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CHAPITRE XI

Hérédité du Cancer.

Nous sommes aussi mal renseignés sur l'hérédité du eancer que sur la nature même de cette maladie. Les statistiques arrivent à des résultats peu concluants. Cas exceptionnels de répétition du cancer dans une même famille.

Cancer.

C'est une idée très répandue que le cancer est une maladie héréditaire, et bien des parents hésitent à donner leur enfant en mariage à un âls ou à une fille de cancéreux, pensant que celui-ci ou celle-ci sont menacés de la même terrible maladie. En fait, on voit assez souvent mourir de cancer entre 30 et 60 ans (c'est Tàge de prédilection du cancer, 40 à 60 ans chez l'homme, 30 à 50 chez la femme) des personnes dont soit le père, soit la mère, soit un ou plusieurs ascendants ou collatéraux sont morts de cette maladie. Mais cette coïncidence est peu étonnante, étant donnée la fréquence du cancer à partir de l'âge mûr. Il y a peu de familles exemptes de cancer, et peu de personnes qui n'aient à regretter la perte d'un parent du fait de cette maladie. Il s'agit seulement de savoir si le cancer est notablement plus fréquent chez les descendants

do cancéreux que chez les autres. Malheureusement, Téchec retentissant des vastes enquêtes hollandaise, allemande, hongroise et danoise sur le cancer a montré à quelles absurdités peuvent aboutir des statistiques faites à ce sujet iBur interrogatoire des malades, ou même aur ivtQlTOiatoire des médecins. Les résultats se sont trouvés en telle contradiction avec les documents fournis d'autre part par les pièces d'étal civil qu'il a bien fallu conclure que tant de labeur avait été dépensé en pure perte ^ Il tikut se coatenter du réaoltat d'eAquétes plus Utai- Mes eosirae nombre de cas, mais pltts précisée et portant exclusivement sur le point de vue hérédité. Ainsi le dépouillement des registres de mortalité de la ville de Stuttgart a montré que les père et mère de sujets décédés par cancer avaient eux-mêmes ivccombé au cancer dent la pro^rtion de 40 p. iOQO. Les beaox-'pères et beUes^nàrefi des m^iftee svjetft» par conséquent non unis à ^m par le sang, avaient succombé à la même maladie dans la proportion de 39 p. 1,000. da différence e9l trop minime pour qu'on puisse attribuer une aetion à l'hérédité. A liondres» Sashford a Iroqvé que les pères de fee malades cancéreux; levaient euecombé w eanoer dans U proportion de 1 aur ii,& et le# mèr^t diM la proportion de 1 sur &>$« Cea proporUonii sAn% a98es( voisines de celle$ relevéei dane Tétat Qi^l pour la mortalité de&i sujets de plus de 38 ms, qui sont de i pour 11 (hommes) et i pour 9 (femmes). Aussi Bashford conclut que l'hérédité du cwcer ne se manifeste pas de façon apparente. Le mên^e auteur

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