Darwin, ouvrage cité, p
toute son évolution, à supposer qu'on puisse le faire : ce qui précède sufBt. Quel rôle joue riiérédité dans cette période de formation?
Les tribus mieux .douées que les autres d'instincts sympathiques et sociaux ont dû, comme nous l'avons vu, l'emporter dans la lutte pour la vie, et elles ont dû aussi transmettre ces qualités à leurs descendants. Admettons cependant que cette transmission n'ait pas eu lieu ou ait peu duré : en ce cas, elles ont été supplantées par d'autres chez qui la transmission s'est faite. L'hérédité conserve toujours ses droits. Elle joue simultanément des parties sans nombre; elle en perd une, elle en gagne mille.
En même temps que par elle la possibilité d'une discipline morale augmente à chaque génération et reçoit une base organique, l'influence naissante de l'éducation, des coutumes, de la rehgion agit du dehors dans le même sens. « L'homme, par suite d'une longue habitude, pourra acquérir assez d'empire sur lui-même pour que ses passions et ses désirs finissent par céder aussitôt à ses sympathies sociales et faire cesser toute lutte entre
les deux Il est possible, il est même probable que
l'habitude de se commander à soi-même est héréditaire comme les autres. L'homme en arrive ainsi à sentir par habitude acquise ou héréditaire qu'il lui convient mieux d'obéir à ses instincts les plus persistants. Le mot impérieux devoir ne semble impliquer que la conscience d'un instinct persistant, inné ou en partie acquis, qui sert de guide, bien qu'il puisse être méconnu et désobéi K » — Herbert Spencer soutient une thèse analogue en d'autres termes : « Je crois que les expériences d'utilité organisées ei consolidées à travers toutes les générations passées de