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Ireland, Journal of mental science, July

l’hérédité dans l’histoire

Son frère , Stephen, homme d’Etat et leader.

Plusieurs neveux, hommes d’Etat, écrivains, généraux.

Guenville, Georges, premier ministre en 1763. Gallon compte douze membres remarquables dans sa famille.

Pitt, William, créé comte de Chatham, premier ministre en 1766, épousa une Grenville. (Voy. cette famille.)

Son fils, William, premier ministre à vingt-cinq ans, le célèbre rival de Fox.

Sa petite-fille, lady Esther Stanhope, la Sibylle du Liban.

Temple, Henri, plus connu sous le nom de lord Palmerston. Plusieurs membres remarquables dans sa famille, entre autres son arrière-grand-oncle, Temple (William), écrivain et homme d’Etat.

Ii serait facile d’étendre longuement cette liste pour l’Angleterre % et je n’ai pas l’intention de parcourir l’histoire de tous les pays. J’indiquerai encore, avant de parler des Français :

Gustave-Adolphe, non moins remarquable comme homme d’Etat que comme général; parlait le français, l’italien, le latin, l’allemand : renouvela l’Université d’Upsal.

Sa fille, Christine, qui réunit à Stockholm Grotius, Descartes, Vossius.

Son bisaïeul, Gustave Vasa. Gelui-ci eut une fille, Cécilia, qui ressemble à beaucoup d’égards à Christine.

Son petit-neveu, le romanesque Charles XII.

Witt. Jean de Witt et son frère Cornélius de Witt.

Maurice de Nassau, l’un des plus grands capitaines de son temps, gouverna les Pays-Bas.

Son père, Guillaume d’Orange, « le Taciturne. »

Son grand-père, Maurice, électeur de Saxe.

Son frère, Frédéric-Guillaume, stathouder.

Son pelit-neveu, Guillaume 111, stathouder et roi d’Angleterre.

Son neveu, Turenne.

En France, nous avons vu le portrait des Guises par Voltaire; citons parmi leurs contemporains :

1. Le lecteur à qui elle ne suffirait pas trouvera un grand nombre de noms dans Galton, qui s’est particuliérement attaché à son pays.

LES FAITS

Coligny (l'amiral Gaspard de), tué à la Saint-Barthélemy.

Son père, Gaspard, maréchal de France, se distingua dans les guerres d’Italie.

Son oncle , le duc de Montmorency, connétable de France.

Saint-Simon note la famille des Conbé, comme Voltaire a fait celle des Guises. « Chez presque tous les princes de la famille de Gondé, on note une chaude et naturelle intrépidité, une remarquable entente de l’art militaire, de brillantes facultés de l’intelligence. Mais, à côté de ces dons, des travers d’esprit voisins de la folie, des vices odieux du cœur et du caractère, la malignité, la bassesse, la fureur, l’avidité du gain, une avarice sordide, le goût de la rapine et de la tyrannie et cette sorte d’insolence qui fait plus détester les tyrans que la tyrannie elle-même. » — D’ailleurs ceux qui liront, avec quelque préoccupation de l’hérédité, cet historien si riche en généalogies et en portraits, trouveront fréquemment chez lui des remarques curieuses.

Chez les Lamoignon, on notait déjà à la fin du xvne siècle la transmission héréditaire : « Une de ces familles où l’on ne semble naître que pour exercer la justice et la charité, où la vertu se communique avec le sang, s’entretient par les conseils, s’exalte par les grands exemples. » (Fléchier.) Charles de Lamoignon, né en 1514, devait succéder au chancelier de L’Hôpital, quand il mourut en 1572. Il eut vingt enfants dont Pierre, enfant prodige , qui mourut prématurément, et Chrétien, président à mortier. — Chrétien eut pour fils Guillaume de Lamoignon, le premier président du parlement, le plus célèbre de la famille, dont Fléchier a fait l’oraison funèbre. — Son fils, Chrétien- François , président à mortier , lié avec Boileau , Racine, etc. — Son frère, Nicolas, fut intendant à Montauban, Pau, Poitiers, Montpellier ; mêlé aux Dragonnades, mais déploya beaucoup de talent, — Guillaume, fils de

l’hérédité dans l’histoire

Chrétien-François, premier président, exilé par Maupeou. — Chrétien-François II, arrière-petit-fils de l’ami de Boileau, chancelier en 1787. — Malesherbes était de cette famille.

Le livre de Loménie nous a fait connaître dans le menu détail la famille des Mirabeau. « Il a révélé une race à part des caractères d’une originalité grandiose et haute, d’où notre Mirabeau n’a eu qu’à descendre pour se répandre ensuite, pour se précipiter, comme il l’a fait, et se distribuer à tous , tellement qu’on peut dire qu’il a été l’enfant perdu, l’enfant prodigue et sublime de sa race. » (Sainte-Beuve.)

Le marquis de Mirabeau, « l’ami des hommes, » attribuait au sang des Riquetti le caractère de la race : « un certain génie fier, particulier et exubérant que j’ai souvent découvert dans les traces de nos vieux pères L »

Son père, le marquis Jean-Antoine, vaillant soldat, homme âpre et plein de saillies, fut laissé pour mort sur un champ de bataille. Trois ans après, le bras cassé, la tête soutenue par un collier d’argent, il épouse Mlle de Castellane, « femme pétrie d’élévation », mais qui, sur la fin de sa vie, fut atteinte de folie. Parmi leurs enfants, citons :

Le dernier, Louis- Alexandre, dont la vie fut un roman, qui mourut à trente-six ans, à la veille de faire une fortune politique en Allemagne.

Le Bailli, qui est le « plus beau produit moral qui soit sorti de cette race effrénée. Mais, comme si Fexcès même dans le bien était inhérent à la famille, le meilleur de tous fut excessif dans sa passion pour la vérité et la justice. »

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