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CHAPITRE IL

- LES LOIS DE l’hérédité.

Ainsi l’hérédité s’offre â nous comme une loi biologique, c’est-à-dire inhérente à tout ce qui vit, et n’ayant d’autres limites que celles delà vie elle-même. Cette loi la régit sous toutes ses formes : végétale, animale et humaine, normale et morbide, physique et mentale. Ne tient-elle pas, en effet, à ce qu’il y a de plus essentiel et de plus intime dans l’activité vitale? Entre les diverses fonctions dont le consensus constitue la vie, il y en a deux capitales : l’une , la nutrition, qui conserve l’individu; l’autre, la génération, qui perpétue l’espèce. Certains physiologistes les réduisent même à une seule : la nutrition n’étant pour eux qu’une forme de la génération ou, comme le dit Claude Bernard, «n’étant qu’une création conlinuée de la matière organisée au moyen des procédés histogéniques, propres à rêtre vivant. » Topt se ramènerait donc, en dernière analyse, à la génération, et comme c’est de celle-ci que l’hérédité découle directement, il en résulte que la loi de la transmission héréditaire sort des sources mêmes de la vie.

Si l’on s’en tient à ce qui précède, il semble que la loi de l’hérédité doive être une simplicité tout idéale. Le semblable produit le semblable; l’ascendant se répète dans

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le descendant. Les types primitifs persisteraient ainsi, continuellement reproduits, et le monde de la vie offrirait le spectacle d’une régularité parfaite et d’une monotonie achevée. Mais cela n’est vrai qu’en théorie. Dès qu’on en vient aux faits, on voit la loi se morceler pour ainsi dire en lois secondaires, ou même sembler disparaître sous les exceptions. Sans parler des causes extérieures^ (hasard, actions de milieu) qui entravent l’action de l’hérédité, il y a des causes intérieures', inhérentes à sa nature même, qui empêchent la loi de suivre cette marche toute simple du semblable au semblable. Il suffit de quelque réflexion ■ pour le comprendre.

Dans les êtres inférieurs, où là génération a lieu sans le concours des sexes, la transmission héréditaire se fait tout naturellement du producteur au produit. C’est ce qui arrive dans les cas de fissiparité, dans l’hydre de Trembley ou la Nais, qui se fendent naturellement en deux ou plusieurs êtres semblables; dans les cas de gemmiparité, où un -bourgeon pousse sur l’animal et se change bientôt en un nouvel animal complet.

Maisdansles formes supérieures delà génération, là où le concours des deux sexes est indispensable, il y a nécessairement lutte entre les deux , chacun tendant à produire son semblable. Ici donc la transmission héréditaire ne pourra produire tout au plus qu’une constitution mixte, tenant à la fois de celle des deux auteurs. « Évidemment, dit M. de Quatrefages, la loi mathématique de l’hérédité serait pour l’être engendrant de se reproduire tout entier dans l’être engendré. Peut-être même cette loi, si absolue qu’elle soit, se trouve-t-elle au fond des phénomènes naturels ; mais, dans tous les cas, elle est m^asquée par des circonstances accessoires, par les conditions au milieu

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desquelles s’exerce l’hérédité. Cependant elle ne ressort pas seulement des considérations théoriques, mais des faits. Quoiqu’elle soit forcément et constamment troublée, l’hérédité, si l’on embrasse tous les phénomènes qui marquent chez les individus une tendance à obéir à la loi mathématique, finit par réaliser dans l’ensemble de chaque espèce le résultat qu’elle ne peut réaliser chez les individus isolés. On dirait, pour me servir d’un langage figuré, sur le vrai sens duquel on ne saurait s’abuser, que ne pouvant se vérifier en bloc, elle se vérifie en détail. »

La question se complique bien plus encore, quand on en vient au détail des faits. On rencontre tant de bizarreries, d’exceptions, et, pour les expliquer, tant d’opinions contradictoires, qu’il semble d’abord qu’en passant de la théorie à la pratique, toute loi ait disparu. Cependant ces faits, si nombreux et si variés qu’ils soient^, se ramènent tous à un petit nombre de formules qu’on pourrait appeler les lois empiriques de l’hérédité. Ces lois réelles^ qui sont comme autant d’aspects ou d’expressions incomplètes de la loi idéale, les voici telles que l’observation nous les révèle :

I. L’hérédité directe, qui consiste dans la transmission aux enfants des qualités paternelles et maternelles. Cette forme de l’hérédité offre deux aspects :

1® Ou bien l’enfant tient également du père et de la mère au physique et au moral : cas très-rare au sens absolu, car ce serait l’idéal même de la loi réalisé.

