‹ L'hérésiarqueChapitre 92 sur 161 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

La grand' place . Groupes nombreux.

Trois bourgeois, puis un Héraut d'armes, puis Enguerrand. Cortège, pénitents, soldats, Victorin et Astéria, l'abbé de Saint-Honorat, le Vicaire impérial.

Premier bourgeois.

C'est-il pour ce matin?

Second bourgeois.

Oui, les Pères ont hâte d'en finir. Savez-vous que tout ceci est grave ? Les gens d'Astéria ont été vaincus, soit, mais les hommes d'armes ont fort souffert, et par les portes qu'ils sont impuissants à garder, s'infiltrent dans la ville d'étranges figures. Tenez, ce groupe là-bas.

ij4 L'Hérésiarque

ier BOURGEOIS.

Vous me faites trembler, voisin.

2e BOURGEOIS.

Eh! par Notre-Dame ! je ne suis pas à mon aise moi-même. Voyez encore ceux-ci, et là-bas ceux-là, tous ces gens ne sont pas de la ville.

ier BOURGEOIS.

Croyez-vous... que... ce seraient...

2e BOURGEOIS.

Chut, je ne crois rien, je ne sais rien, mais prenons garde, on rôde autour de nous. Il paraît que les trois quarts des Pères ont quitté la ville. Ah, comme j'en ferais autant si je n'étais pas bourgeois !

Un héraut {entouré de sergents d'armes.

Tous portent des flambeaux allumés.)

Au nom du très saint Concile, réuni en cette ville, manants et vilains, faites silence :

Par le jugement du Père, du Fils et du Saint- Esprit, en vertu de la puissance accordée aux Apôtres et aux successeurs des Apôtres de lier et de délier dans le ciel et sur la terre, tous ensemble, nous décrétons que le semeur de

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