SCÈNE III
Une cellule dans un couvent. — La nuit. Victorin (seul).
Ne me repoussez pas de votre face et de vos regards, Seigneur, mystère sombre où je me débats, étoile que je vois sans cesse flamboyer et s'éteindre, secourez-moi de votre grâce, je suis toujours l'acharné chercheur qui ne vit que pour vous connaître. Vous avez brisé tous mes os, comme un lion, mon âme a été remplie de maux et ma vie a approché de l'enfer. En vain j'ai bâti ma cellule sous ce grand et puissant arbre qu'est votre Bible, et dont chaque parole est un rameau ; en vain j'en ai