, unépileptique, un idiot, fils de parents et d’ancêtres, sains d’esprit et de corps, une idiosyncrasie enfin. Cette idiosyncrasie quelle qu’elle soit, c’est le point de départ, c’est le patron sur lequel la nature a taillé toutes les générations descendantes. C’est en créant ce premier malade, à quelque époque que ce soit de la durée, qu’elle aagi librement. Au contraire en transmettant la maladie eomme un héritage des pères aux enfants, elle n’a fait que s’imiter elle-même et copier son propre modèle. La loi d’innéité explique la loi d’hérédité, bien loin d’être expliquée par elle, si toutefois elle explique quelque chose . »

A notre avis, il y a là une confusion, qu’il importe de noter, entre deux questions : l’une métaphysique qui concerne la cause première , l’autre scientifique qui concerne les causes secondes.

Si l’on se place dans l’ordre métaphysique et transcendant — ce que nous ne voulons pas faire ici, — il est certain que l’innéité prime l’hérédité, puisqu’il est bien clair que le dérivé suppose le primitif, et l’imitation le modèle.

Mais si l’on se place dans l’ordre scientifique et expérimental — celui qui nous occupe ici, — l’hérédité devient la seule loi, parce que seule elle a un caractère de constance, de fixité; parce que seule elle est réductible à des formules. Que l’on admette l’innéité d’un type unique

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avec Lamarck, de trois ou quatre types avec Darwin, d’un très-grand nombre avec Cuvier, dès que nous sortons de cette région des origines pour entrer dans celle de l’expérience, nous voyons (jue rien ne subsiste que par l’hérédité.

Il faut donc en revenir à notre point de départ ; L’hérédité, c'est la loi. Ce n’est pas là une conception a priori, pas plus que l’axiome : Le semblable produit le semblable. C’est le résultat accumulé et généralisé d’une masse innombrable d’expériences. Les faits nous montrent qu’entre le partus et le parens il n’y a jamais que des différences individuelles, et que l’immense majorité des caractères est toujours héritée. Atissi, selon le point de vue où l’on se place, il est également vrai de dire que la loi d’hérédité se réalise toujours et qu’elle ne se réalise jamais. L’hérédité de la plus grande partie des caractères a toujours lieu ; mais l’hérédité de la totalité des earactères n’a jamaislieu. En sorte que l’hérédité, tout en étant la loi, est toujours dans l’exception. Mais il n’y a rien à arguer de là ; car c’est une nécessité logique que là où les conditions d’une loi ne se réalisent pas complètement, la loi ne puisse atteindre son idéal.

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