C. — Hérédité aypliUitiqae par eQiicspttoii
Dsns les pages précédeotes, j'ai exposé sur l'hérédité morbide syphilitique des faits ioco^testables et d'observation fréquente, tels que peut les confirmer l'expérience de tout médecin ayant .une pratique un peu étendue. Il me reste maintenant à parler de faits qui semblent avoir été embrouillés comme à plaisir par les syphiligraphes ; on croirait vraiment que, confinés à l'étude d'une seule maladie, ils ont jugé leur tâche trop simple, et ont cru devoir attribuer à cette maladie des façons de se comporter exceptionnelles, étranges, inconnues dans les autres états morbides. La question de la syphilis
HÉRÉDITÉ IKFÊCTimJSË. — SYPHILIS i57
dite coQcepUonneile en est un exemple, maifi non pas le seul<« -
Cesi Diday^ le syphiligrmphe lyonnais, qui a cféé la théorie de la sgphiti» mneeptionneUe. Voici eâ qaoi elle consiâUs. Il arme que ceriaines femmes, à la saite de rapporte avec un homme en étal de syphilis viralenie, détiennent enceintes, et, au cours de leur grossesse, présentent d'emblée les accidents de la syphilis secondaire, roséole, plaques muqueuses buccales, etc., sans qu'on ait décelé chez elles Taccident primitif, le chancre qui marqué l'en^ droit d'inoculation du Tirus. L'enfant tté dé ces femmes est lui-même syphilitique.
Dtday suppose que, dans ces cas, Tenfant a hérité dtreetement la syphilis de son père, et ce serait easoite Tenfant qui, en sens inverse de la voie habitable, aurait contaminé sa mère à travers le piaceata» Le chancre d'inoculation de la mère aurait été placMlaii^, et c'est pourquoi on ne le troute pas dans les antécédents et on n'en troute pas la cicatrice, ni sur les grandes lèvres, ni dans le vagin, nî sur le col utérin, c'est pourquoi aussi on ne trouve pas d'hypertrophies gan^ionnaires ingui- Bldes. La 83rp^Hs con<^ption&eIle est, dit Diday, uoe syphilis décapitée ; décapitée de l'accident primitif, décapitée de la période primaire.
U Voiei, fo effil, commilDt F^mroier pida te la Bfpiatli»
coaceptioDDQlle : « C'eet là à coup sûr nuQ Jiypbilis étrai^e ; disons même mieux, et le mot n'aura rien d*exagérè, c*est là anesyi^ilis ettraoïdinaire.... e'est là plus qa*ufte anomalie; plus qa*une exception : c'est là. quelque chose de tout particulier». (Fournier, V Hérédité syphilitique, p. 234.) Rénon dit dfe même : « Ce mode étrange et surprenant. » (Rénon, les Maladiee popuiùirts, la Sypiirilis, p. 136.)
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CerteSy si ces syphilis décapitées ne s'observaient que dans la grossesse, il faudrait bien admettre l'explication de Diday. Mais il n'en est pas ainsi. Il est très fréquent d'observer des sujets en pleine syphilis secondaire avec roséolOt ou plaques muqueuses, et de ne pas retrouver chez eux souvenir ni trace d'un accident primitif. Non sans doute que cet accident primitif ait fait défaut, car il faut bien admettre une porte d'entrée, mais il a dû passer inaperçu. On comprend qu'il puisse en être ainsi quand on sait que l'accident primitif peut parfois consister en un de ces petits chancres nains, herpétiformes, ou ûssuraires, évoluant rapidement, se cicatrisant vite, s'accompagnant d'un minimum de réaction ganglionnaire, et à peine indurés. Dans ces cas, au moment des accidents secondaires, toute induration a disparu, toute hypertrophie ganglionnaire également, et la cicatrice est nulle ou méconnaissable, ou perdue dans les plis cutanés. Il ne faut pas oublier que le chancre est le plus souvent indolore, et que, par suite, le sujet ne se doute pas de son existence s'il n'explore ses organes génitaux.
