‹ L'hermite en RussieChapitre 10 sur 91 · PONTS · texte numérisé non relu

PONTS

a. De Stroganofskoi.

à. De SamsoniefskoL

e. De VeLaghlnskoii

A De ISovoi-Krestofskoï.

c. De Krestofskoï.

/. De Kamenno4)strofskoï.

g^ De Tioafdihoff*

h. DeTroit9koI.

f. D'Isakiefskoï.

*. De Yoskresenskol

«A/V%V%'«\V«/V« WMfVWViaVk W\/\WV%-Wl/« VM/VV^/Vt^VMVl/VWV^VW^

D'HONFLEUfV A CRONSTADT.

p00r chiU of danger^ nursïiiig ofth* sfrm , Saâ art tht »ù*s that »re$k thy manfy/orm ! Rotks , 00oes , amd tnitds the shaUer*â hark dtlay ; Thy kfmrt is tad , iity koauù /ar mmay.

Tti. CxMvmmhhf PUaiurêso/Hope.

Pinvn eflfant du danger, eevitë par la tempête, Qne da malheurs aaiu nambre «masses sur ta tlle Rochers , «agnas , autans, redoublent ton effroi Ton coenr est désolé , ton pays loi|i de toi.

AuftSaT MOHC^MOMT.

C'E^T*iine grande affaire qu'un voyage à huit cents, lieues de ses pénates. Les deux mois qui précèdent le départ sont un vrai casse^téte ; il faut t>eiiser à tant de choses, surtout lorsqu'on laisse d'errière soi; tn. gentil petit manoir et^Je.

2 7RATKRS£f:;

beaux arbres , qui semblent vous dire : « lurgrat, p(Mir(|ttoi «loos qpîRer? n'êtes -tous idpac plus sâlisfaîl de nos ombrages et de nos fruits? Sur quels autres points de l'univers trouverezvous des bosquets plantes , élevés , «soignés par vous? » Ces douces plaintes, je me les adressais à moi-même ; je sentais parfaitement que j'avais tort , et étendant je partais. Toute la vie de Thommc se renferme dans cette opposition bizarre de-sts sentimens et de sa -conduite : presque toujours il pense mieux qu'il nVigit.

Veut-on connaître la diabolique jouissance de voyager dans un char traîué par des furies , qu'on prenne la diligence de Paris à Rouen. Je mourrai .san^ comprendre cette manîe^ d'aller comme le vent; elle est moderne ainsi que la plupart des maladies morales qui nous dévorent. La rapidité de la course nous affranchitelle des inquiétudes de l'esprit? hélas 1 elles font toujours partie du bagage.

Je débutai par une vive contrariété. On sait qu'après la fièvre des paquets, on compte sur le repos de la voiture. Il y a quelque chose de balsamique dans cette suspetision de soins et de j)récautions , surtout lorsqu'on petft se dire : « ie

TflArV£RS££. 3

n'ai riea oublié. » Mourant de sommeil, déjà ma tète s'inclinait doucement, lorsque je fus attaqué de conversation par le voyageur placé en face de moi : c'était un de ces hommes qui ont tout yn, sans avoir rien appris; il avait le verbe haut , le nez long , et des yeux étineelans de bavardage; son regasd m'apprit qu'il cherchait une victime , et cette vietime , ce fut moi. 11 fallut récouter; il me déroula sa vie entière , en remontant jusqu'aux amitiés et aux haines de coUége; cette vie était un enchaînement de pâles folies et de niaises combinaisons t enfin, c'était relie d'un sgt. Quand il craignait que mon intérêt ne s'évaporât dans le sommeil , il doublait le volume de sa voix, et me serrait les genonx ponr me rappeler à l'ordre. J'étais an supplice; mais cette maudite politesse qui nons garotte étouffiiit* la plainte. Quand nous approchâmes de Rouen , je )• vis s'attrister de notre séparation. En descendant de voiture., je me sentis tendrem^it pressé dans les bras de mon bourreau , qui me dit avec émotion : « Monsieur, je ne pui« Vous quitter qu'avec de vifs regrets. J'ai visité les quatre partie^ dir monde sans^ avoir rencontré ^ un homme plus aimable

que vous. » La flatterie était insoutenable ; car je n'avais pas dit deux mots de suite ; mais j'avais écouté ce bavard avec une patience héroïque : c'est. ce qui me \'alut son admiration.

