Marie-Madeleine Lefort
INous devons rapporter ici l’observation d’une nme qui est venue mourir à l’Hôtel-Dieu de 'ris, dans le service de Horteloup, et que tous les bdecins des hôpitaux ont pu voir et examiner idant plus de quarante ans. S’il y en avait en-
core besoin aujourd’hui, celte femme, a-t-on dit, aurait pu servir à prouver une fois de plus qu’il n’y a pas d’hermaphrodite. Il n’y avait en réalité dans ce cas qu’une occlusion du vagin, et avec l’opération que Béclard voulait pratiquer, on aurait complètement réintégré cette personne dans le sexe que la nature lui avait dévolu. Ce fait devrait donc servir d’enseignement pour les cas analogues.
Hermaphrodisme apparent che^ une personne du sexe féminin. — Le i6 février i8i ^ , une personne dont le sexe était douteux fut présentée à la Société de la Faculté de médecine de Paris. Chaussier, Petit-Radel et P. -A. Béclard furent chargés par la Société du soin de l’examiner. Voici l’observation, telle qu’elle a été publiée par P. -A. Béclard, rapporteur :
(( Marie-Madeleine Lefort est âgée de seize ans (fig. 1 2) ; sa taille est de i mètre 50 centimètres. Le milieu de cette hauteur tombe au-dessus de l’éminence pubienne. Le tronc, mesuré du sommet de la tête au périnée, a 86 centimètres de hauteur. Les membres inférieurs, mesurés par le côté interne, se trouvaient réduits à 64 centimètres. Le bassin est court, large de 27 centimètres d’un des tubercules extérieurs de l’iléum à l’autre; il a 20 centimètres d’avant en arrière, mesuréà l’extérieur avec un compas recourbé. Mesuré en travers, entre la tête de l’iléum et le trochanter, il a 30 centimètres. L’arcade des pubis angulaires a 7 centimètres d’écartement à la partiej inférieure. Le col est grêle; le larynx et la voix son comme ceux d’un adolescent. Les mamelles sont déve loppées, d’un volume moyen, surmontées d’un mamelo érectile, dont l’aréole, d’une couleur brune, est garni de quelques poils. La lèvre supérieure, le menton et 1
MARIE-MADELEINE DEPORT
) f.'égion parotidienne sont couverts de barbe brune naissante. Les membres inférieurs sont couverts de poils ongs, nombreux, bruns et rudes. Les cuisses sont arron- .:iies, les genoux inclinés en dedans, les pieds petits. La jDeau de la partie supérieure, antérieure, externe des ) ;:uisses, présente des éraillements du derme semblables ■A ceux que présente la peau de l’abdomen et des maiimelles des femmes qui ont eu des enfants. L"’anus est :bordé de poils abondants.
(t Les organes génitaux, examinés à l’extérieur, préîsentent :
« 1° Une éminence sus-pubienne, arrondie, couverte de poils nombreux. La symphyse des pubis qui la suppporte est allongée,' comme dans l’homme;
« 2° Au-dessous, un corps conoïde, long de 7 centirmètres dans l’état de flaccidité, susceptible de s’allonger .un peu dans l’état d’érection. Ce corps est surmonté ^d’un gland imperforé, recouvert dans les trois quarts de isa circonférence d’un prépuce mobile; il est inférieurenment creusé d’un canal déprimé et ne présentant point lie relief de la partie pubienne de l’urèthre viril; ce canal eest percé inférieurement de cinq petits trous placés réfgulièrement sur la ligne médiane, et pouvant admettre lun stylet de Méjan;
« 30 Au-dessous et en arrière de ce corps est une ffente ou vulve bordée de deux lèvres étroites et courtes, ^garnies de poils à l’extérieur, étendus depuis le clitoris fpéniforme jusqu’à neuf à dix lignes au devant de l’anus. <Ces lèvres minces ne contiennent rien dans leur épais- !seur qui ressemble aux testicules
« 4° Dans l’intervalle des lèvres est une fente très suiperficielle, sous laquelle la pression fait sentir vaguerment un vide au devant de l’anus. A la partie antérieure cde l’intervalle des lèvres, ou à la racine du clitoris, est
Marie-Madeleine Lefort à l'âge de 65 ans
74 ‘hermaphrodites de sexe féminin
une ouverture arrondie qui reçoit facilement une sonde d’un calibre moyen ;
« 50 Les anneaux sus-pubiens sont très étroits; rien dans cet orifice ni dans le trajet du canal qu’il termine ) ne fait soupçonner l’existence des testicules, engagés ou près de s’engager dans le canal inguinal. ?
