LES MUSICIENS
Le développement de l’art musical est beaucoup plus récent que celui de la peinture. Il ne date guère que de trois siècles. Nous allons voir cependant que les cas d’bérédité n’y sont pas rares; la famille de Bach, à elle seule, va nous offrir une démonstration des plus curieuses. Parmi les grands musiciens qui font exception à la loi d’hérédité, Je ne trouve que Bellini, Donizetti, Bossini, Halévy.
Allegri, le célèbre compositeur du « Miserere d de la chapelle Sixtine, appartenait à la même famille que le peintre Gorregio Allegri.
Amati, Andréa, le plus illustre d’une famille de violonistes de Crémone,
Son frère, Nicolas, ses deux fils, Antoine et Jérôme, et son petit-fils.
Bach, Sébastien, le plus grand de la famille.
La famille des Bach est peut-être le plus beau cas d’hérédité mentale qu’on puisse citer. Elle commence en 1550, traverse huit générations; le dernier membre connu est Régina Suzanna, qui vivait en 1800, dans l’indigence. « Il est sorti de
cette famille, pendant près de deux cents ans, une foule d artistes de premier ordre. 11 n’y a point d autre exemple d une réunion de facultés aussi remarquables, dans une seule famille. Son chef fut Weit Bach, boulanger à Presbourg, qui se délassait de son travail par le chant et la musique. Il avait deux fils qui commencèrent cette suite non interrompue de musiciens du même nom qui inondèrent la Thuringe, la Saxe et laFranconie, pendant près de deux siècles. Tous furent organistes ou chantres de paroisse ou ce qu on appelle en Allemagne musiciens de ville. Lorsque, devenus trop nombreux pour vivre rapprochés, lés membres de cette famille se furent dispersés, ils convinrent de se réunir une fois chaque année à Jour fixe, afin de conserver entre eux une sorte de lien patriarcal. Cet usage se perpétu^a Jusque vers le milieu du xiii® siècle, et plusieurs fois on vit Jusqu’à cent vingt personnes, hommes, femmes et enfants, du nom de Bach, réunies au même endroit L » Dans cette famille on compte 29 musiciens éminents^ et Fétis.en mentionne 57 dans son Diclionmire biographique.'
Beethoven, Ludwig. i
Son père, Jean, était ténor de la chapelle de l’électeur de Cologne.
Son grand-père, Louis, fut d’abord chanteur, puis maître de la même chapelle.
Bellini, fils et petit-fils de musiciens d’ailleurs peu remarquables.
Benda, Francesco (1709-1786), le principal membre d’une famille remarquable de violonistes.
Ses trois frères, Jean, Joseph et Georges. * -
Ses deux fils, Frédéric et Charles, et ses deux fi,Ues.
Ses deux neveux, Ernest, fils de Joseph, Frédéric, fils de Georges.
Bononcini. Son père, Antoine, et son fils, Jean, qui fut quelque temps, en Angleterre, le rival de Hoendel.
Donizetti, Gaétan.
Son frère, Joseph, a cultivé surtout la musique militaire.
* Fétis. Biographie universelle des musiciens.
L’HÉPÆBlTli DE lAMAfil'sATlOK. 9B
Düssek, Ladislas, connu comme compositeur et comme exécutant.
Son frère, Jean, excellent organiste.
Son frère, François, bon violoniste. ^
Sa Mie, Olivia, hérita du talent de son père.
Eichhorn et ses deux fils, montrèrent dès leur plus tendre
enfance un grand talent d’exécution.
■ Gabrielli, André, et son miiew, Jean.
Halévy, d’origine Juive; ce point est à remarquer, et nous y reviendrons.
. Son frère, Léon Halévy, littérateur et poete.
Haydn et son frère, excellent organiste et compositeur de musique religieuse. . , / i
Hiller, Jean-Adam; compositions musicales et écrits sur la
musique.
Son fils, Frédéric-Adam (1768-1812).
Son petit- fils, Ferdinand, ce actuellement l’un des meilleurs compositeurs de l’Allemagne,, » au Jugement de Fétis.
Keiser. Reinhard, son père et sa fille.
Mendelssohn, de famille Juive. ■
Son grand-père, Moïse, philosophe; travaux sur 1 esthe-
'"sonpère, Abraham, banquier i. Berlin, ûn connaisseur en musique.
Un oneZe,. écrivain. /
Sa sceur, femme distinguée, pianiste habile, associée a tous
les travaux de son frère.
Meyerbebr (Jacques Baer).
' Ses deux frères, l’un, Guillaume, astronome, connu par sa carte de la lune ; l’autre, Michel, poète, mort Jeune.
Mozart (Jean). ' ;
Son père, Jean-Georges, second maîtrede chapelle du prince-"
évêque dé Salzbourg.
Sa sœur, dont les succès dans l’enfance annonçaient un talent qui ne s’est pas réalisé.
Son fils, Charles, èultiva la musique en amateur.
Son fils, Wolfgang, né quatre mois après la mort de son
LES FAITS
père, montra de bonne heure d’heureuses dispositions pour la musique,; mérite de compositeur et de vir.tuose.
Palestrina. Ses fils, Ange, Rodolphe et Sylla, morts jeunes, paraissent avoir hérité de quelque talent, à en juger par leurs compositions conservées dans les œuvres de leur père.
Rossini, Son père et sa mère, musiciens de foire.