‹ L'hérésiarqueChapitre 126 sur 161 · Acte Quatrième -j · texte numérisé non relu

Acte Quatrième -j

bre comme une idole, arrache-les, qu'attendstu ? possède, ô pape, ta papesse !

Victorin (il se lève et va à elle, fébrile,. Oui ! Oui!

ASTÉRIA.

Attends ! Sous ses yeux !

[Elle ouvre un triptyque et l'on voit un grand Christ pâle et sanglant.)

Chants lointains.

Dies irœ, Dies il la !

Quanta tremor est futura Solvet sœclum infavilla.

Victorin.

Ah, toute! toute! Que ces manteaux sont

lourds !

(// arrache fiévreusement les bijoux et les vêtements d'Astêria.)

ASTÉRIA.

Ah, jamais nous ne nous serons tant aimés !

Chants plus rapprochés.

Tuba mirum spargens somtm Per sepulchra regionum Coget omnes ante thronum.

2 i>'6 V Hérésiarque

VlCTORIN.

Qui chante le Dies irœ ? Qui vient de mourir?

Astéria.

Ils ne viennent pas, il vont. Que nous importe ?

Tais-toi! Ecoute! Ecoute! Je reconnais les

voix.

Astéria.

Moi aussi, par l'enfer !

. Les voix {s' interrompant).

Anathème ! Anathème !

Voix de l'archevêque de Narbonne.

Repens-toi, Victorin ! Fais pénitence !

Voix de Gilbert.

Victorin ! Dans trois mois je t'assigne au tribunal de Dieu !

Victorin.

Trois mois !

Astéria.

Viens !

Victorin.

Quelle foule et quel silence ! Comme on les

écoute!

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