ARTICLE PREMIER. — INFÉCONDITÉ DES HERMAPHRODITES
D’une façon générale, les diverses formes d'hermaphrodisme tendent toutes à entraver les fonctions reproductrices ; loin de jouir d'une double puissance créatrice et de ressembler en cela à certains animaux inférieurs bisexués, qui se suffisent à eux-mêmes, les hermaphrodites sont inféconds.
Dans les cas qui se rapprochent le plus de l’hermaphrodisme normal des animaux inférieurs, c’est-à-dire dans ceux où il existe à la fois des ovaires et des testicules, ces derniers sont le plus souvent restés dans l’abdomen, et les deux espèces de glandes génitales plus ou moins atrophiées et altérées.
Mais lors même qu’il existerait des glandes génitales normalement constituées, les malforma-
Ch. Debierre. — L’hermaphrodisme. 9