‹ L'hermite de Londres: ou Observations sur les moeurs et usages des anglais au commencement duChapitre 59 sur 63 · B£S DECOUVERTE · texte numérisé non relu

B£S DECOUVERTE

docile ; il semble n'ayoir pas de Tolonté à lui ; il coimait tous les goûts , tous les faibles de la belle veuve ( car quelle est celle qui ne croit pa& FétreP ). Il les respecte, il sait que sa santé est délicate, qu'elle est obligée d'avoir recours^ à Topium, que son caractèrje est. iititable ^ qu'câle se coucbe tard , qu'elle passe au lit la plus grande partie de la journée. £Ue prévoit qu'il lui préparera son déjeuner, qu'haï lui fera. une lecture pendant qu'elle sera au lit ; qu'en un mot ce sera le mari le plus complaisant qu'elle puisse trouver. Il est pourtant possible qu elle se trouve trompée dans son attente ; le changeipent de for^ tune... »

« Changeons de convetsatioQ , lui dis* je:* comment avez -vous fait les découvertes dont

VOUS m'avea^ parlé sur le rouge , les fau3ses dents,, les faux cheveux , les voi^s et moyens , etc. ? Comment des secreb si importans vous ont-ils été divulgués à votre âge ? — Comment ils m'ont été divulgués ? répéta- t-il , en arrangeant ses cheveux devant une glace : parles dames. Que diable l un. jeune homme de bonne mine peut décou- Yrir tout ce qu'il veut savoir; et j'aiogaainteuant

33Ô i.fts DicevTE&fssi

des donaée»ilcMrtitee»q«^ ^ p«M Tovsdke* s»

«te kmme net da romge o« pofle de iMise»

dents , fitot avoir bcsoni de eo&snUer pevsaim» M de seveîr «M igt. Je *▼•«$ dirai de même si «& homme fa à l'Opàra dans sa loge, ou s'U 7 •Atre avec le bSlet d^mi- «easeripleiir^ en Tar-^ geat à la maia , e« a^ec «a billet -doBsë. Oh i jt tous assare que J^ ft«is aa fait de hieii de$ ehoftes, de bien des cbeses qm^aéritent d'être sues. --^Vo«» êtes phs aavant que je ne pensais, hiî du -)e ; mais lail^-moi donc part de yetre science. — Eh bien , d'aberd il faut que vous san ehies qme si ¥p«s êtes avec ane femme qni porte des dents artificielles , elle ne s'approchera pas de la demenre d'nn dentiste , et se gairdera bieiT deiai^e arrêter sa yoitnre à sa porte» (Testecmime un chien altacpé dliydrephobie , et qm craint )usqa'à la voe d'un bassin rempG d'ean. An contraire , nne femme qni a de belles dents, telles qae la nature les loi a données, se fera uii plaisir de vons prier de raccompagner ches lUispini , afin qne tous entendiez les complîmens qu'il lui fera. Jamais il n'a yv de si belles dents ; elle n'a nul besoin de son secours. Celles qui

£cr BieoDtkâof^^ 33i MiU oUig^es d'avofr WritaUme^f veeèui^ à ses Miits t «nt la' précattttoft de h f^H tenir êhex eHes en secret. '

9 Dç m^e , «ne fènane ({ni met da rouge Il ixa fos sr^ec TOtt9 eliiesSiiliplafaiileiir, de peuj^ q«e yaasitB la jN>épçMi«ieB Aê prendre cliez lui ses kclks:<md«in^ :^ie eiaifil tonjour» de sM^ efaâvifer , «t tous laisse adourer sm -feint sstai n i^afbr «ttêi-iii^iiie a An clmflE'i^ , celle qui ité di>il ^'à la natttrê lés rd^e^^qui parent sesfoues^ se plaiml -toiq^urs-^a^r ties Routeurs trc^ (on-^ cées zqnaaaâ tlte 8« vt^l dam une glaee en re-^ n«aiyt ^i^ promtiiadeVelie s'écrie ; « Pour^ ^w» dcmc a«|s-|e tm%e de k 'sorte? faj Yrai'-^ meM r«r J^«iie campagn^i^e ; oft me prendrait ^«r uneiSàrînière ; jt me fâ^peur à mei-mëmei B«f'éÀ e:^ rien pourtant,- car elle sâSt fort Uen qM àes belles couleurs font Tenrie et le désespoir des neuf dixièmes dés femmes de sa eonnabli&ce.

» Le propriétaire dNine loge arrive àTOpërâ d'un air de^ cfOAfianee ; il porte la têtebaate , on dirait qu^il- e^fre cliez lui. Sa loge est sa j^ro-^ t«iél^ ; et doit bii dottiier de Timportance datu

33a LES DECOUVÉRTEff;

le monde. Le partenr d'un billet, de souscripteur, a no peu moins d'assurance. H veut se donner un air d'aisance , mais on remarque en loi quelque çbose de gêné et de contraii^t , parce qu'il craint qi^' on ne sache qu il n'est qoe mo^ mentanë possesseur d'ttn droit appartenant à on antrç. Celui qui entre pour spp. argent a ua air d'indépendance., mai^ c^estun étranger, qui arrive dans un logement qv'il yient de louer. Son œiUe promène de,côté et d'autre , il cbaoge àe place plusieurs foi^ , il çbexiçbe. à.s'aftsnr^ s'il a toutice qu'il a droU de prétendre pour la somme qu'il a payée en entrant. Il cbercbe à. se glisser incognito. Il prend sans hésiter la jpr^mijfcre place qu'on lui offre , et n'en bfCHige plus avant la fis du spectacle. S'il a rbabitude du.théàtrç , il se trouve à son aise une fpis;qi|'il est assis j et sert de cicérone aux provinciaux qui se trouvent près de lui ; mais si c'est la première fois qu'il y vient, il garde un silence modeste , et semble toujours penser que son admission est ;une faveur. »

Mon jeune cousin se préparait à entrier alors daiis le détail de ce qu'il appelle les voies et moyens s »ais j'avais un rendez-votts, et je fu4

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