‹ L'hérésiarqueChapitre 148 sur 161 · Acte Cinquième 2j · texte numérisé non relu

Acte Cinquième 2j

brille encore comme une étoile. Louis l'enfant est là avec le duc Guilhem, son oncle exécrable. Ah, si l'on pouvait se glisser jusqu'à leur tente !

Le chevalier Bernard.

Ceux-ci, ce sont les chevaliers de Bavière : je les reconnais à leurs énormes chevaux. Ils écrasèrent notre armée dans la plaine de Milan.

Le chevalier Thibaut.

La cloche, entendez-vous la cloche? Ce sont les milices siennoises et pisanes. Si le crépuscule ne se fonçait pas, nous distinguerions les carrosses.

ier CHEVALIER.

Ici près, ce doivent être les barons français. Nous ne voyons pas les rieurs de lys, mais seulement les grandes housses blanches.

Hi qui amicti sunt stolis albis, qui sunt? et unde venerunt ?

2e CHEVALIER.

Les Provençaux et les Catalans ne sont pas encore arrivés.

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Le chevalier Thibaut.

Voyez, voyez, une nouvelle flotte remonte le

Rhône! Ce sont les galères de Rhodes et de

Venise.

Victorin.

Il en viendra donc toujours ?

Astéria.

Eh ! n'avons-nous pas de quoi résister à toutes les forces de la chrétienté ?

Victorin.

Soldats, depuis combien de temps défilent-ils ainsi ?

Un soldat.

Depuis ce matin, sire.

Astéria.

Monseigneur, s'il vous plaît de rester ici sur les murailles, ne pensez-vous pas que je ferais bien de rentrer au palais ?

Non, par Dieu ! Je ne veux pas que vous me

quittiez. Où voyez-vous le danger? Ont- ils des

ailes pour franchir ces remparts? Laissez, nous

rentrerons au château quand la lune sera levée.

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