T Ou bien l’enfant, tout en tenant à la fois de son père et de sa mère, ressemble plus particulièrement à l’un des deux, et ici encore il faut distinguer deux cas :

Le premier cas est celui où l’hérédité a lieu entre les sexes du même nom : du père au fils, de la mère à la fille.

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Le deuxième cas, qui paraît le plus fréquent, est celui où l’hérédité a lieu entre les sexes de nom contraire, du père à la fille, de lanière au fils.

II. L’hérédité en retour, ou atavisme, consiste dans la reproduction chez les descendants des qualités physiques ou morales de leurs ancêtres. Elle est fréquente du grandpère au petit-fils et de la grand’mère à la petite-fille.

III. L’hérédité collatérale ou indirecte, beaucoup plus rare que les précédentes, a lieu, comme son nom l’indidique, des enfants à leurs ascendants en ligne indirecte, du neveu à l’oncle ou au grand-oncle, de la nièce à la tante.

IV. Enfin, pour être complet, il faut citer encore V hérédité d’influence, très-rare au point de vue physiologique, et dont il n’y a peut-être pas au moral un seul exemple probant. Elle consiste dans la reproduction chez les enfants issus d’un second mariage de quelque particularité propre au premier époux.

Telles sont les diverses formules dans lesquelles se classent tous les faits d’hérédité. Nous allons les étudier successivement. En y ajoutant comme complément nécessaire l’étude des exceptions à ces lois, nous aurons passé en revue, sans en oublier aueun, tous les cas d’hérédité.

SECTION r.

DE l’hérédité directe.

Nous sommes obligé d’avoir recours d’abord à la physiologie pour déblayer un peu notre terrain, les lois d’hérédité physiologique ayant été plus souvent et beaucoup

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mieux étudiées que celles de l’hérédité morale ; d’ailleurs les deux ordres de faits se tiennent de si près, qu’on ne peut guère étudier les uns sans les autres.

Dans les cas d hérédité directe, le concours des deux' sexes à la formation du produit est admis aujourd’hui par tous les physiologistes. Nous ne parlerons donc que pour mémoire des anciennes doctrines, soutenues parles spenwatistes et les ovistes. Les premiers prétendaient que, malgré le concours apparent des deux sexes à la génération, le germe est contenu dans le seul élément mâle ; les seconds, professant une doctrine toute contraire et aussi exclusive, soutenaient que le germe n’existe que dans le produit féminin de la génération. La première doctrine, qui a été admise par Galien, Hartsoeker, Boerhaave, Leeuwenhoek, aussi bien que la seconde, qu’ont défendue Malpighi, Vallisnieri, Spallanzani, Bonnet, Haller et même de Blainville, sont abandonnées. On admet que l’enfant tient de son père et de sa mère, et l’embryologie en donne la raison. Mais pour quelle part chacun des parents est-il fondé? Ici commence le désaccord.

Quand on se place à un point de vue purement théorique, la loi qui régit l’hérédité directe est assez facile à formuler. Elle consisterait, comme le dit P. Lucas, en ceci . (( L équilibré absolu des ressemblances intégrales du pere et de la mere dans la nature physique et morale de 1 enfant ; » partout et toujours l’être procréé ne serait que la moyenne exacte de ses deux auteurs; les caractères distincts des deux parents se retrouveraient, chez leur progéniture, dans chaque partie de son corps, dans chaque faculté de son esprit. Mais ce n’est là qu’une hypothèse logique qui, chez les animaux supérieurs, devient bien rarement une réalité ; peut-être même n’y a-t-il aucune

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témérité à dire que la loi, sous cette forme idéale, ne s’est jamais rencontrée.

'Et pourtant, nous comprenons que e’est bien là la loi, e’est-à-dire la seule formule assezlargepour embrasser tous les phénomènes, la seule règle qui découle nécessairement de la nature des choses, la seule qui exprime l’essence de l’hérédité. D’où vient donc ce désaccord entre la logique et l’expérience?

Il est assez facile à expliquer. Nulle loi dans la nature n’est inconditionnelle. Toutes, pour se réaliser, ont besoin de certaines conditions déterminées : là où elles manquent, l’action de la loi reste suspendue ou sans efficacité. Mais nulle part les conditions requises ne sont plus nombreuses ni plus difficiles à remplir que dans les phénomènes de la génération. En effet, que faudrait-il pour qu’on trouvât dans l’enfant ce parfait équilibre des qualités paternelles et maternelles? Il faudrait évidemment, de ■ la part des deux auteurs, une parfaite égalité d’action ; car on peut poser en fait que, dans toutes les races et dans toutes les espèces, la prépondérance, soit générale, soit partielle dans l’acte de reproduction;, appartient à celui des deux auteurs chez qui la force générale ou partielle d’organisation l’emporte. Des exemples très-nombreux, énumérés par une foule d’auteurs, montrent que cette règle est applicable au règne végétal et au règne animal. Cette prépondérance de l’un des deux individus procréateurs est très-remarquable dans les croisements entre races ou espèces distinctes. Il est vrai que, dans ce cas, il y a lutte non-seulement entre deux sexes, mais entre deux forces spécifiques distinctes. Cependant ces croisements ne font que nous montrer, avec un grossissemewt variable, ce qui se passe dans les cas ordinaires. D’a-