D'autres fois l'accident initial a passé inaperçu à cause de son siège. Les chancres buccaux sont fréquents et facilement méconnus. Le contact réciproque des muqueuses labiales, linguales et buccales, quand elles sont le siège de plaques muqueuses, transmet la syphilis aussi facilement que les contacts réciproques des organes génitaux. Le chancre labial, le chancre lingual, et surtout le chancre de l'amygdale, ne sont pas des raretés. Certes, ils peuvent être diagnostiqués grâce à l'aspect particulier de l'ulcération indurée, grâce aux ganglions sous-
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maxillaires ou angulo-maxillairea qui les accompagnent. Mais bien souTeni, ou le sujet ne fait aucune attention à ces accidents parce qu41s sont indolores, ou, s'il en souffre (comme dans certains chancres de Tamygdale s'accompagnant de réaction inflammatoire), il se croit atteint d'un simple mal de gorge qu'il a vite oublié. Quand surviennent les accidents secondaires, toute trace de l'accident primitif a disparu, et parfois tout souvenir.
De tels faits ne sont pas exceptionnels chez l'homme, mais ils sont encore moins rares chez la femme. La femme a moins de facilité à explorer par la vue ses organes génitaux, elle s'inquièfe moins d'un suintement séreux, séro-purulent ou sanglant qu'elle attribue facilement à des écoulements sans importance ou au sang des règles. Enfin chez elle, le chancre peut avoir un siège profond dans le fond du vagin, ou sur le col utérin; alors l'hypertrophie ganglionnaire peut n'être pas perceptible, car elle siège dans les ganglions profonds du petit bassin. En somme, chez la femme, il est fréquent que l'accident primitif passe inaperçu; il est fréquent qu'on ne puisse retrouver aucun souvenir ni aucune trace de l'accident primitif.
Certes, cette latence était bien connue de M. Diday, deM. Fournier ^ et des autres éminents sypbiligraphes
1. (L Chacun sait qud le phancre constitue souvent chez la femme une lésion minime, fugitive, qui peut facilement res-» ter inaperçue de la malade et n'être plus perceptible pour le médecin après un temps très court. ï> Fournier, Syphili» et mariage, p. 24. Leredde, se basant sur les documents de Fournier, de Vianney et les siens propres, évalue la proportion des syphilis restant ignorées à 20 p. 100 chez l'homme, 40 p. 100 chez la femme, et 90 p. 100 pour la syphilis héréditaire.
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qui ont mseigné la doclriD6 de la syphilis par con« ception. Aassi) pour faire admettre cette doctrise, ils ont adjoint à ce premier élément, syphilis décapitée, an second, syphilis prise par la femme en l'absence de toute lésion contagieuse évoluant chez le mari. Mais id, même incertitude. De même que le chancre peut échapper, de même et à bien plus forte raison, un petit accident secondaire^ une plaque muqueuse buccale ou génitale peut passer inaperçue. M. Foumier invoque des cas où le mari était médecin et s'observait. Ces cas ne me convainquent pas, et je ne sais vraiment comment ces médecins syphilitiques ont pu affirmer qu'ils étaient sûrs d'avoir été indemnes de tout acddhmt pendant une période de plusieurs semaines. Llncertitude est donc aussi grande, sinon plus, en ce qtii concerne ce second élément qu'en ce qui concerne le premier. Jamais deux incertitudes s'additiotinant n'eut pu créer une certitude.
Gomment donc se fait-il que des esprits aussi remarquables et aussi spécialisés dans la question, aient soutenu une conception qu'ils disent eux* mêmes aussi étrange, aussi extraonfinahre? Peut-être est-ce justement parce que trop spécialisés. Mais aussi, c'est parce qu'ils admettaient une autre doctrine non moins en désaccord avec nos connaissances actuelles sur l'infection en général, celle de l'hérédité sypkiittiqi»e p&teraelto exclusive. G^iest en se soutenant Tune l'autre que ces deux doctrines étraages pouvaient subsister. Disons en quoi con-» si^te cette doctrine de l'hérédité paternelle exdusii^e.
