Acte Second y
2e ÉCOLIER.
C'est toujours plus gai que le désespoir. Donc chantons.
3e ÉCOLIER.
Le désespoir, c'est la vraie Présence réelle. Donc buvons.
Ier ÉCOLIER.
Plus on est ivre, plus on est triste.
Un buveur (dans un coin).
Bast, tout est joué, tout est mangé ! Va pour la Compagnie, je suis ton homme.
Le routier.
Tu fais bien, frère ! Dieu me damne, je flaire de loin la tuerie, et je veux que tu m'étripes si dans trois mois il n'y a pas de bonne ville à sac. Le vieil Enguerrand est ici, gare dessous, par le Diable !
Le buveur.
Oui, oui, les pastoureaux...
Le routier.
Et le reste !
Ier ÉCOLIER.
Voici les camarades qui reviennent du cloître Saint-Jean.
7 6 L 'Hères ia rq u e
2e ÉCOLIER.
Eh bien, a-t-il tonitrué cette leçon-ci? Qui a-t-il décousu, les sires ou les prêtres ? Sontils drôles, tous muets comme des poissons !
3e ÉCOLIER.
J'ai remarqué déjà ceci, et je ne vais plus ouïr cet écolâtre qui ensorcelé. Les voyezvous tous, le front plissé, la gorge sèche, l'œil dur. Foin de la scolastique, et à boire !
Les nouveaux venus.
Oui, à boire!
3e écolier (bas).
Connu 1 Ils vont boire une heure ou deux sans dire un mot, et puis, comme des fous furieux, ils sauteront à la gorge des bourgeois,
rer ÉCOLIER.
C'est pour cela que le prince évêque a mandé ie sire de Hurepoix.
2e ÉCOLIER.
Pour cela et pour bien d'autres choses. Qu'ils boivent ! {Ils sortent).