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près Rursh, les mariages des Danois avec les femmes des Indes orientales produisent des enfants doués de l’extérieur physique et de la vigueur du type européen^ mais rien de seqiblable n’a lieu dans le mariage des mêmes femmes avec les autres Européens. Le croisement des races caucasiques et mongoles donne, selon Klaproth, naissance à des métis dans la nature desquels domine constamment le type de la dernière, quel que soit le sexe du métis. 11 résulte des observations de Levaillant en Cafrerie], sur les métis d’Européens et de Hottentots, que la prépondérançe sur la nature morale appartient toujours a la race du pere. « S il arrive, ce qui est bien rare, qu’une femme blanche ait des privautés avec un Hottentot, le fruit qui en provient a toujours la bonhomie, les inclinations douces et bienfaisantes du père. Mais les bâtards des blancs et des Hottentotes portent au contraire le germe de tous les vices et de tous les désordres. » Les croisements dans les races animales, démontrent aussi d’une façon indubitable la prépondérance d’un des deux parents.

Ceci admis, on peut montrer très-rapidement que, chez les êtres supérieurs, les conditions indispensables pour la réalisation de la loi idéale ne se rencontreront jamais sans exception.

1 11 faudrait d abord qu’il y eût une correspondance parfaite entre la constitution physique et mentale des deux parents. Si l’on y réfléchit un peu^, on verra que chacun de ces deux états généraux — la constitution physique, la constitution mentale — résulte lui-même d une grande masse d’états particuliers, qui, pris dans leur ensemble, donnent à chaque individu cette marque distinctive et spéciale qu’on appelle en physiologie le tempérament, en psychologie, le caractère.

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2“ Supposons ces premières conditions remplies, ce n’est pas tout. Il ne suffit pas que la constitution physique et mentale des deux parents soit en équilibre d’une façon générale ; il y a eneore des conditions particulières d’âge et de santé qui sont indispensables. La disproportion d’âge, entre les deux auteurs, quand elle ne produit pas la stérilité, amène la prépondérance du plus jeune. Les expériences faites par Girou de Buzareingues sur divers animaux, montrent que les produits d’un vieux mâle et d’une jeune femelle ressemblent d’autant moins au père qu’il est plus décrépit et que la mère est plus vigoureuse, et ceux d’une vieille femme et d’un jeune mâle ressemblent d’autant moins à la mère qu’il est plus vigoureux. — L’état actuel de santé, de bien-être, de gaieté ehez l’un des deux parents, a une influence non moins grande sur la nature du produit.

3" Enfin il y a encore d’autres états plus accidentels et plus transitoires, sous l’influence desquels s’exerce l’acte de la génération. Des faits positifs démontrent que ces états, si passagers qu’ils soient, ont la plus grande influence sur la nature de l’être procréé et assurent la prépondéranee de l’un ou l’autre sexe. Bornons-nous à rappeler ici que rien n’est moins rare que la faiblesse intellectuelle des enfants engendrés dans l’état d’ivresse : qu’une tradition populaire adoptée par plusieurs auteurs et, en une certaine mesure, appuyée par l’histoire, veut que les enfants illégitimes aient plus d’esprit, de beauté et de santé que les autres parce qu’ils sont les « enfants de l’amour. » Au contraire, « quand les parents, dit Burdacb, ont de l’aversion l’un pour l’autre, ils produisent des formes désagréables ; leurs enfants sont moins vifs et moins dispos. »

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On comprend sans peine qu’il y a un grand nombre de circonstances de cette sorte qui doivent influer sur l’acte de la génération. Si l’on remarque qu’il est impossible que les conditions générales, particulières et fortuites, que nous venons d’énumérer, se rencontrent en équilibre parfait chez les deux parents, on trouvera tout naturel que la loi énoncée ci-dessus reste à l’état purement théorique.

Dès lors, nous en sommes réduits à chercher dans les faits eux-mêmes, s’il n’y a pas quelque formule empirique qui semble s’en dégager. C’est ici que des opinions de toute sorte se produisent. Voici les principales.

