‹ L'hérésiarqueChapitre 121 sur 161 · Acte Quatrième · texte numérisé non relu

Acte Quatrième

Tous.

A mort ! A mort !

(La foule se jette sur le héraut et son escorte.)

Le héraut. A nous ! César, à nous ! Rébellion !

Tous.

A mort ! A bas Victor et Astéria !

(Le héraut et les siens sont massacrés.)

Victorin (survenant seul).

Pourquoi ce tumulte ?

Voix.

Le Maître !

Victorin.

Des cadavres!

(// s'approche, reconnaît et se découvre.) Heureux ceux qui ont souffert la persécution pour la justice !... A genoux !

Ier PAYSAN.

Mais ce que proclamait cet homme...

Victorin.

Qui donc reste debout quand moi-même je m'agenouille ?

2e PAYSAN.

Avec toi, oui, mais avec Astéria jamais !

2 2Ô VHérés ia rq u e

Voix.

A bas Astéria !

Victorin.

À genoux! A genoux! N'avez-vous point entendu, troupe rebelle ? A genoux, ou le ciel va foudroyer votre orgueil ! En vérité je vous le dis, ceux-ci sont morts pour ma cause.

ier PAYSAN.

Maître...

Victorin.

Qui n'est pas pour moi est contre moi. Qui frappe mon héraut me frappe moi-même. Et de qui suis-je le héraut, moi? Répondez, qui suis-je ?

3e PAYSAN.

Tu es l'envoyé de Dieu.

Victorin.

En vérité, en vérité, c'est l'éternité du bonheur qui t'attend, toi qui viens de parler ! Oui, je suis l'Envoyé de Dieu et son vicaire en ce monde, dépositaire de sa puissance comme son César, de sa sainteté comme son Pape. Qui m'attaque sera damné comme sacrilège, mis à mort comme rebelle. Et qui attaque les miens m'attaque ! Quels sont ceux qui ont tué ces hommes ?

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