« Suivant sa déclaration, Marie Lefort est réglée depuis l’âge de huit ans; l’émission de l’urine a lieu par l’ouverture principale placée à la racine du clitoris, et par les trous dont l’urèthre est criblé dans sa portion clitoridienne. Mais il lui est impossible d’uriner devant un témoin. Une sonde introduite à travers l’ouverture n’amène point d’urine, n’en prend pas l’odeur, et ne détermine pas l’envie d’uriner; elle se dirige en arrière.
« Notre première observation se borne là, Marie Lefort ne voulant pas souffrir un examen plus détaillé.
« Mais le surlendemain je la revis ayant ses règles. Son teint était pâle; les linges dont elle était enveloppée était abondamment imprégnés de sang. Ce liquide sor- , tait à demi coagulé par l’ouverture principale; il sortait surtout beaucoup quand elle toussait, ou quand on pressait au devant de l’anus. Les trous de l’urèthre étaient rougis et humectés par le sang, mais il était difficile de j uger s’il sortait en partie par ces orifices. La sonde introduite fut retirée remplie de sang.
« Quelques jours après, je fis de nouvelles observations, dont voici le résultat : La sonde introduite par l’ouverture principale, avec tous les soins convenables, ne peut être portée dans la vessie; on la dirige facilement du côté de l’anus, parallèlement au périnée : dirigée de cette manière, on peut soulever ou tendre le fond de la vulve, et reconnaître que la membrane qui en réunit les deux lèvres est épaisse à peu près deux fois comme la peau et dense comme elle. Après avoir porté la sonde un
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Iîu en arrière, on la dirige facilement en haut, à la prondeur de 8 à 10 centimètres ; là on rencontre un obscle sensible à son contact. Dans ces explorations, plueurs fois répétées, la sonde n’amène point d’urine; le ne paraît pas être dans l’urèthre, mais bien plutôt ans le vagin ; on sent la sonde à travers une cloison )ut à fait semblable à la cloison recto-vaginale. A l’enroit où la sonde s’arrête, on reconnaît avec le doigt, à •avers les parois du rectum, un corps qui parait être le ol de l’utérus.
« Les tentatives pour sonder l’urèthre sont vaines : un ;ylet assez fin pour y pénétrer occasionne beaucoup de ouleur.
« Marie Lefort, persuadée, il est vrai, qu’elle est :mme, éprouve du penchant pour le sexe masculin, et e paraît pas éloignée de l’idée de se soumettre à une ^gère opération, nécessaire pour ouvrir le vagin.
« Il paraît, en effet, que ce canal existe, et qu’il suffiiit, pour le rendre accessible, de pratiquer une légère icision entre les lèvres de la vulve, depuis l’ouverture lacée à la base du clitoris jusqu’à la commissure postéleure. L’urèthre se prolonge sous le clitoris, disposition ui le rapproche du pénis et qui est fort rare. Il paraît ue parmi les ouvertures dont l’urèthre est criblé, il y en une ou plusieurs situées plus profondément que la wulve, et que par cette disposition une partie de l’urine test versée à l’entrée du vagin, et sort ensuite par l’ouwerture delà membrane qui le ferme. Il paraît aussi que lie sang menstruel vient par le vagin : peut-être à son pas- ‘sage sous le clitoris, une partie de ce liquide entreit-elle de l’urèthre par des ouvertures postérieures et caichées du canal, pour ressortir par ses ouvertures appa- : rentes.
