‹ L'hérédité psychologique [electronic resource]Chapitre 62 sur 113 · UO · texte numérisé non relu

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Examinons maintenant l'autre forme de la loi : la prépondérance d'un sexe sur le sexe de même nom.

Elle s'appuie, comme la précédente, sur un grand nombre de faits empruntés à la physiologie, la psychologie et l'histoire. On a prétendu qu'ils sont moins nombreux que les faits d'hérédité croisée. Mais ce n'est là qu'une impression générale, vague et, en définitive, qu'une hypothèse. A ces considérations douteuses, tirées du nombre des faits, les partisans de la thèse contraire pourraient opposer, outre les faits, qu'eux aussi ils ont en leur faveur, une considération théorique qui n'est pas sans valeur; ils pourraient dire que leur thèse n'est qu'un cas particulier de l'axiome admis en matière de génération : Le semblable produit le semblable.

Parmi les faits physiologiques qui montrent l'hérédité allant d'un sexe au sexe de même nom^ rappelons la famille d'Edouard Lambert, l'hommeporc-épic, dans laquelle l'infirmité ne se propageait qu'aux mâles. Le daltonisme, comme nous avons vu, se manifeste plus souvent chez les hommes que chez les femmes; cependant, il a été, pendant cinq générations, transmis à douze personnes, toutes du sexe féminin. La constitution, le tempérament, la fécondité, la longévité, les idiosyncrasies ou anomalies de toute sorte passent aussi souvent du père au fils que de la mère à la fille.

Au point de vue psychologique, nous avons dit que Baillarger, en s'appuyant sur des données statistiques empruntées aux maladies mentales, incline à croire que l'hérédité a lieu généralement entre les sexes de même

LES LOIS DE L'flÉRÉDITÉ 189

nom. "Voici cominent se décomposent les 571 cas par lui recueillis :

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