HERMAPHRODISME BISEXUEL ET BILATÉRAL IO
’Handy, de Schrell, de Von Franque, etc., sont rrestés célèbres.
Ceux de Stelladi, Mayer, Gurtl concernant des Iboucs, celui de Mayer observé sur un chien, les deux de Hunter rencontrés sur une ânesse et sur un chien, celui de Harlan observé chez le gibbon,
. de Mascagni sur une vache, de Valmont de Bomare .et Brilloët chez un daim (1776), de Belle Chiaie, lEt. Geoffroy Saint-Hilaire (1829), Martin Saint- .Ange et I. Geoffroy Saint-Hilaire (i832), Meckel sur la chèvre, de F. Schnopf (1878), ne sont pas moins intéressants.
Je ne fais que mentionner les cas d’hermaphrodisme observés chez les insectes (Hettlinger, Scopoli, Duméril, Rudolphi, Klug, etc.), le homard (Nicholls), l’esturgeon (Pallas), la carpe (Schwalbe, Morand), le brochet (Starke, Réaumur), la poule (Heide^ Bechtein), le rat (Faber), le bélier (Thomas Borkhausen, Mascagni, Scriba), le veau (Schlumpf), que cette disposition de l’organisation paraît ordinaire chez certains poissons, du genre Serran, au dire de Gavolini, dont l’opinion a été confirmée par Cuvier et Valenciennes.
Dans le cas de Schrell, il s’agit d’un enfant de neuf mois qui présentait, outre un véritable pénis en rapport avec des organes génitaux mâles complets, une petite vulve, conduisant par l’intermédiaire d’un vagin à un utérus rudimentaire pourvu de trompes, et, de plus, deux ovaires imparfaite-
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HERMAPHRODITES VRAIS
ment développés, et dont la nature n’a pas été suffisamment élucidée.
Celui de Vrolik concerne un hypospade mort
Fig. 19. — Organes gdnitaux de l’hermaphrodite vrai de Heppner.
a, gland du phallus; — e, orifice uréthral; — b, corps caverneux; — c, urèthre; — d, bulbe de l'urèthre; — /, portion membraneuse de ce canal; — h, prostate; — vessie; — Z, vagin; m, utérus; — x, ligament rond; — k, uretère; — r, testicule; — U, hydatide; — O, oviducte; — q\ ligament utéro-ovarien ; — q, ovaire; — Z, épididj'me ; — p, pavillon de la trompe; — s, testicule; —in’, fond de l'utérus; — X, ligament utéro-rectal.
à cinquante-huit ans. Il avait un canal vaginoutérin avec trompes utérines, et deux glandes de
HERMAPHkODISME ALTERNE lOQ
; :-haque côté mal caractérisées, mais que l’on a con- I i idérées comme des ovaires et des testicules.
' Les observations de H. Millier et de A. Durham !Gont analogues à celles de Schrell et Vrolik.
1 II n’en est pas de même de celle de Heppner.
Il s’agit d’un hypospade de deux mois (fig. ig). e sinus uro-génital s’ouvrait au-dessous d’un pénis ^perforé et se continuait en avant avec l’urèthre, en i'irrière avec un vagin long de deux centimètres. La :>)rostate entourait l’urèthre et le vagin; l’utérus :>)ortait deux trompes complètes, et de chaque côté ii.e trouvait un ovaire et un testicule, entre lesquels ))n voyait un parovaire. Le microscope dévoila des cbllicules de Graaf et des ovules dans l’ovaire, des :ubes dans le testicule.
Grüber a rapporté un cas du même genre.
Et. Geoffroy Saint-Hilaire a rencontré, de son c:ôté, une chèvre, femelle quant à ses parties génilales externes ou de copulation, et mâle dans ses )3rganes profonds ou de reproduction.
Morgan et Otto ont trouvé également, le premier chez l’homme, le second chez le mouton, une ^/éritable combinaison des sexes, des organes génitaux d’apparence femelle par exemple coïncidant aivec des organes génitaux internes mâles.