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de l'hérédité a été remarquée depuis très longtemps en-. Angleterre, où les compagnies d'assurances sur la viese font transmettre, par leurs agents, des renseignements sur la longévité des ascendants de la personne à assurer.
Il est, en revanche, plusieurs familles où les cheveux blanchissent dès la première jeunesse et presque dès l'enfance, et où l'énergie des facultés physiques et intellectuelles s'éteint de bonne heure. Chez d'autres, unemort précoce est si ordinaire, qu'il n'y a qu'un petit nombre d'individus qui puissent s'y soustraire, à forcede précautions. Dans la famille de Turgot, on ne dépas^ sait guère l'âge de 59 ans ; et l'homme qui en a fait la; célébrité, voyant approcher cette époque fatale, malgré toute l'apparence d'une bonne santé et d'une grande vigueur de tempérament, fit observer un jour qu'il était tempspour lui de mettre ordre à ses affaires et d'achever un travail qu'il avait commencé, parce que, dans sa famille,, on finissait à cet âge. Il mourut, en effet, à 53 ans.
L'immunité dont jouissent certaines familles à l'égard des maladies contagieuses, et en particulier de la variole, est bien établie.
L'hérédité peut transmettre la force musculaire et lesdiverses formes de l'activité motrice. 11 y avait dans l'antiquité des familles d'athlètes. « La liste des vainqueurs aux jeux Olympiques, remarque Galton, était soigneusement tenue à Elée. Si elle avait été conservée, elle nousfournirait des documents curieux pour l'hérédité. Je note du moins ce fait : une femme, au risqua do sa vie, assista.
40 l'hérédité physiologique
aux jeux ; elle fut absoute parce qu'il se trouva que son père, ses frères et son fils avaient été vainqueurs » Les Anglais ont des familles de boxeurs. Les recherches de Galton sur les lutteurs et sur les rameurs à la course montrent que les vainqueurs appartiennent en général à un petit nombre de familles qui ont une force et une adresse héréditaires ^ Quant à l'activité motrice, qui importe surtout chez les chevaux, l'expérience a appris depuis longtemps à tous les éleveurs que la rapidité à la course, comme les vices du mouvement ou les tics, se transmettent. Chez l'homme, il y a des familles dont presque tous les membres sont d'une adresse et d'une grâce exquises dans leurs mouvements. L'hérédité a souvent transmis le talent de la danse : on en trouve un exemple dans la célèbre famille des Vestris.
Il en est de même de la voix. Chaque animal a la voix propre à son espèce ; mais les caractères individuels euxmêmes sont transmis : ainsi le bégayement, le nasillement, le grasseyement. Les familles de chanteurs sont nombreuses, et il y en a d'autres rebelles à la mélodie.
L'hérédité des anomalies de l'organisation est bien constatée. L'une des plus bizarres et des plus connues est celle d'Edward Lambert, dont le corps, moins le visage, la paume des mains et la plante des pieds, était revêtu d'une sorte de carapace d'excroissances cornées, bruissant l'une contre l'autre. Il donna le jour à six enfants