‹ L'hermite de Londres: ou Observations sur les moeurs et usages des anglais au commencement duChapitre 33 sur 63 · PROVINCIAL A LONDRES. Ï · texte numérisé non relu

PROVINCIAL A LONDRES. Ï

me liâtai de la saluer pour ^montrer à ma belle inconnue (jfit je connaissais des personnes de dîstinctibn. Mais je crus qne je n'en avais pas ëtë aperçu, car, au lieu de me faire une. inclination de tête , elle se détourna d'un autre côté.

» Uh quart-d'heure après, mon cousin Dick \int à moi au grand galop , et m^ayant tiré à part me dit que lady Marie me priait de ne pas me donner les airs de la saluer quand je mepromènerais avec une des plus grandes.coquines de la ville. Coquine n est pas même le mot qu'il employa. <' J'en suis bien fâché , lui à\sje, mais je ne la connaissais pas. — Il n'y a personne qui ne la connaisse, reprit-il, et vous allez passer pour un homme qui voit mauvaise compagnie. — Moi , voir mauvaise compagnie ?

repris-je Mais il était allé rejoindre lady

Marie ; et n'osant en faire autant je rentrai chez moi fort mécontent de ma matinée.' »

» Deux jours après, mon cousin m'informa qu il s'était fait faire un habif à la mode , dans lequel il était si serré qu'il ne pouvait manger une once d'alimens à son ^er ; et que la veille, en sortant de l'Opéra, un de ses amis l'avait con-

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