La plus simple est celle qui veut qu’il existe une connexion invariable entre l’hérédité de la ressemblance physique et l’hérédité de la ressemblance morale. Celui des deux parents qui transmet la première ou influe le plus énergiquement sur elle, transmet aussi la seconde, en vertu de la corrélation intime qui les unit. Cette doctrine, qui a été soutenue par Burdach, s’appuie en principe sur les rapports généraux du physique et du moral; en fait, sur de nombreux exemples fournis par l’expérience. On a surtout cité l’exemple des Jumeaux, qui présentent le plus souvent une conformité extraordinaire non-seulement des formes extérieures et des traits du visage, mais de goûts, de facultés et même de destinée.

Da Gama Machado, auteur d’une Théorie des ressem‘ hlances, qui contient un assez bon nombre de faits curieux pour l’étude de l’hérédité physique, prétend que celui des parents qui transmet sa couleur, transmet aussi son caractère. «Aux colonies , dit-il, le métis connu sous le nom de grillon ou fusco (foncé), provenant d’un mulâtre et

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d’une négresse, est beaucoup plus noir que le mulâtre. Mais cette différence de couleur est accompagnée d’une différence de caractère : les métis issus de mulâtre et de négresse sont beaucoup plus dociles que les métis issus de négresse et de blanc. Si un canard sauvage s’accouple avec une cane domestique, le jeune canard qui en provient, ayant la couleur du père, quitte la basse-cour pour retourner à l’état sauvage. » Si l’on croise le serin avec le linot ou le chardonneret, la transmission des instincts, d’après le même auteur, suivrait celle de la couleur, et s’il y a mélange des couleurs, il y a mélange des instincts.

Girou deBuzareingues, dont les expériences sur la génération sont restées célèbres, distingue deux vies dans tout individu, quel que soit son sexe.

La vie extérieure, qui a sous sa dépendance le système nerveux de la vie animale, et le système musculaire, dont la motilité, la volonté et l’intelligence sont les attributs.

La vie intérieure, qui comprend le tissu cellulaire, le système digestif, le grand sympathique et tout le système nerveux de la vie organique : la sensibilité interne et les sentiments en dépendent.

Chacune de ces deux vies aurait la faculté de se reproduire elle-même; par suite, la transmission de la vie intérieure entraînera celle de l’intelligence , et la transmission de la vie intérieure entraînera celle des sentiments > .

Gall et son disciple Spurzheim, repoussant les doctrines qui viennent d’être exposées, ont soutenu l’opinion qui découlait logiquement de leur système : c’est que l’analogie de conformation des régions diverses de la voûte du crâne implique une constitution psychologique analogue.

1 Girou. De la gétiéraUm, pages 130, 131.

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cc On atoujours observé, dit Gall, que les frères elles sœurs qui se ressemblent le plus entre eux ou qui ressemblent au père ou à la mère, quant à la forme de la tête, se ressemblaient aussi quant aux qualités de Tâme et de l’esprit. »

Que faut-il penser de toutes ces doctrines? C’est que chacune, ayant pour elle un grand nombre de faits, peut bien se donner comme une généralisation partielle ; mais que, chacune ayant contre elle un grand nombre d’exceptions, aucune ne peut être acceptée à titre de généralisation totale. Ainsi l’expérience confirme la théorie : en raisonnant par déduction, nous étions arrivé à conclure que la loi parfaite de l’hérédité n’arriverait jamais à se réaliser, et l’examen des faits nous montré qu’aucune formule empirique n’atteint la généralité d’une loi.

La seule chose qui ressorte clairement de cette opposition de doctrines, c’est qu’én fait il y a toujours prépondérance de l’un des parents. Dans les cas d’hérédité directe, l’enfant ressemble toujours plus spécialement à son père ou à sa mère.

Ajoutons que cette prépondérance n’est jamais exclusive. Des faits curieux le montrent, comme nous le verrons plus loin. Malgré les apparences, l’hérédité des parents aux enfants n’est jamais unilatérale; elle est toujours bilatérale. Les phénomènes d’hérédité en retour prouvent que, si l’influenee de l’un des deux parents sur l’enfant peut sembler abolie, enréalité, elle n’est jamais annihilée. Ainsi la loi d’égalité d’action se vérifie dans la mesure du possible.

Les phénomènes du métissage confirment ce qui vient d’être dit. Les anthropologistes ont dressé des tableaux où l’influence du père et celle de la mère, représentées

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chacune par une fraction, sont supposées égales dans la procréation du métis. Mais cette hypothèse, telle qu’elle est exprimée, dans le tableau suivant, est toute théorique :

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