MONSIEUR LE DUC
Si Je me confvmuÉÊ^tao tuages du Jour, je ugne-rais, et ma dêâkace^^xU-fatie : tel est le bor^plaimr de la mode. £% qwd! déesse fiaUoâque, passeakmetU quelques lignes entre le nom de l^coitewr et le nom de celui auquel il dédie ses œmres I Du blanc et des points , c'est bien peu; aussi les malins disent-ils que les sentimens sont absens de Vame comme du papier, et qu'on ne parle plus à certaines gens de leur mérite, par une rmson assez naturelle, c'est qu'ils n'en ont
pfdnt Ainsi, les réticences tranchent admirahlemené la âifficidté. Fort heureusement- je n *ai rien à trancher deQûnt le nom' historique que je place en tête de mon ouvrage; aux souvenirs briBans du passé je puis joindre des talens, des services -et des vertus présentes. Je me déclare donc rebelle auon usages reçus; Us nVréteront ni mon cœur ni ma plume : eUe sera moins louangeuse que vraie. Il ne faut point, par la prétention d'être simple, se montrer sec et froid. Que diraient de mon silence les habitons de deucc grandes provinces qui conservent à leur ancien administrateurreconnaissance et vénération ; que penserait la cham-bre héréditaire, dont les suffrages entourent le noble collègue qui frit souvent l'hééHe rapporteur de ses truiHiuxF Et vous, aimable Tifnoléon, qui voulez suivre des traces si chères, me par^nneriez-vous de n*affoir poiift troM les touchantes vertus du père de frxmïUe , après avoir rendu hommage à celles de Phomme public? Non, Monsieur le Bue, en vous dédiant mon ouvrage,- il m'était impossibleÉÊ^^acrifier à la mode ; j*aime encore mieux contrari^^otre modestie en parkaU, que de déplaire à tout le monde en me taisant.
Je suis avec un respectueux dévouement. Monsieur le Bue,
Voire très-humble et Irès-obéîssanl serviteur ,
E. DUPRÉ DE SAINTMAURE.