CHAPITRE V
l’hérédité de l’intelligence.
Si nous prenons la faculté de connaître, et que par hypothèse nous fassions deux parts, que nous mettions dans l’une la perception, la mémoire et Fimagination dont l’hérédité vient d’être étudiée, il restera pour l’autre un certain nombre de facultés qui ont pour objet l’abstrait, le général, et que nous désignons ici sous le ném d’intelligence proprement dite. Il s’agit de déterminer si ces modes de la connaissance, les plus élevés de tous, sont soumis à la loi d’hérédité.
11 est clair, d’abord, que ces manifestations de la pensée sont vraiment les formes supérieures de l’intelligence humaine, c’est-à-dire de la plus haute intelligence de nous connue. L’homme est capable de s’élever delà sensation concrète et confuse à la simplicité de la notion abstraite; il peut ramener une masse innombrable de faits à une idée générale, unique, fixée par un signe ; il peut, par le raisonnement, atteindre les conséquences les plus compliquées ou les plus lointaines, et deviner l’avenir d’après le passé. C’est parce qu’il peut comparer, Juger, abstraire, généraliser, induire et déduire que les
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sciences, les religions, les arts, la morale, la vie sociale et politique sont nées et depuis ont continué leur incessante évolution. Ces facultés sont si merveilleuses que, par leurs résultats accumulés, elles ont fait de 1 homme comme un être à part dans la nature.
Chercher si elles sont transmissibles par hérédité, c est donc chercher si la vie psychologique, sous sa forme la plus haute, est soumise à cette loi biologique. En se plaçant à un point de vue étroit et superficiel, on peut soutenir que jusqu’ici nous avons établi tout au plus l’hérédité des formes inférieures de l’intelligence, que nous, nous en sommes tenu simplement aux abords de la question, jjue nous n’avons aucun droit de conclure du moins au plus, de l’inférieur au supérieur. Mais ici nous
allons attaquer résolument la difficulté.
On ne peut pas dire cependant que le débat ait été très- vif sur ce point. Il n’aurait pu etre soutenu que par les métaphysiciens, et ils ont montré presque tous la plus profonde insouciance pour le sujet qui nous occupe. Quant aux partisans de l’expérience, physiologistes ou autres, qui ont traité de l’hérédité, ils lui ont accordé, en général, l’influence la plus large. Quelques-uns, entraînés par un zèle mal entendu, et plus préoccupés des conséquences hypothétiques d’une pareille doctrine que de sa vérité intrinsèque, ont imaginé de couper en deux la faculté de connaître, pour en soustraire une moitié à l’hérédité. D’après cette théorie, qui a la prétention de venir d’Aristote, il y aurait en nous deux âmes, 1 une sensitive ou animale, transmissible comme le corps ; l’autre raisonnable ou humaine, « qui ne saurait être du fait de la génération, » et qui, par conséquent, serait totalement en dehors des influences d’hérédité. Nous
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ne nous arrêterons pas à discuter cette hypothèse dont le point de vue est aujourd’hui complètement dépassé. Ceux qui l’ont soutenue et en particulier Lordat, ont si clairement montré que leur opinion était faite d’avance, bien arrêtée, bien disposée à ne pas plier devant les faits, que toute critique serait superflué Le problème, tel qu’il se pose à nous, est donc celui-ci : Les modes supérieurs de l’intelligence sont-ils transmissibles comme les modes inférieurs? Nos facultés d’abstraire, de juger, de raisonner, d’inventer, sont-elles ; régies par l’hérédité, comme nos facultés perceptives? ou, en termes plus simples et pour parler le langage de tout e monde, le bon sens, la folie, le génie, le talent, la finesse, l’aptitude aux études abstraites, sont -ils héréditaires?.