HÉBÉDITÉ INFEGTIEIUSE. — SYPHILIS 161
D. — Hérédo-syphilis paternelle exclusive.
Quand un eafant nait en puissance de syphilis virulente, la recherche de la syphilis chez ses parents peut amener à l'une des trois conclusions suivantes :
1"^ Le père et la mère présentent tous deux des accidents, des stigmates ou des commémoratifs de syphilis.
2^ La mère seule en présente.
3® Le père seul en présente.
Les auteurs classiques distinguent ces trois cas du nom d'hérédosyphilis d'origine mixte, d'origine maternelle exclusive, d'origine paternelle exclusive. Fournier a étudié longuement dans son livre sur l'hérédité syphilitique les différences entre ces trois hérédités. Il donne les chiffres suivants :
L'hérédité mixte est nocive pour l'enfant dans 92 p. 100 et mortelle dans 68 p. 100 des cas ; pour l'hérédité maternelle exclusive, les chiffres tombent à 84 p. 100 et à 60 p. 100; pour l'hérédité paternelle exclusive à 37 p. 100 et 2S p. 100.
Ces différences ne sent pas étonnantes ; on comprend que si la syphilis est décelable chez les deux parents, elle soit plus nocive que si elle l'est seule*ment chez l'un d'eux; on comprend d'autre part que l'hérédité maternelle soit notablement plus 'nuisible que l'hérédité paternelle exclusive. Celle-ci ne peut en effet s'exprcer que par l'intermédiaire du spermatozoïde. En outre elle a en général quelques
années de plus que la syphilis maternelle.
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Si on réfléchit aux condilions de cette hérédité paternelle, on conçoit môihe qu'elle ne puisse guère être effloace q^'en ce qui eonceme Thérédité dystrOphique; on ne comprend pas comment Thérédité de tirus |>ourrait être exclosÎTemeat paternelle ; il fandnatt en effet qud le tréponème aoit Tenu an tetiàs porté par le spermatozoïde; or, le tréponème existe-t-il dans le sperme ? pendant longtemps on l'a nié en aa basant sur des expériences négatiTes d'ittoealation à Tbomme; toutefois dans ces derniers temps, on serait arrivé à syphiliser un sin|^ par inoculation de sperme de syphilitique. En tont cas, le tréponème est très rare dans le sperme puisque l'examen microscopique ne le décèle pas et qu'il faudrait l'iaoculation pour le réTéler.Matsil y a plus^. S'il existe dans le sperme^ e'est, soit dans les sper** matoM^'des eux-mêmes, soit dans la partie liquide. Dans ce dernier cas le sperme n'est Tirulent qu'à ia façon du liquide suintant à la surface d'une plaque muqueuse, il peut contaminer la mère, mais c'est tout. Pour être porté à l'ovule il faudrait que le virus soit véhiculé par le spermatozoïde; cela pouvait seconce^voir quand on ignorait le microorganisme de la sypbi-» lis; on pouvait alors penser qu'il était assez petit pourexister dans le spermatozoïde sans trop l'altérer, à la façon des sporozoaires dont Pasteur a relevé la présence dans les ovules des ver^ à soie atteints de la maladie des corpuscules. A présent que nous eon*naissons les dimensioius du tréponème de la syphilis iO (A de'longéur sur 0,5 \l d'épaisseur, nous ne eôneevons pas comment il pourrait sans graves désordres se loger dans un spermatozoïde dont lattte, du reste occupée presque entièrement par le noyau.
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meâttfè 5 (A de longueur, 3 de largeur, 1 ,5 d'épaisseur^ et dont la queue est à peine plus épaisse que le tréponème lui même (1 fi. à la base, 0^5 {i. à la partie moyenne)*
Quand on sait que des milliers de spermatozoïdes sont détersés dans les voies génitales féminines par un seul coït, et qu'un seul parmi eux est Télu qui fécondera Totale, on ne comprend pas comment cet élu ôèrait un des rares spermatozoïdes parasités et par oonséquent affaibli, et non un des nombreux spèrmatoisoïdes sains* La transmission par le spermatozoïde me paraît incompréhensible.
