LE PREMIER JOUR DE L'AK
est tendue , plafonnée et lambrissée en tiibes de verre de la grosseur des tuyaux de baromètre. Ils sont liés les uns aux autres par des fils d'ai>gent très-minces ; ces tubes empruntent mille formes diverses. Les ceintres et coraiobes , les murs, les lustres, tout est.artistement figuré, et buit mille lampions , masqués par ces nattes transparentes , inoqdent de lumières Tétonnante décoration. Les cascades et nappes d^eau ^ont représentées par des franges d'argent, au des*sus desquelles les tubes de verre se balancent et ondulent sans, cesse* LMllusion n'est pas^ moins parfaite pour les paysages placés derrière ces murs diaphanes : un vert éclatant et les nuances de mille .fleurs ressort en t. à travers le voile -lumineux qui les enveloppe; c'est de ces bosquets que partent les* sons de la musique des cors. Les lustres, formés de ces méme^ tubes, resr seinblent à des^laçons suspendus aux parois d'us rocher que frappe les rayons du soleil. Le seul posage de cette innombrable verrerie coûte dix mille roubles , et dut e six semaines.
Il est bizarre de débuter par le tableau qui termine la. soirée; mais j'étais si plçin de lumières y qu'il m'a semblé impossible de ne point commencer par la fin«