PREMIÈRE
Je d'un arbre iouy Jadis , Que j'aiinais mieux que Paradis.
Cest arbre bel fruit m'apporta .
Que sa grand beauté m'eohoru TeUemem qm la fleur en pris.
La deuxième figure est celle d*uii autre géant appelé Brunor, ou peutêtre BruDCor; il est le successeur de Dialéthès le félon, le parricide, qui se fit élever jadis le château de Pleur ^ cimenté du sang des missionnaires de Joseph d'Arimatbie, fatto a del cimeterio mio cloaca del sangue e délia puzza. Par. xxvii. Le géant Brunor, en qui revit Dialéthès, dont il a la force et la cruauté, domine, entre autres lieux, sur les îles lointaines,, c'est-à-dire sûr cette Scandinavie évangélisée aussi par les missionnaires de la foi d'Amour, ainsi qu'en témoignent Dante, l'histoire et le roman d'Ogier le Danois ; mais surtout le remaniement complet de ses Sagas, à la même époque où le même esprit d'opposition anti-romaine façonnait à son usage^ avec une ingénieuse habileté, les traditions germaniques* kimriques, françaises, espagnoles, en imprimant à toutes un caractère identique, celui de la chevalerie amoureuse, ennemie des opprimés, contre-partie de la chevalerie féodale, violente, dévote et tyrannique. C'est Tristan, digne descendant d'Apollo l'Aventureux, qui triomphe de cette espèce de Polyphème, dont la dame porte précisément le nom de Galathée. Délivrant les malheureux captifs, autour desquels une autorité orgueilleuse et brutale a tracé un cercle de fer infranchissable, il abolit la cruelle coutume, ou religion, qui les opprimait, non sans faire reconnaître son Iseult bien-aiméelîsaBéatfice), la plus belle des dames ou des églises.
Enfin le troisième géant, dernière forme d'un même symbole, se subdivise lui-même en trois. C'est Estult TOrgueilleux ou l'orgueil poussé
Etpuis'du fruict tant je m'espris Qu'à le manger fus irrité.
Dis-moi du cas la vérité.
Entendez que Tarbre de la croix, symbole de la loi du Christ, ce bel arbre destiné ft •'étendre sur le monde entier, produisit l'Eglise primiUve, fruit de beauté merTcilleiise, dont le géant pontifical ne tarda pas à abuser et dont il finit par se repaître afidemeot.