Pour y répondre, nous allons examiner la question au double point de vue de la théorie et des faits, de la métaphysique et de l’expérience. Le raisonnement va nous montrer d’abord que l’hérédité de l’intelligence est possible J rexpérience nous montrera ensuite qu’elle est réelle. •
Si l’on admet l’hérédité des modes inférieurs de l’intelligence — et les faits l’imposent, — il est bien difficile que là logique seule n’amène pas à étendre l’hérédité à l’intelligence tout entière car cette faculté est essentiellement une ; toutes les écoles l’admettent. La
< On trouvera l’exposition et la discussion des doctrines de Lordatdans P. Lucas, I, p. 588 à 575, qui a très-bien montré que toute l’argumentation de Lordat se réduit à ceci : que la ressemblance mentale des parents et dés enfants n’étant jamais. absolue, on a toujours le droit de la contester; qu’elle peut s’expliquer par l’éducation, l’influence, l’exemple, etc. Lordat élude, d’ailleurs, le fait si bien constaté de la transmission des maladies mentales. — Toute cette discussion a beaucoup vieilli. -
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psychologie a toujours distingué divers modes dans la faculté de connaître, et même l’étude analytique de rintelligence n’est possible qu’à cette condition; mais ce ne sont là que des différences d’aspect et non des différences spécifiques. De même, la phrénologie croyait pouvoir assigner à chaque faculté une portion spéciale du cerveau; mais son entreprise eût-elle réussi, cette localisation ne préjugeait rien quant à Tunité de l’intelligence elle-même. En prenant la question d’aussi haut qu’on voudra, toute recherche sur la nature dernière de rintelligence doit aboutir nécessairement à l’une de ces deux conclusions ; qu’elle est un effet dont la cause est l’organisme ; qu’elle est une cause dont l’effet est tout ce qui existe, tout ce qui est connaissable. La première hypothèse s’appelle matérialisme, là seconde, idéalisme. Nous allons voir, en nous appuyant sur le raisonnement seul, qu’entre ces deux hypothèses et l’hérédité des modes supérieurs de rintelligence, il n’y a aucune contradiction, aucune incompatibilité logique.
En ce qui touche l’hypothèse matérialiste, il n’y a pas de difficulté. On le voit tout de suite : car, si l’on admet que la pensée n’estjqu’une propriété de la matière vivante, comme l’hérédité est une des lois de la vie, elle sera par là niême Une des lois de la pensée. En termes plus précis : l’intelligence est une fonction dont le cerveau est l’organe; le cerveau est transmissible, comme tout autre organe, comme l’estOmac, les poumons et le cœur ; la fonction est transmissible avec l’organe ; l’intelligence est donc transmissible avec le cerveau. L’hérédité physiologique entraîne, comme conséquence forcée, l’hérédité psychologique, sous toutes ses formes.
Au contraire, l’hypothèse idéaliste semble en contra-
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diction .complète avec l’hérédité de l’intelligence; mais comme nous allons le voir, l’opposition n’est pas si radicale qu’elle paraît au premier abord.
L’idéalisme a trouvé de nos jours des interprètes habiles et profonds : nous en parlerons plus loin en détail. Il suffit de dire ici, en quelques mots, ce qu’il est. L’idéalisme est la doctrine métaphysique qui croit que la pensée est la seule réalité. Quelquefois, considérant la pensée elle-même, l’intelligence, comme un mode d’existence secondaire et dérivé ’ il essaye de monter encore plus haut, et il croit trouver dans la volonté la cause première de toute chose, la suprême réalité. Telle est la thèse de Schopénhauer et de son école, c’est-à-dire la forme la plus savante de,l’idéalisme contemporain. A cette hauteur etsouscette forme extrêmement abstraite, l’idéalisme est aussi Ion que possible de l’expérience, dans le sens ordinaire du mot. Il faut pourtant qu’il y arrive. Cette doctrine, ainsi que toute autre, doit expliquer le monde sensible, la nature, ses phénomènes et ses lois. Comme il n’y a d’autre existence absolue que celle de la pensée, la matière doit s’y ramener ; elle ne peut être que « de l’esprit éteint, » extériorisé, dit Schelling; c’est l’Idée qui s’objective pour elle-même, suivant Hegel. Nous n’avons pas à chercher ce que valent ces théories. L’idëa^lisme n’a jamais expliqué le passage de l’absolu au relatif, de l’esprit à la matière, que par des métaphores, ce qui lui est commun d’ailleurs avec toute autre métaphysique. Mais il nous suffit qu’il admette le monde matériel avec ses lois, à titre d’existence purement phénoménale. Il y a là les bases d’une réconciliation possible entre l’idéalisme et l’hérédité.
En effet, admettons avec Schopenhauer que la volonté
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soit en toute chose et en tout être Félément primitif , 1 intelligence n’est qu’une faculté dérivée, un premier degré dans la matérialisation ; à ce titre^ elle est soumise au mécanisme de la logique; elle est emprisonnée dans les « formes de la pensée, » dans ces catégories découvertes et analysées par Kant : comme tout le reste de la nature, elle a ses lois. — Cela nous suffît. Dès lors, entre l’idéalisme et nous, il n’y a plus d’opposition réelle. Que prétend-il? Qu’il y a deux modes d’existence distincts; le noumène, qui est donné dans là volonté ; le phénomène, qui nous est donné dans l’intelligence et dans la nature.
