‹ L'hérédité psychologique [electronic resource]Chapitre 73 sur 113 · x'our les faits en général, voir Lucas, I, p · texte numérisé non relu

x'our les faits en général, voir Lucas, I, p

nées, résultent également de l'innéilé et de l'hérédité, de l'innéité pour leur origine, de l'hérédité pour leur maintien : ainsi les taureaux sans cornes ou mochos de la république Argentine, les poules sans croupion, les poules naines et pattues, etc.

Si nous passons de l'ordre physiologique à l'ordre psychologique, nous trouverons des cas non moins frappants d'inuéité.

Les phrénologistes ont accumulé les faits pour montrer que chez les animaux, là où nous ne voyons qu'uniformité de mœurs, de caractères, d'aptitudes psychiques, il y a entre les membres d'une même famille des différences individuelles qui, ne résultant pas de l'éducation, sont dues à l'innéité. Dans une portée de louveteaux enlevés à leur mère, dit Gall, et qui tous furent élevés delà même manière, un s'apprivoisa et devint doux comme un chien; les autres gardèrent leur naturel farouche^.

Chez les jumeaux, il y a quelquefois des contrastes extrêmes entre les goûts, les penchants, les idées.

Ce qui est plus curieux, c'est que les monstres doubles, quand ils parviennent à vivre, peuvent avoir des constitutions psychiques différentes. M. Serres l'a remarqué à propos de Ritta et Ghristina. Les jumelles de Presbourg, qui étaient réunies seulement par l'extrémité postérieure du thorax, différaient complètement de caractère. L'une était belle, douce, posée, peu sensuelle; l'autre laide, méchante, querelleuse, ardente. Les violences de la dernière contre sa sœur et leurs disputes étaient devenues si fréquentes que, dans le couvent où le cardinal de Saxe- Zoils les avait placées, on se vit obligé de leur affecter une surveillante qui ne les quiiu'it point. Elles vécurent

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