La singulière chose que ce passage subit de la paix des champs au tumulte d'un voy3ge! Il faut ^e dire le plus gaiment possible , de peur de trop s'affliger, que désormais on est à la merci des sots, des importuns, des fripons et des vaniteux ; de la cupidité des aubergistes , de la maladresse des postillons, et de l'ennui des causeries obligées ; enfin , on ne s'appartient plus ; on s'est jeté volontairement dans un gouffre d'inconvéniens et d'amertumes ; il faut les suibir : c'est l'histoire du pigeon. On a voulu voir,

on verra Mais quel redoutable crescendo^

lorsqu'on se livre aux caprices des vagues! Sauf le postillon, les chevaux et les aubergistes', tout le reste s'embarque avec vous, et Dieu sait ce quHl y a à souffrir des misères du cœur, lorsqu'elles n'ont plus leurs coudées franches, et -qu'elles, se démènent entre ciel et eau sur quelques planches battues par la tempête!

Quant aux périls de la mer, ce n'est qu'un jeu. Parlez-moi de ces gens qui ont l'usage. du

Ttionde , comme ie courtier de marine d^Honflear, personnage bien avisé et trfcs rassurant. Noos parcourions les hautes collines boisëes où s'élève là Cbapelle-de-'Grâce, lorsque nous aperçûmes un mât flottant au milieu des eaux : c'était celui d'un bâtiment échoué sur la c6te ; il devint le texte des discours dB Db le CQUrtier; le vœlà passant en revue to^s les naufrages arriyés depuis Tan 1812. Il parlait devant plusieurs femmes prêtes à s'embarquer,,Je lui faisais de grands yeux , je tirais les basques de son habit, mais rien ne pouvait Farrêter : Monsieur visait à l'effet. Il finit en s'ccriant : <' Ah! la vilaine chose que la mer! vous verfez, vous verrez. » Une des dames qui Técoutaient , furieuse d'avoir peur, lui dit d'tm ton brusque r « Fil Monsieur, et vous en vivez dé cette mer qui fait mourir tant de monde! »

A Dieu ne plaise que je détaille minutieusenient toutes les particularités dç ma traversée : tant de gens ont parlé du DhggerBank , i^s côtes de Juilandl et des îles de Paier-Noster! Fidile à mon plan , je redirai plutôt ces impressions vives dont le souvenir resté toujours , et k» scèn[es diverses qui les produbent. On en

ttoHve à bord d'un vaisseau , malgré la monotonie d'une traversée.

Nous avions quitté le port, et la nuit approchait. Dans ce moment ,'mon ame était livrée à des sensations tout-à-fait désagréables; la curiosité, ce spécifique de la tristesse , était suspendue ; les vagues prenaient une teinte grisâtre , et les phares du Havre n£ nous apparaissaient que comme deux points lumineux égarés dans l'horizon. .Bient6t le navh-e fut ehvaic^pé de ténèbres; il fallut se coucher, s'endormît, faire connaissance avec les cauchemars de mer; et quand le sommeil vous est refusé ; grâce au iLipotage des eaux qui sifflent et bouillonnent k quelques pouces du chevet, l'esprit a beau ien pour se livrer aux idées les plus romantiques , c'est-à-dire les plus noires. Mais le retour de f aurore aux doigts ^e rose et aux teintes gracieuses^ est certainement un des cas prévus par Texcellenj M. ji;:aTs, Comment peindre le charme d'une belle malîhée océanique, et dette magni-r ficence d'un soleil naissant sur une mer sans limites, et ces variations de lumière se réfléchissant dans lés flots légèrement ehfiés par la brise du matin , et le vaisseau qui semble glisser sur

