ARTICLE IV. — HERMAPHRODISME VRAI ET HERMAPHRODISME APPARENT
Qu’est-ce que l’hermaphrodisme vrai ou récj qu’est-ce que l’hermaphrodisme apparent ? Voi deux questions que nous devons poser et ri soudre.
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§ 1 . — Hermaphrodisme apparent.
L’hermaphrodisme apparent est caractérisé un véritable sexe, mais avec des apparences ou moins trompeuses, dues à une malforma (arrêt de développement), plus ou moins noncée des organes génitaux externes, et donjii:
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hermaphrodites de sexe féminin — GYNANDRIE 43
-développement embryonnaire donne la clef de for- •mation.
Il existe deux variétés de faux hermaphrodites : 1°. Les hermaphrodites apparents du sexe féminin ;
2°. Les hermaphrodites apparents du sexe masculin.
IL — Hermaphrodites apparents de sexe féminin.
Gynandrie.
Les modifications des organes génitaux qui ’ tendent à donner à l’appareil sexuel externe de la femme l’aspect des organes génitaux externes des mâles représentent une sorte d’excè.y de - développement avec soudure des lèvres du sillon gé- • nital.
Que chez un individu nettement femelle par ses I organes génitaux internes les bords du sillon génital ' viennent à se souder pour former un canal uré- ■ thral qui court à la face inférieure d’un clitoris présentant, de son côté, des proportions inusitées ; que la réunion des grandes lèvres vienne donner une sorte de sac scrotal, le vagin ne s’ouvrant plus à l’extérieur que par l’intermédiaire du canal uré- ; thral, on aura de la sorte toutes les apparences ( extérieures des organes génitaux des mâles, surtout si les ovaires, anormalement déplacés et en ectopie
inguinale, complètent l’illusion en simulant les testicules descendus dans le scrotum,
Mais, dans aucun des cas connus Jusqu’ici, on ne trouve une réunion aussi complète des caractères extérieurs des organes mâles.
Ce genre d’hermaphrodisme a été observé chez les animaux. Ruysch en rapporte un exemple qui a pour sujet la brebis.
Chez les pseudo-hermaphrodites féminins, les vices de conformation des organes génitaux externes ne sont généralement pas de nature à induire en erreur sur le véritable sexe un observateur attentif et prévenu, pas plus lorsque! ce dernier se trouve en présence de l’absence duj vagin ou de l’utérus, que lorsqu’il se trouve en facel d’un petit pénis et d’un scrotum. Chez eux, les| règles existent, et si elles n'’existent pas, il y a dej troubles périodiques qui les remplacent et sur lesquels le médecin ne doit pas se méprendre.
D’autre part, il y a des signes négatifs du sex( masculin qui ont une valeur considérable en l’espècej Cependant, un clitoris en forme de verge, ui scrotum, peuvent tromper et donner le change (i)|
(i) Il faut éviter d’autre part, cela va sans dire, la simula rion ou supercherie que Saviard dévoila en 1784 sur Margu^ tite Malaure qui voulait faire prendre un prolapsus pour pénis. Il faut aussi éviter de prendre un clitoris hypertrophj pour un pénis. Cette anomalie, il faut le savoir, est assez frj quente. Elle paraît même être de règle chez certains peuple les Abyssiniens, notamment, si l’on s’en rapportait à l’habitue qu’ils ont d'exciser le clitoris des femmes.
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