‹ L'hérédité psychologique [electronic resource]Chapitre 24 sur 113 · De la génémlio-h · texte numérisé non relu

De la génémlio-h

l'hérédité de la mémoire et des habitudes 59 secousse l'abaissait, en sorte que le poignet tombait pesamment sur le dos de son nez. Ce geste ne se produisait pas chaque nuit, mais seulement de temps en temps, et il était indépendant de toute cause appréciable. Parfois il se répétait pendant une heure et plus, laissant le nez tout meurtri des coups qu'il recevait.

« Son fils se maria, plusieurs années après la mort de son père, avec une personne qui n'avait jamais entendu pnrlerde cette particularité. Cependant, elle fit précisément

la même observation sur son mari Ce tic ne se montre

jamais dans le demi-sommeil. Il est intermittent comme chez son père. Parfois il dure une partie de la nuit. Il s'accomplit comme chez le père avec la main droite,

« Un de ses enfants, une fille, a hérité du même tic. Elle se sert aussi de sa main droite, mais d'une manière un peu difi"érente ; après avoir élevé le bras, elle ne laisse pas son poignet tomber, mais, avec la paume de la main demi fermée, elle frappe de petits coups rapides sur son nez. Cette habitude est très intermittente, cessant pendant plusieurs mois, puis reparaissant d'une manière presque continue »

L'auteur anonyme d'un article sur l'hérédité 2 rapporte un cas personnel. Pendant l'enfance de son fils aîné, troublé par ses cris, il s'était habitué à bercer l'enfant, de son ht, avec le pied, même en dormant. Une petite fille qui naquit ensuite avait le tic suivant : elle se berçait ellemême en jetant la jambe droite sur la jambe gauche à des intervalles réguliers. Ce va-et-vient durait plusieurs minutes et continuait même quand la petite fille était endormie. — Un petit frère, né ultérieurement et qui ressemble beaucoup à cette petite fille, a la même habitude.

i . Darwin, L'expression des émotions, p. ;)5,36. ^. ib. L. Cornhill Magazine, juin 1878.

Il se berce assez vigoureusement pour réveiller sa sœur dormant dans la chambre voisine.

« Je signalerai le lait suivant , dit Darwin que j'ai observé moi-même chez un enfant et qui est curieux comme tic associé à un état mental particulier, celui d'une émotion agréable. Lorsqu'il était content, il avait la singulière habitude de remuer rapidement ses doigts, parallèlement les uns aux autres ; quand il était très excité, il levait les deux mains de chaque côté de sa figure, à la hauteur des yeux , toujours en remuant les doigts. Cet enfant , devenu vieillard , avait encore de la peine à se contenir pour ne pas faire ces gestes ridicules. Il eut huit enfants, dont une petite fille qui," dès l'âge de quatre ans, remuait ses doigts et levait les mains exactement comme son père ^. »

« De quelles combinaisons multiples de conformation corporelle, de dispositions mentales et d'habitudes, l'écriture ne doit-elle pas dépendre ? et cependant ne voit-on pas souvent une grande ressemblance entre l'écriture du fils et celle de son père, bien que ce dernier ne l'ait pas enseignée au premier ? En Allemagne, Hofacker a remarqué l'hérédité de l'écriture, et on a constaté que les jeunes Anglais apprenant à écrire en France ont une tendance marquée à conserver la manière anglaise ^ »

Mentionnons enfin un dernier fait. « D'après Granz, qui a longtemps vécu chez les Esquimaux, les indigènes admettent que le talent et la dextérité à la pêche du phoque (art dans lequel ils excellent) sont héréditaires : ce qui est vrai, car le fils d'un pêcheur de phoques célèbre se distinguera,

l^:t^^ci:wJlèX ^n, rapporte un exemple^an.

talion ne peut ûlre invoquée.

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