‹ L'hermaphrodismeChapitre 47 sur 57 · HERMAPHRODISME DES GLANDES GÉNITALES I2J · texte numérisé non relu

HERMAPHRODISME DES GLANDES GÉNITALES I2J

'Mais c’est là le développement normal et ordinaire. iOr, supposons que pour une cause ou pour une autre la formation wolfienne (mâle) et la formaition ovulaire (femelle) se soient développées simultanément, et séparées en même temps l’une de l’autre, et dès lors nous nous expliquerons que l’on ait pu rencontrer sur le même individu un ovaire et un testicule d’un même côté (hermaphrodisme vrai uni-latéral) ou des deux côtés à la fois (hermaphrodisme vrai bilatéral).

Waldeyer, au reste, a signalé la présence d’ovules primordiaux dans l’épithélium qui recouvre la surface du testicule, et, plus récemment Laulanié a décrit des formations bisexuelles aussi bien dans l’ovaire que dans le testicule des oiseaux et des mammifères.

L’anatomie comparée, de son côté, nous fournit des arguments favorables à la bisexualité primitive de la glande génitale de l’embryon. Parmi les vertébrés inférieurs où les ovules, tant mâles que femelles, dérivent également de l’épithélium germinatif, ainsi que cela ressort des recherches de Semper et Balfour sur les Plagiostomes, de Gôtte chez les Batraciens et de Braun chez les Reptiles, il existe des exemples d’hermaphrodisme normal. Ainsi dans le testicule des Plagiostomes il n’est pas rare de rencontrer des ovules femelles, comme l’ont observé Balbiani, Swaen et Masquelin ; chez les Téléostéens, il existe des exemples d’hermaphro-

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disme normal, notamment dans les genres Serranus et Chrj'sophry’s, comme déjà l’avait remarqué Aristote. Sur la carpe, le hareng, la morue, il n’est pas rare de faire la même observation. D’autre part, chez le crapaud {Bufo vulgaris), il se développe un petit ovaire (organe de Bidder) à côté du testicule, et cette disposition est très fréquente aussi sur la grenouille mâle.

En résumé, il paraît bien vrai qu’à l’origine, l’épiihélium-germe est indifférent, et que la différenciation des sexes est un processus secondaire qui s’est produit très lentement. Il n’est donc pas irrationnel d’admettre qu’au début l’ébauche de l’appareil reproducteur est bisexuelle, bien qu’il ne reste normalement chez les Vertébrés vivipares adultes aucun vestige de cet hermaphrodisme en ce qui concerne les glandes génitales elles-mêmes. Mais chez ces derniers ne rencontre-t-on pas des anomalies qu’on peut considérer comme des manifestations lointaines, ou plus, des réminiscences de ‘ l’hermaphrodisme originel?

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