‹ L'hérésiarqueChapitre 104 sur 161 · Acte Quatrième i g · texte numérisé non relu

Acte Quatrième i g

fidèles. Qu'ils y sentent la faim et la soif venir, lentes.,. Oh! ce n'est qu'un commencement. Allez ! Allez ! qu'on les y entasse !

(Des gardes emmènent les Pères du Concile.)

Un page.

Reine, pourquoi ces sanglots? Frappe et

oublie.

Le page Aymar.

Ne vaut-il pas mieux jouir ? Vois, douce reine, tout, dans ces jardins de merveilles, nous convie à la volupté. Le ciel n'est-il plus bleu et les colombes ont-elles cessé de se poursuivre ? Ne sommes-nous pas tous à tes pieds, mignons et maîtresses, couronnés de roses et vêtus de mousselines, avec pour armes des coupes d'or et pour oreillers des tigres domestiques?

Un autre page.

Aimons-nous ; peut-être demain serons-nous morts. Pourquoi se sont tues les musiques ?

Le chevalier Thibaud.

Ne reste-t-il plus de captives vierges ?

Le chevalier Bernard.

Et de vin, n'y a-t-il plus de vin? Je veux vider à la gloire de notre Reine sept coupes.

jg4 U Hérésiarque

Le chevalier Foulques.

Que diriez-vous, noble Dame, d'une chasse aux paysans ? L'insolence de ces ignobles commence à s'enhardir. Ils se sont d'abord contentés de rôder autour du Palais, les narines au vent. Maintenant, ils roulent des yeux féroces.

Le chevalier Thibaud.

N'ont-ils pas eu leur part de butin ? Que veulent-ils ?

Le chevalier Foulques.

La nôtre, parbleu ! Vive Dieu ! la belle chair à boucherie qu'il y aurait là !

Le chevalier Marcabrus.

Cent paysans ne valent pas un sire. Je donnerais toute leur multitude pour un seul Enguerrand.

Astéria (redressant la tête).

Où est-il ?

Le chevalier Marcabrus.

Il bat la plaine.

Astéria.

Mes émissaires sont-ils revenus ?

Le chevalier Marcabrus.

Pas encore.

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