y> 11 paraît, enfin, que la personne soumise à l’examen
delà Société est une femme: on découvre, en effet, chez elle, plusieurs des organes essentiels du sexe féminin (un utérus, un vagin), tandis qu’elle n’a du sexe masculin que des caractères secondaires, comme la portion du tronc et des membres, celle des épaules et du bassin, la conformation et les dimensions de cette cavité, le volume du larynx, le ton de la voix, le développement des poils, l’urèthre prolongé au delà de la symphyse du pubis, etc. »
Nous placerons ici un portrait de Marie-Madeleine Lefort, que nous devons à l’obligeance de M. le docteur Gallard (fîg, 12 et 1 3).
Ce portrait, qui a appartenu à Alibert, a été envoyé à M. Gallard par le docteur Bras, de Villefranche (Aveyron).
Marie- Madeleine Lefort était alors âgée de seize ans (voyez fig. 1 2).
La personne qui fait le sujet de l’observation ci-dessus est entrée, le 20 août 1H64, dans le service d’Horteloup, à l’Hôtel-Dieu, pour une pleurésie chronique. Elle est âgée de soixante-cinq ans (fig. 13), et est née à Paris, rue de Beauvais, 21 ; elle exerce la profession de saltimbanque. Elle nous raconte que, dès son extrême enfance, elle a été considérée comme étant du sexe féminin. Réglée, nous dit-elle, à l’âge de huit ans, elle n’a été visitée par des médecins qu’à quinze ou seize ans. Elle a continué à être régulièrement réglée jusqu’en 1848, époque à laquelle le flux menstruel a été complètement supprimé. Elle nous dit que, lorsqu’elle était jeune, elle éprouvait du penchant pour le sexe masculin; elle nous avoue même avoir eu des rapports avec un ouvrier cordonnier; mais ces rapports, paraîtrait-il, se bornaient à de simples attouchements.
Nous devons dire ici que, malgré tous ces aveux et
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malgré surtout ropinion formulée par Béclard, Marie- Ivladeleine Lefort a été considérée par la plupart des hirurgiens et médecins des hôpitaux qui l’ont examinée omme appartenant au sexe masculin. On pensait génépi salement qu’il y avait chez cette personne un arrêt de développement du pénis, avec un hypospadias plus ou moins compliqué, et une cryptorchidie.
L’autopsie pratiquée le 12 novembre 1864, environ frente-six heures après la mort, est venue confirmer 1 :i’une façon éclatante l’avis de Béclard, et prouver une ; cois de plus la sagacité de ce grand observateur.
La description que Béclard en a donnée et que nous iwons rapportée plus haut, étant d’une rigoureuse exaciitude, nous nous bornons à faire connaître les résultats lie l’autopsie, qui serviront à compléter la relation de 'Béclard.
Aspect extérieur du cadavre. — Le sujet présente un certain embonpoint, exagéré par un oedème généralisé. .La tête est assez chauve, la face est cyanosée, les yeux
IRÜlants, la barbe grise et très développée ; elle atteint le chaque côté du menton une longueur de 35 centinètres. A ne considérer que la tête, on aurait certairienent cru avoir affaire à un homme. Le thorax est fortenent développé ; la partie antérieure de la poitrine est louverte de poils nombreux et grisonnants, comme ceux lu visage. Les mamelles présentent un volume assez :onsidérable et sont pendantes comme celles d’une /ieille femme. Le ventre est assez volumineux et présente quelques éraillures. Les membres supérieurs sont grêles, courts, les mains très petites. Les membres in- .’érieurs, garnis de poils nombreux, sont également courts; les pieds sont très petits.
Examen interne. — La cavité encéphalique n’a pas été ouverte. Le larynx n’a présenté rien de remarquable ;
lorsqu’on a voulu mesurer ses dimensions, il s’est trouvé , égaré.