ttii^ tapis d'opales? Plus de teire, plus de France ; un vent favorable nous pousse dans la Manche ; toutes les voiles sont déployée^ hiéme les bonnettes ^ compagnes des beaux jours et dWe navigation sans dangers. Les matelots se reposent , et les passagers , ravis de ce début , assurent 'que rien n'est plus agréable qu'un voyage par mer^ Le capitaine me dit à Toreille : « J^attends ces braves i la première tempête. >» Ëh bien! quelle que soit la beauté de ce tableau , il en est peu*dont les yeux se lassent si vite, surtotâ lorsqu'on voyage en sotte compagnie, avec des inconnus., des non choisis; au bout de huit jours, Taspect des flots n'inspire plus que cette admiration blasée qu'on porte à un magnifique opéra vu dix fois de suite. Louis XV disait : « Toujours de la perdrix rouge ! » les passagers disent : « Toujours Teau et le ciel! » Alors on regrette. la chaise de poste, les grands chemins, la^ variété des paysages, la fraîcheur des bois, le changefnent de chevaux, la ren-^ contre d'une grande ville, le mouvement d'une auberge , les apprêts d'un bon souper et le repos d'un bon lit. On a l'injustice d'oublier les accidens de voiture , les voleurs , la poussière , l'en*

nui de se lever trop matin, les douanes, le^ exhibitions de passeport , etc. , etc. Il semble qu'un voyage \)V terre ne soit qu'un enchaînement de félicités, le tout parce qu'on est shf Teau! Tels sont l'inconséquence et le vague de notre pauVre esprit, plus capricieux et plus fantasque que les vents dont nous "étions le jouet.

Le navire traversé le détroit du Sund comme une flèche rapide , et nous voilà dans le sérieux pays auquel Shakespeare ' emprunta de noires couleurs. Le soir, nous visitâmes un vieux palais des rois de Danemarck : il est situé sur la rive ; son aspect est lugubre ; les ombres d'Hamlet , de Gertrude, et du roi Léar, sont encore errantes dans ces longues salles désertes , où pénètre le mugissement des vagues et des airs; on croit entendre et leurs douleurs et leurs remords. Inspiré par ce lieu, je chausse le cothurne , et, sous la voûte de la poterne ^ je déclame quelques vers tragiques. Du Danen^rck ye saute en Ecosse, et je .fais entendre les terribles vers de Ducis;-mais à cet hémistiche : « Il avait bien du sang! » tout nion auditoire part d'un éjclat de rire , et noi^ retombons dans le comi^. Il

TRAyEB.SEK. 9

n>ât donné qu'aux Anglais de comprendre tout le mérite d'un vers aussi sanglant.

Mais, nous quittons Elseneur pour eniret dans la raer Baltique : ce voyage a cela de piquant , que chaque semaine on fait connaissance avec une mernouvelle. ^

. - Un 4çs plus beaux spectacles dont puissent jouir les amateurs, c^est celui d'un orage, quoiqu'il soit acheté par de légers frissonnemens ; mais que de gens préfèrent la crainte à l'ennui! Quelques coups de tonnerre loîniaîn furent Foiiverlure d^ lafiièce ; le capitaine me dit : « L'action sera c&aude, mais courte. » Tout Uéquipuge, lès yeux attachés. sur son chef, attendait ses ordres en silence, et le chef attendait ceux de la tempête. Du côté nord-ouest , l'horizon était envahi par un amoncellement de nuages livides ; à quelques toises de bâbord et de tribord, la foudre sillonnait l'air et s'abimait dans les flots soulevés ; bientôt les nuages se déchirent avec fracas , et , fondant en pluie , ils offrent l'image d'une 'cataracte de la longueur de trois milles qui toAiberait perpendiculairement dans la mer.. Caché derrière ces nappes d'eau, le soleil les éclaire tout à coup de ses teintes cainii^

lO ÏRAVERSIÉE.

néas^ et à la cataracte succède une chute de feu ; tout s'embrase , iout s'agite autour du frêle 03quif ;*les eaux présentent tour à tour de profonds abîmes ou de hautes montagnes.

