‹ L'Hermite de Londres: ou, Observations sur les mœurs et usages des Anglais au commencement du (volume 2)Chapitre 32 sur 50 · UNE JOURNEE A LA CAMPAGNE · texte numérisé non relu

UNE JOURNEE A LA CAMPAGNE

Nous avons entendu parler d'im roi qui s'amusait du métier de serrurier, d'un autre qui faisait des boutons , d'un troisième qui brode à ravir ( chose qu'on fait souvent à Ja cour sans avoir besoin d'aiguille ) : ^e crois pourtant que tous ces arts mécaniques ne conviennent pas à un homme bien né , bien moins encore à un prince. La main qui tient le sceptre n'est pas faite pour manier la scie ou le marteau , et il ne faut pas quitter Tépée pour prendre une aiguille et des ciseaux. Laissons aux ouvriers de profession des travaux convenables à leur état et à leur éducation. L'homme que sa naissance élève au dessus d'eux, se rabaisse à leur niveau quand il en fait son amusement , et sort de sa sphère pour entrer dans une autre où. il ne peut trouver aucun honneur.

Il faut avoir l'esprit bien étroit, être bie» embarrassé de l'emploi de son tems, pour manier le rabot ou la lime quand on a devant les yeux le livre de la nature , ce registre des scienr ces ; quand on peut puiser les lumières dans une bibliothèque bien meublée , se rendre utile à jml patrie dans le cabinet ou dans les camps ! J'en demande pardon aux personnes 4e ^uiJité. die loa

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