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L'HÉRÉDITÉ DANS L'HISTOIRE

Tous ces actes et beaucoup d'autres sont d'un caractère dérangé. Et si l'on veut bien se rappeler que Charles- Quint eut pour mère Jeanne la Folle, reine dé Gastille, on verra dans les traits de folie de don Carlos de nouvelles preuves de l'hérédité en retour. Au reste, cette remarque fut faite dès cette époque parles ambassadeurs vénitiens déjà cités. « Il a souffert pendant trois ans presque sans nterruption de la fièvre quarte avec aliénation d'esprit parfois : accident d'autant plus notable chez lui qu'il paraît en avoir hérité de son grand-père et de sa bisaïeule. »

Nous compléterons ce rapprochement par le résumé d'un article dù à l'un des aliénistes les plus connus de l'Angleterre, Ireland : Histoire de la névrose héréditaire de la maison royale d'Espagne. Cette étude embrasse une période de 350 ans, comprenant huit générations. L'auteur part de Jean II de Castille, mariée à Isabelle de Portugal (1449); son règne ne fut « qu'une longue minorité » (Prescott) ; sa femme fut folle pendant plusieurs années. Elle eut pour fille Isabelle la Catholique. Celle-ci et son mari Ferdinand ne présentent rien d'anormal. Le caractère de leur fille Jeanne la Folle est minutieusement étudié par l'auteur. Contrairement à la thèse soutenue par Bergenroth d'aprèc les archives de Simancas Ireland maintient la folie de

). D'après des travaux récents, la séquestration de Jeanne aurait été due en grande partie à des raisons politiques ; mais on n'eu admet pas moins que si sa loi je a été exagérée, - elle eut au moins une humeur fantasque, une sensibilité maladive. Elle était sujette à « d'affreuses liallucmations ... - Malade, tremblant de la fièvre et noué par la goutte, il

de' ffnrh l '"?\'''f/? '""^ inqui-Hude, jusqu'à ce qu'une maladie elle en donnP h'^"' T ^ig"»'"'^^-^ ««"P de raquette, comme

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ba nt-Just, à la mélancolie de Jeanne la Folle et de Charles le Téméraire (Alichelet, Histoire de France, t. VII.} -ii-uii-rauc.

RiBOT — Hérédité. g

Jeanne. Son fils Gharles-Quint justifie l'adage que « la folie et le génie sont parents. »

Le frère de Charles, Ferdinand, fondateur de la maison d'Autriche, a pour fils Maximilien, qui eut deux enfants ayant une tendance aux névroses, Rodolphe II et Ernest, etc., etc.

Revenons à la maison d'Espagne proprement dite : Gharles-Quint nous ramène à Philippe II, à don Carlos, « que son père appelait fou et traitait comme criminel. » De son quatrième mariage, Philippe II a son successeur Philippe III, « tyran bigot et indolent. » Puis vient Phihppe IV, dont le plus jeune fils, Charles II, infirme, épileptique, ne s'occupait qu'à jouer avec des nains, à suivre les processions, à réciter des Pater et des Ave. C'est la fin de la race (1700), qui, après avoir passé par divers degrés d'épilepsie, d'hypocondrie, de mélancolie et de manie, se termine dans l'imbécillité ^ »

En Angleterre, laissons les familles royales pour ne nous occuper que des hommes d'Etat. Nous citerons les familles bien connues des Walpole, des Pitt, des Fox, des Gren ville, des Temple, des Peel, etc.

Cromwell. La descendance directe est médiocre (nous en parlerons ailleurs); mais Gallon le rapproche de deux collatéraux, le patriote Hampdeu, fils d'un oncle, et le poète Edmond Waller, neveu d'Hampden.

Walpole, sir Robert, premier ministre en 1721-42. Son père, sir Edward, membre distingué du Parlement sous Charles II.

Son frère, Horace, diplomate de grand mérite.

Deux fils : Edward, administrateur; Horace, liltérateor.

Fox, Charles, le rival de Pitt.

Son grand-pôrc, homme d'Etat.

Son j3e)-e, créé lord HoUand, secrétaire de la guerre.

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