3îais le navire sort victorieux de cette lutte avec trois élémens en furie ; déjà les vents et hi foudre se taisent , et nos mâts se pavoisent des nuances de ieux arcs-en-ciel ; la mer redevient immobile ; nous voguons à peine : une demi-

• heure a suffi pour le développement et la fin de cette scène, peutêtre la plus imposante qui puisse frapper les regards.

J'ai oublié le nom de ce peuple grec ch^a lequel on souhaitait k un ennemi mortel de vivlte en mauvaise compagnie. J'ignore si un ennemi que je n'ai pas rbonrieur de connaître fit ce souhait en ma fa#ur; hélas! jamais vœu ne .fiit mieux exaucé. Au bout de huit jours d'intimité , la division s'était glissée dans tout Téquipage;

. les matelots conspiraient sourdement contre le capitaine , qui s'irritait contre le second; celui-ci battait le mousse ^ qui se vengeait sur le marmiton appelé cuisinier. Quant aux passagers, c'étaient (]ts haines , des disputes misérables pour

' quelques sous perdus à l'écarté , ou pour des

aîlès de poulet trop souvent choisies par le m^e amateifr, et€^, etc. : rien de plus insouteif ablé que ces altercations , aussi puérile^ que grossières.

L'abbé Delille avait trouvé dans un de ses vdyages les niémes amf^tumes ; il semble les indiquer daàs son poëme de VlmagineUion:

Sur ce vaste élément^ d*abord Tame enhardie Se croil inde'pendante et se sent agrandie ; IJ semble qu'étendant son roi îlKmité, ' Dieu niéin« i^aas<M:ie à sonT immensité. Maïs, hëlas! le bonheur demande peu d^espace : . De ce désert, enfin,. Thomme bientôt se lasse; ■ Solitaire à Taspect de Timmense horizon , Bientôt dans son navire il croit voir sa prison.. Ses tristes compagnons qui laingnissent eosembUi , « Ce n'est point le penchant, le choix qui lesTasseroble ; Leur ennui muluel redouble son ennui ; Il habite auprès d'eux, et vit seul avec lui.

Frappé de l'à-rproptis ^ je firai à part les passagers lès plus insociâbles/et je leur lus ces vers; mais je a'y gagnai rien, nu! ne se reconnut ; tous s'écrièrent : « Ma foi , l'auteur à bien raison; c'est quelque cltose d'affreux que* de se trouver dah& cette baraque avec des' gens qui s'ennuient et qui ont de 1 >huAieor. *u

Je ne puis me rendre compte de cette ani' madversion des Français lesims poUr les autCM-: lorsqiï'ils quittent le sol natale ils deviennent envieux, tracassîers^ dénigrans, railleurs^ m&Iveillans, en un mot, tont-à-fait insociables. Mais , de même que la fiètre , leiff humeur a ses intermittences. Par exemple , sur le navire ^ éûe suivait àssezf exactement les variations de l'at-^ mosphère ; un bon vent , une marche rapide , • faisaient l'office d^un j,uge de paix : il y avait trêve; mais survenait-il une bourasque, on se querellait, et ce tapage devenait plus assourdissant que celyi des vagues et de la manœuvre.

