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L'influence hérédo-syphilitique, qui s'exerce d'une façon

très inégale aux divers âges de la maladie, comporte un maximum et un maximum considérable, lequel correspond environ aux trois premières années de l'infection.

11. — Le maximum de ce maximum répond au plus jeune âge de la diathèse, c’est-à-dire, approximativement, à sa première année.

ui. — Au delà des trois premières années de la maladie, la décroissance de l'influence héréditaire se continue encore les années suivantes, mais d’une façon infiniment moins marquée. 102

XIT, — Existe-t-il un age limite où l’influence héréditaire cesse de s'exercer? — Usuellement, cette influence s’épuise et s’éteint au delà d’un certain temps. — Toutefois, authenticité indéniable

d’une hérédité syphilitique à long terme, s’exerçant bien au delà de la période secondaire, c’est-à-dire en pleine étape tertiaire, même

avancée. — ‘Triple série de documents démonstratifs. Fréquence relative de cette hérédité à long terme. — A quelles échéances et sous quelles formes s’exerce-t-elle ? — Quelle est

son échéance possible la plus tardive? — Conséquence pratique : il convient, au point de vue héréditaire, de se méfier de la syphilis même âgée, même tertiaire . Lu Lee 0 ENS Le DO XIII. — Action exercée par LE TRAITEMENT. — Pr odigiense influence du traitement spécifique, du mercure notamment, sur l’hérédité syphilitique, et cela dans toutes les conditions possibles de provenance héréditaire. — Le traitement constitue par excellence un correctif, un neutralisant de l'influence héréditaire de la syphilis. — Exemples cliniques. — Une influence même simplement provisoire du traitement a pu quelquefois conjurer provisoirement les effets de l’hérédité syphiliique. — Parallèle des quotients de mortalité infantile par hérédité spécifique chez les sujets traités et chez les sujets non traités. — Quotients de cette même mortalité dans-les syphilis ignorées. , . . . +... 127 XIV.— Action combinée du temps et du traitement. — La réunion de ces deux facteurs constitue la meilleure sauvegarde dont nous disposions contre l’hérédité syphilitique, — Avec du mercure et du temps, tout médecin peut faire d’un sujet syphilitique, sauf exceptions rares, un mari et un père non dangereux, , . 139 XV, — Syphilis bénignes ; syphilis graves, — Existe-t-il un rapport entre la gravité d’une syphilis et l'intensité de son pouvoir de transmission ? — Possible et réel en certains cas, ce rapport n’a rien de nécessaire. — La bénignité d’une syphilis n’est en rien une garantie de bénignité quant à ses conséquences héréditaires. — Syphilis bénignes à hérédité pernicieuse. — Exemples. — A ce point de vue, rapprochement curieux entre les conséquences

tertiaires et les conséquences héréditaires possibles des syphilis dites bénignes. — Enseignements pratiques, relativement au mariage, dérivant des notions précédentes, . , , . . . 145 XVI. — Syphilis en action; syphilis en puissance. — L'hérédité syphilitique a-t-elle besoin pour s'exercer que la syphilis des géniteurs soit en action, et non pas seulement en puissance, au moment même de la fécondation? — S’exerce-t-elle d’une façon plus nocive suivant que la maladie, à ce moment, se trouve en action ou en état diathésique latent ? — Dangers très inégaux de l’hérédité syphilitique suivant que la procréation a lieu au cours des crises d’effervescence aiguë de la maladie ou bien dans ses étapes latentes et surtout dans des étapes prolongées d’état latente EU AAA 6 RENE BR UMTS ESA S XVII. — SyPpHILIS PAR CONCEPTION. — Comment se présente en pratique la syphilis par conception, dérivée de l’hérédité paternelle. — Authenticité indéniable de ce mode spécial d'infection. — Deux éléments fatalement associés à la scène morbide : grossesse ; — et syphilis de l'enfant. — La mère recoit-elle donc la syphilis de son enfant? — Arguments divers en faveur de cette interprétation. — Dénomination appliquée à ce mode de contamination. — Deux mots RARE — MM. Ricord et DTA ES EAU" PEL A HUPLEE XVIII. — Objections verse ARTE à Hi HOME de la syphilis conceptionnelle, — Discussion. — Réfutation. , . . . . 184 XIX. — Etude clinique de la syphilis conceptionnelle. — A quelle époque fait-elle ses premières manifestations ? — Quels caractères, quelles formes morbides affecte-t-elle ? — Sa caractéristique essentielle est d’être une syphilis sans période primaire, une syphilis générale d'emblée. — Comment et pourquoi elle est exposée à rester souvent méconnue, — Formes usuelles de début. — Formes plus rares, à manifestations plus intenses, voire malignes d'emblée. — Évolution ultérieure, , . . 192 XX. — Enseignement majeur dérivant des notions précédentes : Un mari syphilitique peut être dangereux pour sa femme non pas seulement en tant que mari, mais en tant que père, c'est-àdire de par les enfants qu’il peut engendrer.

