POURQUOI SE FAIRE ATTENDRE
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Uais je n*ai ancaii* confianca en eux.
Se faire attendre est pour les uns Teffet du hasard , la suite d'un accident ; pour les autres 9 c'est nne afiEaiire de calcul , un trait d'afiectation. Mais quelle qu en puisse être la cause , c'est un usage devenu à la mode parmi le beau monde , quoiqu'il soit évidemment contraire aux règles du véritable savoir-vivre.
Le jeune Woodville, merveilleux de la première classe , vivant magnifiquement , ayant un superbe équipage, une maison bien montée, possède ce dé£atnt au plus baut degré. Ses cbe-
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vaux gris-pommelës arrivent ventre à terre ; il desceiid de son élégant phaétbn. Le marteau de la porte annonce son arrivée par un bruit semblable à celui du tonnerre. Il entre dans la salle à manger, et parait surpris et confus de voir qu'on est déjà à table , souvent même que le premier service a fait place au second.
Sa manière de se présenter dans ces occasions est en général de faire un pas en arrière , de joindre les mains , de lever les épaules , de courber le corps en Eaisant une légère inclination de tête, comme pour dire : « Cela est bien mal en vérité ! Ne suis-je pas incorrigible ? Je suis détestable pour arriver tard! Mais j'ai tant d'engagemens , je suis tellement poursuivi de plaisirs , (fit j e ne puis être à tems nulle part. Quevoutez-vous? c'est la mode /les dames me pardonnent , je suis le bienvenu partout. »> Cette pantominié est Suivie d'un sourire qui n'a d'autre buf que de ittontrer des dents bien blancbes. Alors prenant la main d'un ami qu'il reconnaît, ou lui frappant sur l'épaule s'il est sur le pied de^l'iniMaitéavec lui, jetant un coup d'oeil sur lés convives, srfluanties jolies femmes eflesiïommes àlà nrtode, îl s'avance d'un air dte confiance vers la place
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qui lui a été réservée , xausant^ chemin faisant, autant de dérangement qn'il Ini est passible , maisn'épargnant pas le&ezcosespoar Fembams qujl occasionne.
« Sur mon konneiir, dit- il à la maîtresse de la inaison qn^d il est assb, |e sois indigne de pardon 9. mais je compte sur votre indulgence. Jamais je n'ai commis une telle erreur. J étais encore àsixibenres chez FaUenalI , à examiner un cheval avec le duc de *♦♦. Dès qne je me suis aperçu qu'U était si tard, j'ai couru chez n«tt à toute bride, an risque d'écraser cent canaiUes ; je n'ai mis qae vingt minutes à ma toilçtte , et me voici. *. Une autre fois , il dira : « Sur mon ame, je .vous dema&de pardon. Je suis.coupable,:îe.le.sens , et je ne sais comment m'^cuserjde cette apparence d'impolkesse ; mab j^nesniâ^reintré du Jiali^L-àseptheure&dumatin, j'ai^ deux faepres sons fermer l'œil.; j avaisroo- Uiéde.rcmraterma montre , ettonte;la journée s'en. est ressentie :;d!k0nnenr^.jen£?me dontais pas^qoJilfAtsîAatfd. -Maîs^ connais votre bonté , vous «n'esonsensa : vens savez ce que je suis , la pltts^mauvaiaejtèle dniinonde, n'ajsant jamais ^ calqalerlé if ilis., ioi^oors enretard de deux