. A l’esprit considéré comme noumène, aucune de nos ^^V\idées de lois, de nécessité logique, de categorie n est aptout cela n’appartient qu’à l’esprit considéré phénomène. Par suite, pour nous qui nous en .<.f,Âenons ici à la seule étude de l’expérience, c’est-à-dire des faits, et de leurs lois, il n’y a aucun désaccord possible avec l’idéalisme. La différence entre nous vient, non d’une opposition complète de doctrine, mais de ce que, à l’étude des phénomènes qui nous est commune à tous deux, et à laquelle nous nous restreignons pour notre part, l’idéalisme joint une théorie métaphysique qui à nos yeux n’a aucune valeur scientifique, quoiqu’elle dépasse la science.
A la vérité, l’idéalisme prétend que toutes les lois de la nature, et en général de l’expérience interne ou externe, n’ont qu’une valeur relative, phénoménale, mais nous n’avons jamais prétendu que l’expérience puisse donner l’absolu. Si l’idéalisme admet, comme il le fait, qu’il y a dans l’ordre des faits physiques, chimiques, physiologiques, psychologiques, des coexistences et des séquences qu’on peut ramener à des formules fixes, il n’a aucune
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raison plausible de ne pas admettre l’hérédité au nombre de ces lois empiriques, tout en niant qu’elle s’applique à l’intelligence considérée comme noumène.
Ainsi l’hérédité des facultés intellectuelles est conciliable même avec l’idéalisme le plus transcendant. Si maintenant nous examinons la question à notre manière, e’est-à-dire sans dépasser l’expérience, nous dirons que l’intelligence, dans sa nature intime, nous apparaît comme une des manifestations de l' inconnaissable. Nous pourrons bien, avec le progrès de la psychologie et des» sciences, en déterminer de mieux en mieux les lois . et les conditions empiriques, mais sans en pénétrer jamais l’essence. 11 est incontestable que depuis une trentaine d’années, les psychologistes d’Angleterre et d’Allemagne, en particulier MM. Herlîert Spencer, Bain et Wundt, ont exposé avec une précision inconue jusqu’ici l’analyse des modes de l’intelligence et les conditions de son développement. Ils ont montré que tous les processus intellectuels, depuis les plus savants et les plus compliqués jusqu’aux plus élémentaires, consistent à saisir des ressemblances et des différences. Assimiler et désassimiler, intégrer et désintégrer, unir et différencier, tel est le procédé fondamental de l’intelligence, celui qui se retrouve dans toutes ses opérations, dans la plus simple comme dans la plus complexe. Mais cette analyse, tout en nous révélant d’une manière si frappante « d’unité de composition» des processus psychiques, ne nous fait comprendre en réalité que le mécanisme de l’intelligence et les lois de son développement empirique. Nous pouvons bien ramener la variété infinie des faits de pensée à ces deux faits simples : unir, différencier, il n’en est pas moins vrai que ces deux faits eux-mêmes n’existent que dans la pensée et par la pensée ;
mais nous ignorons ce que c’est que la pensée. Ajouter que ces phénomènes nous sont donnés sous la forme d’une séquence ou d’une simple série, que la succession est la condition essentielle de la conscience, c’est faire connaître la forme de la pensée et non sa nature ; car des événements peuvent être successifs, sans être des faits de conscience. La pensée reste donc en elle-même impénétrable; elle explique tout, mais sans pouvoir s’expliquer ; elles est un de ces noumènes avec lesquels nous résolvons l’énigme du monde, mais qui reste lui-même une énigme.
L’unité de l’intelligence est un fait indiscutable que la conscience, l’expérience et la théorie établissent également. Rien n’est donc plus chimérique que de supposer que certaines opérations intellectuelles seraient, par essence, en dehors des lois de l’hérédité. La logique repousse une pareille conclusion, que les faits démentent également.
On s’étonnera pèut-être que, dans ce quiprécède, nous n’ayons pas une seule fois parlé de ce mode le plus élevé de l’intelligence que les métaphysiciens appellent la raison. Cette faculté qui a pour objet, suivant les uns, l’absolu, l’infini, le parfait; suivant les autres, les rapports nécessaires, est la faculté métaphysique par essence. Elle se meut dans cette région de l’impalpable et de l’invisible, où l’on cherche les dernières raisons des choses. Elle est tellement au-dessus de l’expérience, que dans une étude de psychologie expérimentale, c’est presque un devoir de n’en pas parler . Montrons seulement quelle est notre position, par rapport à toute théorie possible de la raison.