Un jour , où le calme le plus parfait succédait aux tourmentes , les passagers s* avisèrent de jouer la comédie. Le répertoire de cette troupe étant très-bômé, on choisit ie Désespoir de Jo^ crisse; mais , comme on n'avait pas la 'pièee, il fut convenu que chacun improviserait son rMe. - La veste rouge d'un matelot , la permque rousse du pilote , et une longue queue en cor de chasse , composèrent un Jocrisse; <m habilla 1e mousse en femmo;, et Tèn tira de vieilles voiles du magasin [wur établir les coulisses , ainsi qite la toile de fond.* En moins d'une heiare , on avait

TRAVERSÉE. f l3

forme unç troupe, distribue les rôle», constmil UH théâtre ,, et placéle public,.

Une pedte demoiselle , d'uire trentaine d'aiv- . nées , consentit à se laisser placer sur une escarpolette , et Jociisse la balançait si violemment, qu'elle dépassait le bastingage de huit à dix pieds, ce qui devenait effrayant; mais 1» feiine personne , loin de partaglir nos craintes ,. chantait ses couplets d'une voi!R:ès'juste , tout en sMlançant hors du navire. Au moment le plus attachant de la pièce, notre bâtiment se croisa avec un brick hollandais , ayai^t à bord nombre de passagers. Quand nous fûmes en lace, et tout près de cette, nombreuse compagnie , Jocrisse grimpa lestement sur un hunier> et , saluant le brick , il dit à très-haute voix : « Messieurs , si vous voulez virer de bord , nous , aurçns rhonneur de vous -donner une première représentation de Jocrisse naçigateur, farce en > un acte, méfiée de balançoires et autres divertissemens.^ >»

Jamais peut-être la mer n'offrit un contraste plus saillant : d'une part, les Hollandais, graven(pnt assis sur. leurs bancs, et dans jine pai> faite inarmobiUté , fumant leurs pipes en silence ; de l'autre , lès Français , ^oteéquement tra-

l4 • TRÀVERS1EE.

vestis j riant et chantant à tue-téte dans les solitudes de la Baltique. Les sérieux Batàves se . dirent probablement : « Voilà des fous , » pendant que nous disions d'eux : <( Voilà des gens bien ennuyës, et certainement bien ennuyeux. » Trois jours après , nous fîmes encore une rencontre extraordinaire . Vers le soir, d'épais brouillards nous enyeMppaient ; on ne distinguait rien à dix pas du name: Un ies passagers déclamait, d'ufie voix de Stentor, le dialogue d^ Achille et d'Agâhoiemnon. Après ce vers': ; .

Pourquoi le demander, puisque vous le savez F

une voix éclatante s'élève du sein des eaux , et nous entendons :

Pourquoi je le demande l 6 cîel ! le puis-je croire ♦ Qu'on veuille des fureurs avouer la plus noire.! •

A chaque vers, la voix s'affaiblissait, puis il n'arriva que des sons confus , et le silence suocéda aux accens de l'Achille mystérieux. Cet hommage rendu à Racine , sur im théâtre si mobile, et au milieu d'épais brouillards, me causa une sensation à la fois délicieuse et co* mique. ,

Lorsque des brumes épaisses couvrent la mer, la rencontre de. deux vaisseaux n^est pas tou-

TRAVERSÉE. • i5

jours aussi divertissante; souvent ils se heurtent , et il est fort rare que tun de^ deux ne sombre pas aussitôt , tandis que l'autre éprouve de fortes avaries. Dans la partie nord de TOcéah-Oriental , où ces événemens sont fréquens pap les. tems brumeux, on met un matelot en sentinelle sur Vacant , et la cloche , ou le tambour, avertissent les passans. Ces petits détails que nous donna le capitaine nous firent connaître une des .délices de la navigation sur laquelle nous n'avions pas compté. Quant à ntbi , si Ton, veut que je parle franchement , je dirai qu'il est bon de faire un voyage par mer, mais qu'il est bon ile s'en tenir à cette première expérience*

l6 UN^OIS DE MISANTHROPIE.

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