Oft a supposé que le tirus est susceptible de reTôtir des formes de résistance^ qui seraient des spores minuscttles plus fticilement véhiculables, et moins noeites pour le spermatozoïde. Cette hypothèse est en conlfudietion avec ce fait que les lésions virulentes fourmillent de tréponèmes sous la forme que nous lui eonnatssons. Mais enfin, admettons néanmoins l'hypothèse k J'avoue ne pas mieux comprendre avec elle pourquoi parmi dès milliers de spermatozoïdes sains, ce serait Justement le spermatozoïde porteur de virus qui Serait l'élu fécondant.
Aussi les partisans de l'hérédité paternelle exclu'sive ont renoncé à l'expliquer. Ils disent : Nous observons simplement ce fait que le père est ma-^ lêde, que la mère est saine ; la maladie par consé» quent n'a pu tenir à l'enfant que directement du père*
Nous, nous disons : le père est malade; la mère n'est saine qu'en apparence-, en réalité elle est .atteinte de syphilis latente, et elle a contaminé l'enfant ; c'est par l'intermédiaire de la mère que
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le TÎnis syphilitique paternel a atteint Tenfant.
On aurait pu discuter longtemps entre les deux hypothèses si, par deux procédés différents et concordants, il n'était possible de montrer que, dans ces cas, la mère est bien atteinte réellement de syphiUs tout en ne présentant pas et en n'ayant pas présenté d'accident Tisible*
Baumes, puis Colles ont montré depuis longtemps qu'un enfant syphilitique, né d'une femme en apparence indemne de la maladie, ne contamine jamais sa mère. On connaît ce fait d'obsenration sous le nom de loi de Baumès-GoUes. Cette loi, analogue à la loi de Profeta, a pour conséquence qu'on peut toujours laisser une femme donner le sein à son enfant syphilitique; elle ne risquera jamais de prendre un chancre du sein. La seule explication possible est que la mère est déjà en puissance de syphilis, maladie qui ne récidive pas ^ Si Ton ad^ met cette explication (et il n'y en a pas d'autre, et Foumier l'admet complètement), il faut bien conclure que la syphilis de l'enfant est toujours d'origine maternelle et il est inutile d'aller chercher des hypothèses en contradiction avec tous les faits bactériologiques connus.
Autre constatation parlant dans le même sens : la recherche de la séro-réaction chez les mères des hérédosyphilitiques donne à peu près le même chiffre quand la syphilis de la mère lest ignorée, ne s'est
1. Sauf dans des cas exceptionnels connus souS le nom de iypMlù b%naire9t dont on compte les observations, et dans Itsquels la récidive ne se voit en tout cas que longtemps après la première contamination , et apibs un traitement prolongé ayant procuré une guérison absolue.
accompagnée d'aucun accident connu, et est restée latente (71,1 p. 100) que quand elle est connue arec symptômes manifestes (71,33 p.. 100)) d'après Ch. Leroux et ïl. Labbé^ La séro-réaction chez le père a été positive seulement dans 42,1 p. 100 des cas. De tels chiffres sont bien faits pour emporter la conviction. Aussi ces auteurs, bien qu'admettant la doctrine de la syphilis conceptionnelle comme un fait acquis qu'ils ne discutent même pas, arrivent cependant à cette conclusion qui est la nôtre : «c II ne paraît pas démontré qu'un père puisse donner à l'enfant des manifestations d'hérédosyphilis en . nature et virulente sans que la mère ait été infectée... La syphilis paternelle agit peut-être sur l'enfant sans que la mère ait été touchée, mais uniquement pour lui donner (à lui l'enfant) des manifestations parasyphilitiques ».
Enfin une troisième preuve que la mère prétendue saine d'un enfant né atteint de syphilis virulente est en réalité elle-même syphilitique, c'est qu'elle est susceptible de présenter ultérieurement des accidents tertiaires, bien que l'accident primaire et lés accidents secondaires n'aient pas été constatés. Mon regretté ami Charrier a publié un beau cas de ce genre : une jeune fille est mariée à un homme qui avait eu un chancre induré quatre mois auparavant et était atteint d'accidents secondaires au moment où il féconda sa femme. Elle accoucha d'une enfant qui au quinzième jour de sa naissance
1. Les sôro-réactions ont été faites à rinstitut Pasteur par M. Levatidi qui ignorait i*origine du sang examiné. On peut dire que la statistique de Leroux et Labbé a été recueillie dans les conditions les meilleures pour connaître la vérité.
