‹ L'hérésiarqueChapitre 46 sur 161 · Acte Second 8g · texte numérisé non relu

Acte Second 8g

L'ÉVÊQUE

Hélas ! Que faire ? L'empereur est bien jeune et le duc Guilhem bien loin (Sonnerie de trompe).

Un chanoine.

Qui est là ? La herse est-elle haute ?

Un autre.

C'est le seigneur Enguerrand. Je reconnais

son appel.

Tous.

Dieu soit loué !

Enguerrand (entrant).

Dieu vous garde.

L'ÉVÊQUE

Ah ! mon fils ! Quelle joie !

Enguerrand.

Voilà, Monseigneur, il est certain que l'audace des pastoureaux ne fera que grandir. Depuis une semaine, ils prennent soin d'éclairer votre sommeil. Si vous les laissez faire, ils brûleront tout le pays.

L'ÉVÊQUE

Ah ! Si le duc Guilhem n'était pas si loin !

go V Hérésiarque

Enguerrand.

Mort de ma vie ! laissons-là le duc d'Aquitaine ; il a assez à faire avec les suppôts de l'antipape. N'êtes-vouspas prince, cardinal et métropolitain de la Viennoise et de la Narbonnaise? N'avez-vous pas des hommes de pied et de cheval? Ce palais ne regorge-t-il pas d'armes, et ces murs ne défient-ils pas tous les bagaudes de

l'univers ?

Un chanoine.

Encore une lueur ! Au nord, maintenant. Voyez-vous?

« Un autre.

Oui! Oui! la flamme est immense. C'est du blé qui brûle.

L'ÉVÊQUE

Hélas !

Enguerrand.

Ce n'est pas le moment de gémir. Ces fumerolles ne sont rien, mais il faut garder que les chevaliers d'Astéria ne viennent donner la main aux Jacques. Pour cela il me faut tous les hommes d'armes de la ville ; il faut aussi que l'on s'empare de l'agitateur, Técolâtre de Saint-Jean.

Un chanoine.

Mais il est prêtre.

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