Comment la syphilis par conception éclaire certaines obscurités relatives à l’étiologie de la syphilis féminine.

Fréquence réelle des syphilis conceptionnelles bien supérieure à ce qu'on la suppose généralement, — Nombre de cas qu'on n'ose lui rapporter lui sont imputables en réalité. 199

XXI. — Lor pe Cores, ou mieux : Lor DE Baumis. -— Spectacle étrange souvent offert par la clinique : Femme saine allaitant

son enfant syphilitique et couvert de lésions contagieuses, sans être contaminée par lui. — Authenticité indéniable et fréquence de ce fait, actuellement élevé à la dignité de loi pathologique. — Formule de cette loi. — Est-ce à Colles ou à Baumès qu’il convient d'en’attribuer la découverte ?, : :- {55448 @barr

XXII — Quelle peut être la raison de cette immunité de la mère vis-à-vis de son enfant? — Hypothèses diverses, — Très certainement la mère ne résiste à la contagion que parce qu’ellemême est one — Etre décisives de Caspary et de Neumann, . . ; ; Te DTANE

XXIII. — Mais de qui cette Enbne tient- die sa die ? —- Plusieurs hypothèses en présence. — Une seule interprétation acceptable : Cette femme a recu la un in utero de son énfanbs ts: RENE he de HE qu ta 00

XXIV. — Syphilis ll rente —— En quoi consiste cette modalité spéciale d'infection. — Nécessité actuelle de reconnaitre l’authenticité d’un type particulier de syphilis consistant en ceci: une imprégnation syphilitique de l’organisme sans symptômes apparents.

Quelle est cette syphilis muette, silencieuse ? — Fst-elle latente seulement à temps ou à perpétuité ? — Bilan actuel de nos connaissances sur Ce point. —

Existe-t-il une syphilis a à ie sn . correspondant à la

syphilis héréditaire tardive? , . , Mise rs 23 XXV. — Explication proposée de cette Re latente d’infection. — Les femmes en état de syphilis conceptionnelle la-

tente ont-elles reçu tout à la fois assez de virus pour être syphilitiques et assez peu pour que la maladie reste latente sur elles tout en leur conférant l’immunité ? — Est-ce là un type de syphilis atténuée, contenant le vaccin même de la syphilis ? . 249.

XXVI. — Une femme qui a donné naissance à un enfant syphilitique peut-elle rester saine, au point d’être susceptible de contracter ultérieurement la rip — Prétendues exceptions à la loi de Baumès. . . . MT 0

XXVIL -— Exceptions aux A d’ Mtélution éd l hérédité syphilitique 1° par le temps ; — 2° par le traitement ; — 3° par l’influence combinée du temps et du traitement. — Rareté des exceptions de ce genre, dont la raison reste ignorée.

. Corollaire : La naissance d’un enfant sain, dans un ménage syphilitique, constitue-t-elle un brevet d’immunité, une garantie d'avenir, et cela soit pour les parents, soit pour les enfants ulté- . rieurs ? . 260