La cavité thoracique contient une assez grande quantité de liquide séro-purulent ; on remarque une légère injec-
Fig. 14. — Marie-Madeleine Lefort. Aspect extérieur des organes génitaux externes.
tion des plèvres et quelques fausses membranes. Les poumons présentent des granulations tuberculeuses. Le cœur est volumineux et contient des caillots sanguins, les valvules sont saines.
La cavité abdominale contient également une grande
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:iantité de sérosité ; le foie est petit, atteint de cirrhose ; I r.î calcul biliaire, du volume d’un œuf de pigeon, est
Fig. i5 — Marie-Madeleine Lefort. Coupe sagittale du bassin pour montrer les organes génitaux.
sonde introduite par l’ouverture principale au-dessous du clitoris ’.M, vagin; O, ovaire; T, trompe de Fallope; U, utérus; /, ligament rond; V, vessie; m, uretère; orifice de l’urèthre; R, rectum, g-, grandes [ lèvres de la vulve.
DDgé dans la vésicule. Rien de particulier à noter du Ikôté du tube intestinal et de la rate. Les reins ne pré-
ai
sentent non plus aucune lésion appréciable. Au-devan de la capsule surrénale gauche, on trouve une tumeur di volume du poing, jaunâtre et ferme à la coupe. L’examei microscopique, fait par mon excellent collègue M. Chail lou, a démontré qu’elle était formée de tissu fibreux e d’un nombre considérable de globules graisseux. Les di mensions du bassin, constatées à l’autopsie, ont été le suivantes ; distance des épines iliaques antéro-supé rieures, 21 centimètres 1/2; distance de la symphyse pu bienne à l’angle sacro-vertébral, ii centimètres; dia mètre transversal du bassin, 13 centimètres.
Organes génitaux (fig. 14 et 15). — La peau qui re couvre le pubis est garnie de poils assez nombreux bruns et raides. Au-dessous, on trouve deux grande lèvres qui mesurent 10 centimètres 1/2 de longueur elles sont épaisses, et la palpation ne fait reconnaître leur intérieur rien qui puisse faire admettre la présenc des testicules. Au milieu de l’espace qui les sépare, o distingue en haut un corps volumineux, long de 4 cent: mètres 1/2 ; ce corps présente à sa partie antérieure un saillie arrondie, rappelant tout à fait la forme du glan d’un pénis et présentant une petite couronne comm lui. Ce gland mesure 15 millimètres de hauteur et i millimètres de largeur; il est imperforé et présente un petite rigole à sa partie inférieure ; il est recouvert p! deux petites lèvres, qui se réunissent à la partie sup rieure et lui forment une enveloppe analogue au pn puce. Au-dessous de ce gland on voit une petite ouve ture ovalaire, qui donnait issue à l’urine et au sarjfc menstruel. La partie supérieure de cette ouverture pr( i; sente, sur la ligne médiane, un petit sillon qui contim ^ celui que nous avons signalé à la partie inférieure gland, on y remarque cinq petits trous à peine visible et disposés d’avant en arrière. Un stylet très fin, intr
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cduit par ces petits orifices, nous fait voir que ce sont les ^orifices de culs-de-sac analogues à ceux qu’on rencontre sous la muqueuse uréthrale. Il n’est donc pas probable qu’une partie de l’urine sortît par ces orifices, ainsi que le prétendait Marie- Madeleine Lefort. Le bord inférieur de l’ouverture principale est mince et tranchant; les deux lignes qui le circonscrivent vont se continuer avec les petites lèvres qui enveloppent le gland. Le reste de l’espace qui sépare les grandes lèvres est entièrement ■fermé par une membrane qui réunit l’une à l’autre leur '.face interne, et dont l’épaisseur avait été évaluée par Béclard à deux fois l’épaisseur de la peau.