Les métaphysiciens sont loin d’être d’accord sur la nature de cette faculté. En France, une théorie empruntée à
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Leibniz, étendue et approfondie par des idéalistes contemporains, ramène la raison à deux principes constitutifs: le principe de contradiction ou d’identité et le principe de raison suffisante, réductibles finalement à un seul. Le principe d’identité, raison dèrnière de la logique et de la science, est subordonné au principe de raison suffisante, raison dernière de toute existence, parce que celui-ci donne raison des choses, parce qu’il ne se borne pas à dire ce qui est, mais pourquoi il est et ce qui l’a déterminé à être; et ce principe dernier ne serait luimême explicable, qu’autant qu’il implique le suprême intelligible, identique aü bien. Tout se trouverait ainsi ramené à un principe moral. La logique, la niétaphysique et la morale se confondent si bien, que la variété infinie des connaissances et des actions humaines découlerait d’une même source, et que, si dissemblables qu’elles soient dans leur pluralité phénoménale, elles seraient identiques dans leur unité rationnelle.
Cette théorie, très-fortement liée, est par sa nature in dehors de toute expérience et de toute vérification. Quelque séduisante qu’elle puisse être, elle a le vice incurable de toute métaphysique : c’est qu’on ne^peut dire si elle a une valeur objective et absolue ou simplement subjective et humaine. Il est bien clair, d’ailleurs, qu’il n’y a entre elle et nous aucune opposition possible, puisque chacun habite un domaine à part, et que le monde de la raison pure ne commence que là où le monde des phénomènes finit.
Si de cette théorie vraiment métaphysique de la raison, on descend à la doctrine courante, qui est l’œuvre commune de l’école écossaise et de l’éclectisme français, on verra que celle-ci est parfaitement conciliable avec l’hé-
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redite de l’intelligence, même sous sa forme la plus haute. Tout ce qu’on saisit d’essentiel, dans la doctrine vague, décousue, souvent contradictoire de Reid et de Cousin, c’est que la raison est une faculté « impersonnelle, universelle et nécessaire, y) Or, il n’est guère possible d’énumérer des caractères qui s’accordent mieux avec la loi d’hérédité. Sans rechercher comment s’explique la transmission infaillible de ces caractères — question que l’éclèctisme ne s’est pas même posée, — ^ si elle est liée à quelque état permanent du cerveau, ou sf elle résulte de quelque opération mystique, il suffit qu’on admette qu’ils sont toujours les mêmes, en tout temps, en tous lieux, chez tous les hommes. Dès lors, ils sont des caractères spécifiques, c’est-à-dire qu’il est aussi contradictoire de concevoir l’homme sans la raison, qu’un vertébré sans axe cérébro-spinal. Mais le propre de l’hérédité, comme nous le verrons plus tard, c’est Justement de transmettre sans exceptionles caractères spécifiques. Il n’y a donc pas, si l’on admet la théorie de Cousin, de faculté en nous qui soit plus sûrement transmissible que la forme la plus haute de l’intelligence, la raison. Car l’hérédité, elle aussi, est impersonnelle, puisqu’elle conserve l’espèce^ universelle puisqu’elle régit tout le domaine de la vie, et elle est une des formes dé l’inflexible nécessita.
Ainsi, en résumé,, ou bien on place l’intelligence et la raison, sa plus haute forme, en dehors du temps et de l’espace, et alors elles n’ont plus, rien de commun avec l’expérience ; ou bien on les considère dans leurs manifestations phénoménales, et alors il n’y a aucune raison logique de les soustraire à la loi d’hérédité.
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Il nous reste maintenant à montrer, en produisant des faits, que cette transmission est non-seulement possible , mms réelle. Ici se présente une difficulté. L’intelligence, c’ëst-à-dire la faculté de comparer, de juger, de raisonner, se trouve partout, dans la science, la politique, l’art, les inventions industrielles,, l’érudition, l’histoire, etc. Faudra-t-il donc ranger, sous le titre de l’intelligence, tous les cas d’hérédité que nous offre l’histoire politique, littéraire, artistique? Nous sommes obligé d’avoir recours à un procédé artificiel, en séparant ce qui est uni dans la nature. Renvoyant donc à l’imagination ce qui concerne les artistes, et aux facultés actives ce qui tient à la politique, nous ne parlerons ici que de ceux chez qui a prédominé l’intelligence pure, c’est-à-dire la réflexion, le goût ou la critique.
Ils restent encore assez nombreux pour que nous en fassions deux catégories ; dans la première, les savants, les philosophes, les économistes, etc.; dans la seconde, les écrivains proprement dits, historiens, critiques, romanciers. Cette division est bien un peu arbitraire ; mais elle nous permettra de mettre plus d’ordre dans notre exposition. Nous n’y attachons pas d’autre importance.