‹ L'hermite de la Guiane, ou Observations sur les moeurs et les ..., Volume 2Chapitre 38 sur 41 · WALKER · texte numérisé non relu

WALKER

Je crois,, Me^iears, pouvoir appuyer ni^n avis d^'ai|$si bomies raisons que les vôtres; mais je n'oublie pas que nous-^œiites attendus à la barrière de Fontarabie, et j'ai dans l'idée que vous m'écouteroz plus favprablement à notre retour. »

&^ nous séparant, la seqiaine demièire, nous ^tio9$ ^n e|r<^4^opY^;9«hd'aUef vi^ter le mercredi suivant 1^^ établis$cfineiis,de ;M. Plvès ,

ÏRAYAIL ET INDUSTRIE. 3oi

auxquels notre industrie manufacturière est en partie redevable de$ immenses progrès qu'elle a faits depuis vingt ans. ^ ^

En remontant la rue de Charonne, nous passâmes devant une des écoles principales fondées pour l'instruction élémentaire , d'après la méthode dite à la Lancaster; M. André , qui partage avec M. le comte de Laborde et M. l'abbé Gaultier l'honneur d'avoir naturalisé en France cette bienfaisante institution, prit avec nous l'engagement de nous mettre à même d'en apprécier tous les avantages. M. Walkcr ne manqua pas cette occasion de nous apprendre qu'un négociant (M. Delessert) avait fondé et doté de la manière la plus libérale deux établissemens de cette espèce, destinés à l'instruction des enfans de la religion réformée.

« Je pourrais , continua-t-il , vous citer une foule d'actions également honorables pour le commerce de France ; je me borne à la ploi; récente. M. J. C, négociant de Baltimore, était venu en France pour y composer uite cargaison des produits ^de nos manufactures. Il devait recevoir d'un intéressé', auquel il avait laissé des fonds considérables avaiit son départ des Etats-Unis, une cargaison de coton et une

3oa T&AVAIL ET IHDUSf mis:

remise de 4oOi<)<^<^ "f^- ^^ Londres, laquelle dvâit été effectaëe , mais t|tte, par un mal-entenda ( qu'il faudrait peut-être appeler d^un antre ïiom-) , la mawdn de Londres avait portée ^n compte de Tintéressé. M. J. C. , après hnit mois de courses dans nos villes manufacturières , avait rëiml du Havre toutes les marchandises dont il avait fait l'acquisition pour une somme de 800,000 fr . , qui avait été payée par la msJlDn Perregaux et Lafitte : an moment de son départ , M. J. C. reçoit la nouvelle que le bâtiment qn'il avait eitpédié , depuis huit mois , à la Nouvelle- Orléans , pour apporter les cotons en France , avait été détourné de sa destination par Tintéressé. Attéré par ce coup de foudre , l'infortuné négociant tomba dans une mélancolie profonde dont les suites menaçaient sa vie ; s'adressant alors à M. Lafitte, il lui confia la situation où le réduiisaii ITiorriWe procédé de Pintéressé américain et de la maison de banque anglaise : << Je suis hors d'état de vous rembourser, lui dlt-îl ; faites vendre mes marchandises , je vous tiendrai éoinpte de la perte. — Partez , lui dit ; en lui serrant la main, Phonorable M. Lafitte , partez avec vos marchandises et reprenez eeurage ; vous mè les paierez lorsque vous \ei

thÀVÂIL £^ mDUSTftlE. 3a3

^ttt^zTendaes. Dès ce montât TOtre coaipte est airétë et p^xrte un mtéièi Jk cinq pour cent. »

ToBt en cansant, nous étions ptryenns au liâttt de ta me de Charoniiei News nous arrAtâmes à Tancien couyeiit des Bénëdictines»

cà M. DW^s^a étâtô une Bianii&ctttre d*ét<^es de cotoft qm rivalisent avec toot 4?e que l'An'gietorre proéuilde plus parâM face genre; t%\ -pius^ récenmient , nne ilatutede laine ^ qui onvre à Flndiislrié nationale une âoorce de pros^ pëtilé dônl on n% peut ni assig^ner ia limite , ni csdcteler les av^nfage^. ,

On était à ta^e quand nous arrivâmes , ot notts^fàipes reçus avec cette cordialité franche;, ^brec cette politesse aisée dont la bienveillance exclnt le céréntottial. C'étail déjà «n tableaft p'iein. d^intérét que celui de M.« Divès , au mi^ lieu d - une belle et nemlnreuse femitte ojt il exet^ ^i1 ^autorité d'un cbef avec téul:e la conlànce d'nn protecteur et L^afiëctïon d'un- père. î

Pendant le déjeuner là con^fsation roula sur lès progrès de l'indadtrie eu ftrânce, isur les ranges qui les avaient produits , sur les tiioyenè xlé les étendre etltOIr^^;' Kt: Divè^v^<>i^^i^^ 1^^^ <hi philosophe de<Ptle Saint-Louis, "nous prouva que rempli» et le p^ieetioni^ement des' machines

So4 TRAVAII*,ET INDUSTRIE.

n'avait et ne pourait ayoir d'idcoiiyënieiis dans an pays dont la rich^js^ du sol poarsât s^açcroitre avec la popnlatiôii , et où Tëconon^e des bras dans les arts Indaaltiels^ tournait toujours an profit de ragricnltnre. «

M. Binomef^âprès avoir d6dM>titré ^ar une foule d'exemples qu'en.fiiit de découvertes.Ies Français ont presque toujours la gloire de la pxfsàhvt idée , parut s'étonner jqu'à Tapplicatian ils n'arriyassent , pour Tycurdinaire, qu'à la suite des autres. M. Divès en trouva la cause dans la tinnde avidité des capitalistes, qui ne viennent au secours d'aucune entreprise , qui croient leurs fonds perdus quand ils n'en touchent pas réguiièrement l'intérêt; dans ce travers de la mode, ^édii défaut d'e^>fi t puldic, i{«i salarieen quelqae sorte la cOntrebapfde « eu recherchant de préfé< r^ttceles prqduits de l'industrie étrangère.

