‹ L'hermite en Écosse, ou, Observations sur les moeurs et usages des ecossais au commencement duChapitre 23 sur 56 · I.E PEBANTTSME. lo · texte numérisé non relu

I.E PEBANTTSME. lo

mon père, cous m'enieniah bén^ commence à prendre de Tâge et à devenir grcmdear ,

DiffieiUs , çueralus ,

comme dit mon auteur favori. A la veille de quitter le théâtre , il ne sait plus compatir aux besoins de ceux qui commencent à s^y montrer; de sorte que j'ai besoin de lever quelque argent ,

Qumrenda pecunia «

et VOUS me rendriez service si vous pouviez m'en procurer. Mais songez à garder mon secret,

AUà menie repostum ,

et ne parlez au vieux brave homme ni de mon emprunt ni de ma Galatëe. »

" M. Greenfield l'assura de sa discréfiai , lui dit qu'il doutait qu'il pût lui fournir de l'argent, et se leva pour s'en aller.

« Vous verrez ce que vous pourrez faire , dit Homer; songez que je puis vous dire avec

vérité :

Bes angusia domi.

» Adieu , iterum , iterutàque pale. »

Ces citations étemelles , ces lambeaux d'érudition de collège, ce jargon affecté, fatiguent ceux qui n'y comprennent rien, et ennuient tous

I06 LE Pfi0ANTI«ME.

les autres. Ce 4éfailt ne se rencoiitre pourtant pas uniquement dans le )euiie pédant sortant du collège frais émoulu ; pn voit .des barbes grises et des tètes chauves qui ne peuvent prononcer une phrase sans y coudre quelques mots latins. On les entendra dire : « Si toutes ces choses marcïxeni pari passa ; cela pourra ^e faire, consideraiis conside tandis ;-k juger in foro conscieniiœ ; raisonnant a priori; examinant Taffaire prima facie ; ce sont similes cum similibus; » et mille autres sottises semblables qui , au lieu d^étre une preuve d'instruction , de f oAt et de discernement; ne JCoat qu'annoncer tuie sotte habitude de débiter quelques phrases usées ,. ramassées dans la poussière de Técole , et que^tout le monde sait par coe^r. Cette afiçctation prend sa source dans le désir de paraître plus instruit qu'on ne Test en effet , ^ passer pour plus savant que ceux ayec lesquels on vit habituellement. C'est celui dont les connaissances sont le plus superficielles qui cherche davantage à en faire parade, et c'est pourquoi la plupart des citations qu'on entend «ont toujours tirées des auteurs qu'on explique 'fi pltts 'communément dans les écoles.

MONUlTfiNT, etc. 107

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