‹ L'hérédité psychologiqueChapitre 52 sur 114 · Pour les faits, voir Esquirol, II, p · texte numérisé non relu

Pour les faits, voir Esquirol, II, p

LES FAITS

un tel arrêt de développement que quelques-uns ont pris les habitudes du pur animal. Cette maladie est incurable, car, pour la guérir, il faudrait refaire un autre cerveau. Suivant le mot ingénieux d’Esquirol, le dément est un riche devenu pauvre; l’idiot, un pauvre qui n’arrivera jamais à la richesse.

Comme le plus souvent l’appétit sexuel est très vif chez les idiots et qu’il s’ensuit une fécondité malheureuse , l’hérédité de l’idiotie est facile à constater. On cite un assez grand nombre de cas d’hérédité directe. Ainsi Es* quirol a vu à la Salpêtrière une idiote qui n’a eu que trois enfants, deux filles et un fils, tous trois idiots h Mais l’idiotie paraît se transmettre plutôt sous le forme collatérale, ou bien en ligne directe, mais en disparaissant pendant une ou deux générations. Haller le premier l’a remarqué à propos de deux familles nobles chez qui l’idiotie s’était déclarée un siècle auparavant, et on la voyait se manifester encore à la quatrième et à la cinquième génération. De nos jours, Séguin, très compétent sur cette question , fait la même remarque. « Je n’ai jamais eu, dit-il, à soigner, que je sache, d’idiot fils d’idiot ni même fils d’imbécile, tandis qu’il m’est arrivé fréquemment de connaître ou de voir dans la famille d’un de mes élèves une tante, un oncle, plus souvent encore un aïeul, atteint d’idiotie, de folie ou d’imbécillité pour le moins. »

Dès qu’on ne se restreint plus à l’hérédité de similitude, la transmission des désordres mentaux devient un fait si

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