XXVIII, — hole de de Arte Ste dévant j héré- Fournier. — L'Hérédité syphilitique. 27

dité syphilitique. — Possibilité de contrastes surprenants et inexpliqués. — Cas où elle se montre clémente et inoffensive ; cas où elle sévit d’une façon intense, voire pernicieuse . … . . .' 273 XXIX. — Immunité possible d'enfants issus de parents syphilitiques non guéris.. . . 72 RENE NT CL TENNIS XXX. — Alternances een — LÉ ces alternances peuvent être quelquefois expliquées par une influence thérapeutique provisoire. — Cas où elles restent absolument inexpliquées. 286 XXXI. — Grossesses gémellaires. . . . LIST PSN XXXII — Diagnostic prévisionnel. — SES d ordi extréme où il est possible de présager presque à coup sûr le résultat favorable ou défavorable d’une grossesse. — Situations d’ordre moyen où les prévisions à émettre se bornent à de simples présomptions, voire où toute prévision est scientifiquement impossible. -— Réserve absolue le plus souvent pe relativement aux résultats de l’hérédité syphilitique. . . ! é L VEag6 XXXIIL. — Pronosric. — L'hérédité constitue 1e pire raser qui puisse dériver de la syphilis. — La mortalité que réalise l’hérédité syphilitique est infiniment supérieure à celle qui dérive de la modalité la plus grave, la plus pernicieuse, de la syphilis. 303

XXXIV. — Degré de fréquence suivant lequel s'exerce l’hérédite dansles ménages syphilitiques. — Etant donné un ménage enta-

ché de la tare syphilitique, 1l y a plus de 5o pour 100 de risques pour que la disposition morbide des parents se réfléchisse sur le produit de conception.

Mortalité infantile s’élevant, en ville, à une proportion de 42 pour 100. — Proportion de mortalité bien supérieure dans les milieux hospitaliers. — Statistiques de Lourcine et de Saint- Lazare. — Statistique de Saint-Louis.

Influence énergiquement meurtrière exercée par le vice hérédosyphilitique sur le produit de conception et sur l'enfant. — La vérole tue les jeunes, et les tue parfois par véritables hécatombes. — Polymortalité des jeunes dans certaines familles syphilitiques.— Comment cette polymortalité s’élève jusqu’au rang d’un véritable élément séméiologique pour le diagnostic NE de la syphi-

lis héréditaire. , . . A ;'-L'ALO ON XXXV. — Hérédité He do Sr génération. . . 318 XXXVI. — PROoPHYLAXIE et TRAITEMENT. — Questions nombreuses

correspondant à des situations différentes et à des individualités différentes.

Avant le mariage. — Trois indications : traiter le futur mari; — faire son éducation relativement aux dangers héréditaires de sa maladie ; — lui interdire le mariage jusqu’à l’époque où, de par

un ensemble de conditions rassurantes, il sera devenu inoffensif comme père, non moins, bien entendu, que comme époux. — Véritables devoirs professionnels se rattachant à l’observance de ces derniers points.

11° Après le mariage. — Éclairer le mari sur les dangers multiples de la situation; — lui interdire la paternité; — le traiter, mais le traiter d’une façon spéciale, intensive, de façon à couper court aux deux ordres de dangers imminents, dangers relatifs à la femme et dangers d’hérédité.

11° Au cours de la grossesse. — Situation périlleuse par excellence.

Question capitale : Faut-il ou non soumettre au traitement spécifique une femme enceinte d’un enfant qui, issu d’un père en état de syphilis, court le risque de subir l’hérédité paternelle ? — Deux éventualités possibles d'ordre contraire,

Première éventualité : Femme syphilitique. — Dangers des plus graves en pareille situation. — Il n’est pas impossible cependant que le traitement conjure un désastre complet. — Cas où la grossesse a pu être menée à terme. — Cas exceptionnels, mais authentiques, où l'enfant a pu échapper à la syphilis.

Donc, indication capitale : Traiter la mère. — Objections. — Prétendus dangers du traitement mercuriel au cours de la grossesse. — Préjugés populaires, voire médicaux, attribuant au mercure l’avortement, qui n’est qu'un résultat de la syphilis. —- Réaction inaugurée par Mauriceau.— Doctrine actuelle. — Urgence absolue de soumettre au traitement mercuriel les femmes syphilitiques en état de gestation. — Résultats confirmatifs en faveur de-cette bienfaisante pratique, 4... 0e RN/820

