V. ouvrage cité, pièces justificatives, note I, p
Comme exemples, je citerai d’une façon toute sommaire quelquesunes de ces observations :
Ogs. I. — Chancre induré de la verge. — Syphilides cutanées et muqueuses. — Traitement irrégulier, assez prolongé cependant. — Mariage quatre ans après le début de la syphiliss — Femme restant indemne.— Un enfant sain. — Deux ans après la naïssance de cet enfant, le père est affecté de syphilides papulo-croûteuses de forme circinée,
Os. II. — Chancre induré du gland. — Roséole. — Syphilides
buccales.— Sarcocèle épididymaire. — Récidive de roséole cerclée. — Traitement intense et prolongé. — Mariage six ans après le début de la syphilis. — Femme restant indemne. — Trois enfants sains, dont l'aîné est actuellement âgé de dix ans. — Gomme de la verge après la naissance du second enfant.
Ogs. III. — Chancre induré. — Roséole. — Syphilides palmaires. — Syphilides buccales. — Traitement assez long, mais irrégulier. — Mariage six ans après le début de l'infection, — Second mariage quelques années plus tard. — Femmes restant indemnes., — Cinq enfants des deux lits, tous absolument sains.
— Récidives de psoriasis palmaire sur le mari, après la naissance du premier et du troisième enfant.
Ogs. IV.— Chancre induré. — Roséole, — Syphilides buccales. — Récidive de roséole, sous forme circinée. — ‘Fraitement prolongé. — Mariage trois ans après le début de la syphilis. — Femme restant indemne. — Deux enfants sains, dont l'aîné est actuellement âgé de neuf ans. — Tubercule ulcéré de la verge, neuf ans après le mariage. :
Ogs. V — Chancre induré, — Syphilide papulo-croûteuse. — Syphilide ecthymateuse (ecthyma profond). — Rupia.— Céphalée très violente. — Hémiplégie, — Récidive de syphilides rupiales.— Traitement très énergique et très prolongé. — Mariage deux ans
j'en pourrais citer actuellement plus du triple. Déjà je vous en ai communiqué quelques-unes dans ce qui précède. Laissez-moi, en son lieu et place, en produire une autre, comme spécimen, et celle-ci d’une authenticité absolument irréfutable pour des aisons que vous allez apprécier vous-mêmes.
Un de mes amis, médecin fort distingué, a eontracté la syphilis 11 y à 17 ans environ. Il s’est traité et marié. Or, consécutivement à la naissance de ses deux premiers enfants, — lesquels (ainsi que les suivants, d'ulleurs) sont restés absolument indemnes, — il a été affecté d'une syphilide palmaire aussi typique, aussi 1rrécusable que possible. Ai-je à dire si ses enfants ont été, de sa part et de la mienne, l’objet d’une surveillance inquiète et vigilante ? Eh bien, jamais, Je vous le répète, on n’a constaté sur eux le moindre symptôme suspect. Ils sont donc nés sains d’un père encore syphilitique, incontestablement syphilitique.
MU CE qui est vrai relativement au père est également vrai en ce qui concerne /a mère.
après le début de la syphilis. — Femme restant indemne.— Enfant sain.— Ultérieurement, le mari est affecté de nombreux accidents de syphilis : diplopie, accès éphémères d’hémiplégie droite, syphilides nasales, ecthyma des jambes.
Oss. VI. — Chancre induré. — Roséole. — Syphilides buccales. — ‘Traitement prolongé. — Mariage trois ans après le début de la syphilis. — Femme restant saine. — Un enfant sain. — Acci-
dents multiples survenus chez le père, après la naissance de l'enfant : sarcocèle spécifique, périostoses, ulcérations nasales, syphilide tuberculeuse du nez, diabète.