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Gommença à présenter des plaques muqueuses ana*les et vulvaires typiques et qu'elle nourrit quûise meis. Observée pendant six ans, la mère ne çtfsa pas de se bien porter, mais au bout de eii aua elle eut une gomme syphilitique du coude qui guérit par le traitement antisyphilitique. Et Charrier cou^ dut qu'il faut admettre la proposition anÎTaiMe : Pas de syphilis congéniiale de Venfant sans syphilis de la mère. On peut ajouter comme coroUsiros : /{ n'y a pas d'hérédité syphilitique paiemeUe e^alu^ sive^ et II n'y a pas de syphilis coHceptionnAlle*
En somme l'hérédité syphilitique ne présente rien d'étrange, ni d'exceptionnel, fille rentre dans te Qés de l'hérédité morbide la plus vulgaire. Si son étude présente un haut intérêt, ce n'est pas au point de vue doctrinal, elle ne nous apprend rien i ce point de vue que ne puissent nous apprendre aussi pour l'étude de l'hérédité les autres maladies parasitaires. C'est au point de vue pratique que Fétude de Théré-* dite syphilitique est importante, à cause de la fré^ queoce de de la maladiOi à cause de son influence néfaste sur la progéniture, et aussi k cause du pouvoir très grand qu'a le médecin d'atténuer ses méfaits grâce à, l'efficacité du traitement antisyphî* litique avant et pendant la grossesse.
Pian.
Le pian est une maladie des pays chauds se manifestant par des excroissances cutanées asaes semblables à certaines végétations syphilitiques. Il a pour agent un tréponème (Treponema paUidula}
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TOitsin du tréponème de la syphilis (Treponenia palUda). Les deux maladies sont assez voisines pour que le maeaque iuoeulé de pian devieime réf ractaire à la syphilis (Nattan-Larrier). Mais il n'en est pas de mime dans Tespèoe humaine, laquelle est plus tensible k Tune et à Taiitre maladie. Dans Tespèee humaine, le pian ne vaccine pas contre la syphilis ni la syphilis contre le pian.
Contrairement i^ la syphilis le pian ne parait pan firoduire de localisations viscérales profondes. La maladie reste cutanée. Aussi, malgré l'analogie très grande de l'agent parasitaire, le pian, au point de vue héréditaire, se comporte tout autrement que la syphilis. L'enfant naitsdin. Il n'est même pas immunisé car il est facilement contaminé parla mère peu après la naissance. Le placenta étant indemne, la maladie n'est pas transmise. Elle est peu toxique, par suite les humeurs sont peu modifiées, et il n'y a pas flltration à travers le placenta de substances d'origine morbide, par suite, il n'y a pas transmission héréditaire de toxines, ni d'immunilé.
Paludisme.
Maladie c&ronique à protozoaire comme la syphilis et le pian, le paludisme mérite d'être rapproché de ces deux maladies. Laffont [V Obstétrique^ 1911) a fait une étude consciencieuse de l'hérédité du paludisme. La transmission de l'hématozoaire du paludisme de la mère au fœtus n'est pas fatale, et les formes les plus graves du paludisme ne sont pas celles qui se transmettent le plus; l'apparition d'accès paludéens même bénins dans le dernier tiers de
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la grossesse favorise particulièrement la transmission du parasite. Gelni-ci a pu être décelé chez Tembryon et le fœtus. Laffont en a réuni 17 obsenraf ions convaincantes.
Comme la syphilis, le paludisme héréditaire peut rester latent quelque temps, quelquefois plusieurs mois.
On n'observe pas dans le placenta des nouveau-nés paludéens de lésions particulières, en sorte qu'on ne sait encore comment se fait la transmission de la mère au foetus.