XXX VII. — Seconde éventualité : Femme enceinte et indemne de syphilis. — Embarras de la situation. — Doctrines divergentes sur l'opportunité d’une intervention préventive. — Opinion de Ricord. — Comment doit être envisagée la question. — Pas de loi générale à formuler. — Doctrine de l'intervention rationnelle et motivée. — Recherche des indications particulières à chaque cas. — Cas où l'intervention préventive est absolument indiquée par les résultats malheureux de grossesses antérieures, voire où elle est légitimée par la simple suspicion de syphilis. — Cas inverses où l’expectation est de règle. — Cas d'appréciation infiniment plus difficile, alors qu'il s’agit d’une première grossesse. — Indications ne pouvant plus alors dériver que des conditions propres à la syphilis du mari. — Discussion. — Cas absolument douteux, à indications équivoques . « : +... A M0

XXXVIIL -- Situation singulière es à n birss mère qui, dans cet ordre de cas, est soumise, bien que saine, au traitemént de la

syphilis. — Dévouement maternel se prêtant toujours à ce traitement.

Traitement médiat du fœtus par la mère légitimé par la chimie moderne. — Recherches de M. Cathelineau. — Découverte -et dosage du mercure dans les organes du fœtus.

Ce traitement médiat peut-il être préjudiciable à la mère ?

Peut-il être profitable à l'enfant ? — Résultats d’observation clinique. — Ce traitement constitue pour l’enfant une sauvegarde utile et puissante, dont il y a indication formelle à le faire bénéficier.

Difficultés d'application. — Deux partis en présence : traitement subreptice et traitement avoué. — Lequel de ces deux partis serait le plus sûr et le plus digne ?

Quel doit être ce traitement? — Le traitement institué en vue seulement du fœtus doit-il être l’homologue du traitement d’une femme syphilitique ? — Est-il logique, est-il nécessaire de lui

conférér la -mêéme/intensité 0 164 con 1e MEN LE N3h6 XXXIX., — Question de l'allaitement, — Dangers encourus par la nourrice. — L'enfant à naître est suspect; quile nourrira? — Grave

danger en perspective : infection possible d’une nourrice. — Principe absolu avec lequel il n’est pas de transaction possible : Cet enfant suspect ne saurait être confié à une nourrice. — En l'espèce, l’allaitement par la mère est le seul mode rationnei et pratique d’élevage de l’enfant. — Trois raisons pour lesquelles la mère doit servir seule de nourrice à l’enfant. Conduite à tenir pour préparer à l’avance ce résultat. — Diffcultés de pratique.

Devoir, pour le médecin, d'éclairer les familles sur les dangers de la situation, relativement à l'élevage de l’enfant par une nour-

rice. — Justes récriminations des familles contre les médecins qui ont négligé ce devoirs ec ts vai SNS re GS 384 XL. — 1v° Après l'accouchement. — De NON Enfant sain, ou enfant malade. — Indications à remplir dans chacun de ces LAS NEC ES ED FIMUS ET ARE PT ETS SON TRE PER ONRRES XLI. — Quelques considérations générales sur la syphilis hérédi-

taire et le traitement qui lui est applicable.

La syphilis héréditaire est très communément viscérale, et cela bien plus souvent qu’on ne le croit. — Elle peut être exclusivement viscérale. — La symptomatologie quitraduit ces déterminations viscérales n’offre jamais rien de spécial, en dépit de leur spécificité de nature; d’où la nécessité d’instituer, en pareil cas, le diagnostic et le traitement sur un simple calcul de probabilités. — Infractions fréquentes à ce principe, et dangers

bn

qu’elles comportent. — L'ensemble symptomatologique de ces déterminations viscérales est souvent très vague, au point de se réduire à un simple dépérissement progressif. — Sur un enfant suspect d’hérédo-syphilis, un dépérissement aigu et non motivé constitue presque une indication uffisante à l'intervention du traitement spécifique. — Cas spéciaux où il y a lieu d'intervenir préventivement, avant l'invasion des symptômes d’infection héréditaire. — Quel doit être le traitement de l’hérédo-syphilis, comme direction et comme durée. — Nécessité, comme pour la syphilis acquise, d’une médication longuement poursuivie. , , . 400

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Érratum. — Page 85, ligne 4 : Au lieu de « 80 pour 100 », lisez :

75 pour 100.

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