Af^hsi le dé}eâ|ier, nôu^ visitâmes dans le plus grand détail les immenses établissemens dont se •c^Hupose la manufacture 4é Bf . Biyès.

-r ]^aus. suNlittes po^ aidisi diDiâ pas à pas la :iniirçh^ progf/^ssive de .la C»brication, en pas- :$ai|t de4,'atflieffoùi'on'déGQupe^les toisons brutes, dans. la buanderie pu l'on laye les laines; d^s les fours «où on les blapcbit 4 la vapeur du

TBAVAIL ET INBUSTRIK. 3o5

soafre ; daas les salles où on les peigne', dans celles où on lés carde : nous n'insistâmes point pour être introduits dans les ateliers de filature de kine , où M. Datés , employant dés procédés mécaniqueis qui ne sont point coionus, doit craindre d'en exposer le mécanisme à des regards infidèles.

^ Nous reprîmes- la suite des opératicms dans ks salles ôà les laines , filées et distribuées par numéro^ sont livrées aux tisserands ; nous pàr-^ courûmes les divers atdiers oh se fabriquent lés différens genres de tissus , où se parent les étofies en roulant sûr des cylindres' defer rouge , et finalement où elles reçoivent les derniers ap." prêts. Nous nous arrêtâmes ensuite à considé-* rèf , dans de' vastes magasins , cette même laine , ^lie nous avions vue sous la forme d'une toison sale et grossière ^ transformée en un tissu rival de celui de Cachemire et nuaii(;é des plus belles cbuleurs. '

AccdutUflié comme }e te suis à considérer avant tout les objets dans leurs rapports avec les mœurs , j'avoue que je fus moins frappé des prodiges d'industrie que je voyais en quelque jBorle s'opérer sous mes yeux , que des bienfaits dont cette industrie est la sourie. Coiiiment sf

3o6 TRAVAIL ET INDUSTRIE.'

défendre fan moaTeinent de Tënëratioii pour un homme auquel deux on trois mille antres dmtent leur snbâstanoe )onmaHère, ^i s^en-riclîit du Uen qn'il fait, et dont la fortune^ comme nn fleuve nourricier , emibellif et fertlGse ses rivages !

Je ne pouvais me lasser , en m'arrètant au mi^ lieu de cette multitude d'ouvriers que M. Divès salarie , de regarder sas enfans , dont Tadressc laborieuse et précoce est déjà une ressource pour leur famille. Jeuè pouvais sortir de cette salle , oà tant de braves qu^ont épargnés les com^ tkats trouvent, dans rexercice d'une £acile in-*dustrie , un surcroît de secours contre une ho^ BoraUeindiigenee dont la soHieitude du gou-"vemement est sans cesst occupée k lés éé* fendre. Qu'il m'a paru respectable, la navette i:ia main , ce fier chef d'escadron , silionnë par le fer ennemi, qui n'a pas craint de déroger .à

sa gloire par un travail utile! Que deré-^

flexions cette circonstance feit nattre! Je

n'ai ni le tems ni l'espace nécessaires pour les consigner ici , et je terminerai ce Discours par cette considération de Duclos , de la justesse de laquelle nous avons fini par tomber tous les quatre d'accord : ' . ^

TB AVAI h ET m D UflîTttI». 3o^

« n n'y a pas de membres plus utileis à la » société que les commerçans;, ils u:|iisseiit les V hommes par un. trafic mvliiel;Jb distrUment » les dons de la nature ; ils occupent étnourris- » sèiif IespauYre59isaAsf<mtàia:d4sir^d|È^ri<^es, » et suppléent à la magnificence des grands. »

3o8 £BS HOKTAGKES RU5SB5:

^VWV«i% %»(WW% %f%/%f%/kf% ^■%l%/%^/%,'V%%f%/%^ «^«/V«^^^'%<«/%^^l%.1

K** Lin. — 2'j juillet iÔi6. LES MONTAGNES RUSSES

OwM^ Art é'mmer,t m.

Vm plaisir <*t moin* vif lon^'il ■?«•!

La raison vient penMtre im peu-tàr4 clicz les femmes , mais elle y arrive ( quand elle j arrife ) escortée d'an jugement si prompt et si {liste , d'une yelontë si persëyërânte , é^nae ^ëio<pience si persuasive , qu'elle exerce un .eni7 pire d'autant plus absolu qu^on ne songe plus h s'y soustraire. De son aveu, M"* de Lorys H été très-sensible dans sa jeunesse , et passablement c^pricieme dans son âge mûr ^ la vieillesse où elle est parvenue , sans aucune des iu'irmités physiqui^s et morales auxquelles cette époque de la vie est ordinairement sujette , en 4 f^it le niodèle accompli de ces vertus mo-

Page 1