‹ L'hérédité psychologique [electronic resource]Chapitre 72 sur 113 · Lucas, I, 108, et Burdacli, II · texte numérisé non relu

Lucas, I, 108, et Burdacli, II

entier, présentent également des cas d'innéitô curieux. Les constituLions de famille, comme le dit P. Lucas, commencent très souvent par des individus, et les constitutions les plus enracinées, les plus générales dans le sein des familles, n'y sont cependant pas celles de tous les membres.

On peut citer notamment comme faits remarquables d'innéité ceux que Zimmermann appelle des exceptions dans le tempérament. Il en a recueilli un grand nombre d'exemples : c'est un homme qui éprouve des douleurs inouïes à se faire couper les ongles; un autre de vives angoisses à se laver le visage avec une éponge. Pour d'autres, le café est un vomitif, le jalap un constipant. Haclin ne pouvait manger plus de sept à huit fraises sans être pris de convulsions, ni Tissot avaler de sucre sans vomir ^

On jugera d'ailleurs inutile d'énumérer un grand nombre de faits d'innéité, si l'on veut bien faire cette réflexion très simple que les particularités d'organisation, les variétés congénitales ou naturelles sont nécessairement des exceptions à la loi d'hérédité : ainsi la polydactylie, l'ectrodactylie, le bec-de-lièvre et toutes les difformités do cette nature commencent par une déviation du type spécifique. Rappelons le célèbre exemple d'Edward Lambert, « l'homme porc-épic, » dont les parents étaient sains>t bien conformés, mais qui transmit à ses enfants sa singuhère carapace : en sorte que l'hérédité, comme on le voit par ces faits, finit par s'imposer elle-même à ses propres exceptions.

Chez les animaux, toutes les variétés qui ne sont pas dues à des croisements, mais à des modifications sponta-

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