La dissection a montré que l’ouverture principale, placée au-dessous du gland, conduit dans un canal memibraneux long de 6 centimètres et présentant une circon- : férence de 2 centimètres. La muqueuse qui revêt ce canal, qu’on peut appeler cloaque ou canal commun, est i lisse, blanchâtre, et ressemble sous tous les rapports à .celle de l’urèthre. On distingue sur sa face supérieure .quelques stries longitudinales, et de petits culs-de-sac eanalogues à ceux que nous avons signalés entre le gland '.et l’orifice externe du cloaque : ce sont les orifices des [glandes mucipares. A la face externe de ce conduit on ttrouve, sur les côtés, une masse spongieuse de 4 millirmètres d’épaisseur, c’est le bulbe normal du vagin.
Le conduit ou canal commun que nous venons de dé- (.crire peut être considéré comme une espèce de cloaque [donnant issue en même temps à l’urine et au sang mensttruel. En effet, à son extrémité postérieure on trouve [deux orifices : l’un en haut, l’autre en bas; le supérieur (.conduit dans la vessie, l’inférieur, un peu plus grand, rreprésente l’orifice externe du vagin. Le canal de jie ! l’urèthre proprement dit et la vessie n’ont pas été oujtf «verts pour ne pas faire sur la pièce, qui doit être con-
Ch. Debierre. — L’hermaphrodisme. 6
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servée, des délabrements trop considérables. En arrière du point où le vagin s’ouvre dans le cloaque, il s’élargit immédiatement pour acquérir ses dimensions normales ; il forme même à ce niveau une espèce du cul-de-sac, en arrière et au-dessous de son orifice. La longueur du
vagin à partir de la fin du cloaque jusqu’au col de l’utérus est de 6 centimètres; sa circonférence mesure 7 centimètres 4 millimètres. La muqueuse vaginale présente une coloration rosée; on y distingue les plis transverses normaux extrêmement marqués. A la partie antérieure et supérieure du conduit vaginal, on remarque de petits tubercules réunis en forme de triangle qui se prolonge en donnant naissance à la colonne antérieure du vagin. L’insertion du vagin sur le col de l’utérus se fait comme à l’état normal et ne présente rien de particulier à noter. Le cul-de-sac antérieur du vagin mesure 5 millimètres, et son cul-de-sac postérieur 6 millimètres. Le col utérin est plat et présente une largeur de 2 centimètres; l’épaisseur de ses parois est de i centimètre; son orifice est circulaire et laisse facilement pénétrer dans la cavité utérine une sonde d’un calibre moyen. La profondeur de l’utérus ainsi mesuré est de 5 centimètres I millimètre. Le corps de l’utérus est très développé; il présente quelques adhérences dans les culsde-sac antérieur et postérieur, et un petit corps fibreux vers la partie moyenne et un peu latérale de son bord supérieur ; on sent deux autres petits corps fibreux dans l’épaisseur de la paroi antérieure. Les annexes de l’utérus sont disposées comme à l’état^ normal : en avant, les ligaments ronds, allant gagner l’orifice interne du canal inguinal ; au milieu les trompes , présentant une longueur de 7 centimètres; en arrière les ovaires, qui sont assez développés et qui présentent plusieurs cicatrices résultant de la rupture des vésicules de de Graaf.
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ENFANT DE SIPPEL
Mon excellent collègue, M. Legros, qui a bien voulu îîxaminer au microscope un fragment d'ovaire, y a trouvé :ies cellules de l’ovisac plus ou moins altérées, au milieu 3 l’une trame de fibres lamineuses et de corps fusiformes. 111 n’y avait point d’ovules.
1 3 . — Cas de Debout.
Dans un cas, observé par Debout, il existait un ::litoris en forme de verge de 6 cent., des grandes (lèvres et dans la gauche un ovaire sorti par l’anneau inguinal et faisant l’effet d’un testicule, la grande lèvre paraissant elle-même l’une des moitiés l’un scrotum bifide. Le vagin était remplacé par • jn long et étroit canal. — Les menstrues existaient.